JF LETENNEUR LIVRES RARES Archives - inBiblio
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JF LETENNEUR LIVRES RARES

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Topographia Galliae dat ist Een Algemeene en naeukeurige Lant en Plaets-beschrijvinghe van het Machtige Koninckrijk Vranckryck.

MERIAN (Matthaeus), ZEILLER (Martin) 4 vol. in-folio (325 x 215 mm.) de: I. [4] ff. (t.gr., t., intro.), 374 pp., [4] ff. (table); II.[2] ff. (t. gr., t.), 184 pp., [2] ff. (table); III. , [2] ff. (t. gr., t.), 420 pp., [3] ff. (table); IV. .[2] ff. (t. gr., t.), 473 pp., [7] pp. (table) et 325 planches gravées de vues et plans de villes et cartes, dont 20 cartes ( 2 dépliantes et 18 sur double-page), 260 vues et plans de villes (14 dépliantes et 210 sur double-page). Plein vélin d’époque, titrages calligraphiés à l’encre brune sur les dos. Ensemble trés frais. Première édition en néerlandais du citybook le plus complet du XVIIe siècle sur la France, édité en allemand, en latin et en néerlandais. Apparemment plus rare que l’édition allemande de 1655-1661, et moins sujet au brunissement fréquent du papier de cette édition. L’ensemble des 4 volumes comporte 325 planches gravées de vues et plans de villes et cartes, dont 20 cartes, ainsi que 260 vues et plans de villes. Bel exemplaire de cette édition néerlandaise qui ne possède pas de bibliographie certifiée pour cette édition néerlandaise. 4 vol. in-folio. Engraved additional titles, 325 engraved views, town plans and maps, comprising: 20 maps (2 folding, 18 double-page), 260 town views and plans (14 folding, 210 double-page). Contemp. vellum. First Dutch edition of the most comprehensive citybook of the seventeenth century on France, edited in German, Latin and Dutch. Apparently rarer than the German edition of 1655-1661, and less subject to the frequent browning of this edition’s paper. All 4 volumes include 325 engraved boards of views and maps of cities and maps, including 20 maps, as well as 260 views and city maps. Fine copy.
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Leçons élémentaires d’Astronomie Geométrique et Physique.

LACAILLE (Nicholas Louis de). 1 vol in-8° (195 x 123 mm) de: VI pp., [1] ff., 415 pp., 9 planches dépliantes in fine. Demi vélin de ré-emploi, plats recouverts de papier à la colle rouge et bleu, dos à nerfs, titre de maroquin rouge. Nouvelle édition corrigée et augmentée (EO : 1746). La Caille est surtout connu pour son travail astronomique et sur les es étoiles, il est particulièrement célèbre pour la précision de ses calculs mathématiques. Alors qu’il était en Afrique du Sud, il a cartographié les positions de près de 10 000 étoiles, les classant en fonction de leur luminosité. Il a également ajouté de nouvelles constellations et complété un levé de terrain de l’Arc de Méridien au Cap. Les mesures précédentes de l’arc Nord-Sud de la Terre avaient été effectuées dans l’hémisphère nord mais pas dans l’hémisphère sud. L’œuvre de La Caille a montré à tort que la Terre était en forme de poire au lieu de ronde. L’erreur fut corrigée plus tard par Maclear. (Voir Quérard IV, page 383). 1 vol in-8°. 9 engraved folding plates, woodcut head- and tail-pieces and initials. (Some browning and a few pale stains.) Contemporary vellum-backed boards. Provenance: P.C.A. Cuyrol, Avocat de Beziers (bookplate). New revised, corrected and enlarged edition, after the first of 1746. La Caille is best known for his astronomical work and star charts, and is especially renowned for his mathematical precision. While in South Africa he charted the positions of almost 10,000 stars, grading them according to brightness. He also added new constellations and completed a land survey of the Arc of Meridian at Cape Town. Previous measurements of the North-South arc of the Earth had been completed in the Northern Hemisphere but not in the Southern Hemisphere. La Caille’s survey mistakenly showed the Earth to be pear shaped instead of round. The mistake was later corrected by Maclear. (See Quérard IV, p. 383).
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Fath al-Rahmani fi dhikr al-Salat ali Ashraf al-Khalayeq al-Ensani.

ARABIC MANUSCRIPT] SHEIK AL-SHAFEI AL-ARRARI. 1 vol in-4° (240 x 175 cm) de : [69] ff. dont [136] pp. manuscrites et [2] pp. portant des inscriptions. Texte calligraphié à l’criture cursive à l’encre rouge, noire et or dans un encadrement de doubles filets rouges, frontispice sur double page avec texte en noir sur fonds rouge et encadrements mosaîqué, 4 bandeaux enentéte de chapitres. Reliure à rabat d’époque en maroquin rouge estampé, à mandorle polylobée à écoinçons, garnie d’un cyprès sur un fond tapissé de fleurs, dos lisse muet. Manuscrit sur papier en arabe, rédigé en écriture cursive, titré " Fath al-Rahmani fi dhikr al-Salat ali Ashraf al-Khalayeq al-Ensani ", œuvre de Abi Abdallah Hashim ibn Abdelaziz al-Qaderi. La reliure et le papier permettent de situer la rédaction du présent manuscrit à la seconde moitié du xviii éme siècle. La calligraphie cursive employée par le scripte est très soignée et exécutée avec trois encres : noire, rouge et or, cette dernière teinte ayant viré au vert avec le temps. L’ouvrage se divise en six chapitres, de 15, 21 et 23 ligne, sur la vertu de la prière sur le Prophète Mohammad. Les titres de chaque chapitre sont écrits à l’encre rouge ou or, suivis de la « Bismillah » ( phrase placée au commencement des sourates du Coran, signifiant « Au nom de Dieu ») dans une calligraphie plus grande. Le manuscrit commence par les quatre dernières sourates du Coran, les Amsa al-Hôsnat, suivis par une introduction et une prière. Un superbe frontispice sur double page orne les pages 5 et 6, exécuté à l’encre noire sur fond rouge dans des cadres polychromes. Celui de droite, orné de cinq arcatures dans les marges, donne le nom d’Allah, le Prophète et ses quatre califes ; celui de gauche indique le nom du manuscrit et son auteur " Abi Abdallah Hashim ibn Abdelaziz al-Mohammadi al-Shafei ". Le premier colophon donnant la fin du premier chapitre, est calligraphié à l’encre rouge dans un bandeau. Les trois autres colophons, exécutés en triangle dentelé, annoncent la fin de chaque chapitre et reprennent le nom de l’auteur. Le Texte se termine par le poéme « Qasida », à la gloire du Prophète. L’analyse du document et l’emploi du terme "Shafei" fait penser que son auteur était probablement un des imams de l’école de jurisprudence de l’islam sunnite « Shafiisme », l’une des quatre écoles (madhhab) de jurisprudence de l’islam sunnite, fondée sur l’enseignement de l’imam Al-Chafii (767-820) et de ses disciples. Ce « madhhab » est répandu au Yemen, en Corne de l’Afrique (Djibouti, Érythée, Éthiopie et Somalie), au Kurdistan, et en Égypte. 1 vol. in-4 °. [136] pp. Calligraphic text with cursive writing in red ink, black and gold in a frame of double red nets, frontispiece on double p., 4 banners. Comtemp. stamped red morocco binding. Arabic manuscript on paper, written in cursive script, titled "Fath al-Rahmani fi dhikr al-Salat ali Ashraf al-Khalayeq al-Ensani", work due to Abi Abdallah Hashim ibn Abdelaziz al-Qaderi. Binding and paper make it possible to date this manuscript of the second half of the eighteenth century. The cursive calligraphy used by the script is very neat and finely executed, with three inks: black, red and gold, the last shade having turned green with time. The book is divided into six chapters, of 15, 21 and 23 lines, on the virtue of the prayer on the Prophet Mohammad. The titles of each chapter are written in red ink or gold, followed by the "Bismillah" (sentence placed at the beginning of the suras of the Koran, meaning "In the name of God") in a larger calligraphy. The manuscript begins with the last four suras of the Qur’an, the Amsa al-Hsnat, followed by an introduction and a prayer. A superb frontispiece on double page adorns pages 5 and 6, executed in black ink on a red background in polychrome frames. The one on the right, decorated with five arches in the margins, gives the name of Allah, the Prophet and his four caliphs; the one on the left indicates the name of the manuscript and its author "Abi Abdallah Hashim ibn Abdulaziz al-Mohammadi al-Shafei". The first colophon, giving the end of the first chapter, is calligraphed in red ink in a banner. The other three colophons, executed in a serrated triangle, announce the end of each chapter and repeat the name of the author. The text ends with the poem "Qasida", to the glory of the Prophet. The analysis of the document and the use of the term "Shafei" suggests that its author was probably one of the imams of the school of jurisprudence of Sunni Islam "Shafiism", one of four schools (madhhab) of jurisprudence of Sunni Islam, based on the teaching of Imam Al-Shafii (767-820) and his followers. This "madhhab" is widespread in Yemen, in the Horn of Africa (Djibouti, Eritrea, Ethiopia and Somalia), in the Kurdistan and Egypt.
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Aline et Valcour, ou le roman philosophique. Ecrit à la Bastille un an avant la Révolution de France. Orné de seize gravures.

SADE (Donatien Alphonse François, de) 8 tomes reliés en 4 vol. in 16° (152 x 111mm) de: I: XIV, 315 pp. (erreurs de pagination), 4 gravures; II: [3] ff. (fx-titre, titre et 1 gravure), 503 pp., 4 gravures; III: 575 pp., 4 gravures; IV: [2] ff., 205 – 374 pp., 204 pp. (8è partie reliéé avant la 7ème), 2 gravures. Soit un total de 15 gravures ( comme dans la plupart des exemplaires, la planche libre du tome III n’est pas présente). Cartonnages anciens recouverts de papier à la colle, dos lisses avec etiquettes de titrage imprimées. (traces de mouillures brunes au vol.1 avec quelques restaurations de papier en marge inférieur du premier cahier, exemplaire non rogné, à toutes marges). Edition originale de l’un des ouvrage les plus célèbre du marquis de Sade (1740-1814), parut pendant la révolution. Homme de lettres, romancier, philosophe et homme politique français, longtemps voué à l’anathème en raison de la part accordée dans son œuvre à l’érotisme et à la pornographie, associé à des actes de violence et de cruauté, le « divin marquis » aura légué à la postérité les mots dérivés de son nom. L’expression d’un athéisme anticlérical virulent est l’un des thèmes les plus récurrents de ses écrits et la cause de leurs mises à l’index. A son grand regret, Seules ses ouvres érotiques seront publiées et anonymement, ainsi ses autres œuvres littéraires, dont des pièces de théâtre, resteront de son vivant à l’état de manuscrit. Sade a écrit cette « Aline et Valcour » de 1786 à 1789, alors qu’il était incarcéré à la Bastille. Ce roman est le premier de ses ouvrages à avoir été publiés sous son vrai nom. Le roman paraitra finalement en 1795, au prix de la persévérance de son auteur et modifié au gré des événements qu’on pourrait définir, dans le cas de Sade, comme le désir de plaire à un public en satisfaisant par ses corrections les autorités. Exemplaire de l’émission C, avec la mention de «Seize gravures» sur le titre. Il existe théoriquement trois éditions, mais qui proviennent du même tirage, commencé en 1791, interrompu en 1794 par le meurtre légal de Girouard, repris et achevé en 1795. Ces trois éditions – ou plutôt, pseudo-éditions, pour être le mélange de feuilles imprimées au cours de quatre années – ne diffèrent entre elles que par le contenu des pages de titre et par l’indication du nombre des eaux-fortes qui, de quatorze dans les éditions A et B, passent à seize dans l’édition C». (Lély. Vie du marquis de Sade. Paris, 1989, p. 589.) E Exemplaire à toutes marges, non rogné. 1 vol in-16°. 15 engr. Contemp. cardboard bind. First edition of one of the most famous work of the Marquis de Sade (1740-1814), appeared during the revolution. Novelist, writer, philosopher and French politician, Donatien Alphonse François, marquis de Sade, has his name associate to eroticism and pornography, and acts of violence and cruelty, that have bequeathed to posterity the words derived from his name. To his great regret, only his erotic works will be published and anonymously, so his other literary works, including plays, will remain in his lifetime as a manuscripts. Sade wrote this "Aline and Valcour" from 1786 to 1789, while he was incarcerated in the Bastille. This novel is the first of his works to have been published under his real name. The novel finally appeared in 1795, after a long perseverance of its author and modified according to the events that one could define, in the case of Sade, as the desire to please an audience by satisfying by his corrections the authorities. Copy of issue "C", with the mention of "Sixteen engravings" on the title, untrimmed, with 15 engravings (Missing as often the erotic plate).
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Le géographe manuel, Contenant la description de tous les pays du monde, leurs qualités, leur climat, le caractère de leurs habitants, leurs villes capitales, avec leurs distances de Paris, & des routes qui y mènent, tant par terre que par mer; les changes & les monnaies des principales places de l’Europe, en correspondance avec Paris; la manière de tenir les écritures de chaque nation de l’Europe, &c par l’abbé EXPILLY, ci-devant secrétaire d’Ambassade de sa Majesté Sicilienne, & ensuite examinateur & auditeur Général de l’Evêché de Sagone troisième édition.

EXPILLY (Jean Joseph). 1 vol in-12° (123 x 70 mm.) de : [5] ff (faux titre, titre, préface et approbation) ; 438 pp. ; [2] ff. Plein veau d’époque, dos lisse orné, titre de maroquin fauve. Provenance: Madame Ranville (signature). (coiffes et coins discrètement restaurés). Troisième édition de ce géographe manuel très complet sur tous les pays du monde par Jean-Joseph Explilly (1719-1793). Ecclésiastique français, auteurs de plusieurs ouvrages historiques et géographiques, l’abbé Expilly fut secrétaire d’ambassade du roi de Sicile, examinateur et auditeur général de l’évêché de Sagona en Corse ainsi que chanoine trésorier du chapitre de Sainte-Marthe de Tarascon. C’est à l’issue de ses voyages en Europe qu’il recueille de nombreuses observations sur les pays qu’il visite, et qu’il en tire des ouvrages qui étaient encore estimés au XIXe siècle pour leurs détails sur le climat, les mœurs, la population et la vie politique des différents pays. Bel exemplaire de cet ouvrage de référence sur les différences géographiques mais aussi culturelles de tous les pays du globe. 1 vol in-12°. Contemp. calf. Third edition of this very complete manual of geography on all countries of the world by Jean-Joseph Explilly (1719-1793). French priest, author of several historical and geographical works, the Abbe Expilly was Secretary of Embassy of the King of Sicily, examiner and auditor general of the bishopric of Sagona in Corsica and canon treasurer of the chapter of St. Martha of Tarascon. It is after his travels in Europe that he receives many observations on the countries he visited, and draws from them works that were still estimated in the nineteenth century for their details on the climate, manners, the population and the political life of the different countries. Fine copy of this reference book on the geographical and cultural differences of all the countries of the globe.
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Palestine et Syrie.

PHOTO ALBUM / MEEDLE EAST] - BONFILS (Félix) / AMERICAN COLONY JERUSALEM. 1 vol. in-folio oblong (287 x 380 mm) de : 83 photographies numérotées au crayon sur [75] pp. De format divers (la plupart 280 par 220 mm., et 1 panoramade 1 000 x 188 mm.). Demi-chagrin à coins d’époque, dos à nerfs muet, titre à l’or sur le premier plat avec date et initiales "L.T." Palestine & Syrie ". (taches, défauts d’usage aux coins et aux coiffes). Album constitué de 83 photographies, dont environ 51 signées par Felix Bonfils (1831 – 1885) fut d’abord relieur à Saint-Hippolyte-du –Fort avant de s’installer à Beyrouth ou il fonde son atelier photographique en 1867. Il produit alors une iconographie extrêmement importante pour l’histoire de L’Egypte et tout le Moyen-Orient. Ses œuvres devinrent célèbres grâce aux touristes qui rapportaient ses photos en souvenir. 5 photos sont signées « American Colony Jérusalem », 1 par A. Gherardi (datée 1897), et 26 sont sans signature. 6 ont été colorisées à l’aquarelle. Tous ces tirages sur papier albuminé sont contrecollés sur des feuillets de carton fort. Ils sont au format 280 x 220 mm pour la plupart, et quelques-uns sont de plus petit format, avec légendes dans la photo ou manuscrite. En outre : 1 panorama, et 1 photo non collée représentant un groupe de voyageurs titrée Phocylides et datée 1905 au dos. L’album comporte des vues de Jérusalem, scènes de prières collectives, scènes de rues animées, Bethléem, Nazareth, Jaffa, la Syrie, de portraits de locaux en costumes, métiers, bédouins, quelques clichés de Malte in fine dont un spectaculaire panoramique dépliant du port d’un mètre de large. Emouvante iconographie du moyen orient de la fin du 19éme siècle. Provenance : Bibliothèque du Capitaine au long cours, cap-hornier Louis Lacroix 1877-1958), historien de la marine et auteur de nombreux ouvrages consacrés principalement à l’ère des grands voiliers. (Liste compléte des photos sur demande) 1 vol. oblong folio. 83 photographs. Mostly 280 by 220 mm.; 1 panorama 1 000 x 188 mm. 51 photos signed by Felix Bonfils (1831 – 1885), who founded his photographic workshop in Beirut in 1867. He then produced an extremely important iconography for the history of Egypt and the whole Middle East. His works became famous because of the tourists who brought home his photos as souvenirs. 5 photos are signed "American Colony Jerusalem", 1 by A. Gherardi (dated 1897), and 26 are unsigned. 6 were colorized with watercolors. All these prints on albumen paper are laminated on sheets of strong cardboard. With captions in the photo or handwritten. Also include: 1 large panorama. The album features views of Jerusalem, collective prayer scenes, animated street scenes, Bethlehem, Nazareth, Jaffa, Syria, portraits of locals in costumes, crafts, Bedouins, some snapshots of Malta in including a spectacular panoramic photo of the harbor of one meter wide. Scarce iconography of the Middle East at the end of the 19th century. Provenance: Library of the Captain Louis Lacroix (1877-1958), naval historian and author of many books devoted mainly to the era of tall ships. (Full list of photos on request)
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Ost- und West-Indischer wie auch Sinesischer Lust- und Stats-Garten.

FRANCISCI (Erasmus). 3 parties reliées en 2 vol. in-folio (318 x 202 mm de: [20] ff. (frontispice gravé, titre en rouge et noir, armes de Leopold I gravées par C.N. Schurtz, dédicace, liste des auteur), 1762 pp., [18] ff. (tables) et 65 gravures à pleine page numérotées de 1 à 63, avec les planches 45 et 47 doublées ( titre et feuillet de dédicace rognés courts, petite découpe comblée dans la marge du titre). Reliure à paneaux mosaïqués d’époque, dos à nerfs orné, titres de maroquin rouge, tranches marbrées ( dos restauré avec dos ancien conservé). Edition originale de cet ouvrage du à Erasmus Francisci ( Lübeck 1627, Nuremberg 1694). Polymath, il est surtout connu pour sa collection infatigable de toutes sortes de folklore, d’histoire naturelle et d’ethnographie; ses études massives, souvent publiées sous des pseudonymes de société, ont été des best-sellers dans l’Europe du XVIIe siècle. Il est considéré comme l’une des personnalités les plus influentes de la période baroque allemande. Dans son présent ouvrage, les descriptions d’histoire naturelle sont entrecoupées de réflexions ethnographiques, de conseils homéopathiques sur les médecines traditionnelles et d’histoire de l’exploration et de l’expansion européennes, à la fois réelles et fabuleuses. Les trois livres de ce vaste ouvrage traitent de l’histoire naturelle, des coutumes et des curiosités des Indes orientales et occidentales et les Amériques, avec beaucoup de détails très curieux, dont une spéculation sur un combat entre un tigre et un dragon, l’anatomie des sirènes et les tortues volantes de Chine. L’iconographie de l’ouvrage présente des sujets multiples, beaucoup sont consacrées à la botanique. Avec une somptueuse série de planches détaillées, dont deux vues de Batavia (fondée en 1623), montrant le port rempli de jonques et divers navires. Bel exemplaire. 3 parts in two vol. folio. Engr. title and engraved coat-of-arms by C.N. Schurtz, 65 full-page engr. pl. title printed in red and black. 17th-century paneled calf gilt (rebacked preserving original spine panels). First edition of this work by Erasmus Francisci (Lübeck 1627, Nuremberg 1694). Polymath, he is best known for his indefatigable collection of all kinds of folklore, natural history and ethnography. His massive studies, often published under pseudonyms of society, were best-sellers in the seventeenth century Europe. He is considered one of the most influential personalities of the German Baroque period. In his present work, descriptions of natural history are interspersed with ethnographic reflections, homeopathic advice on traditional medicine and history of European exploration and expansion, both real and fabulous. The three books of this vast work deal with the natural history, customs and curiosities of the East and West Indies and the Americas, with many very curious details, including a speculation about a fight between a tiger and a dragon, the Anatomy of the sirens and flying turtles from China. The iconography presents multiple subjects, many devoted to botany. With a sumptuous series of detailed planks, including two views of Batavia (founded in 1623), showing the harbor filled with junks and various ships. Fine copy.
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A complete and authentic detail of the several debates in the House of Commons, on the East-India Bill, on Thursday the 27th of November, on Monday the 1st of December, and on Monday, the 8 th of December. Together with authentic copies of the two East-India Bills [.] Together with Authentic copies of the two east India bills; the arguments of Counsel against one of them ; the several papers, containing a true statement of the Company’s affairs ; lists of the divisions, of the absentees, and of those who retired before the divisions commenced [From November 1783 to March 1784].

BRITISH EAST-INDIA COMPANY]. 6 vol. in-8° ( 213 x 130 mm.) de: I: [1] ff., ii, 282 + 22 pp. reliées entre les p 102 et 103 ("List of the Members": numérotées 103* à 122*) , 38 pp.; II: [2] ff., iii, [1 bl.], 212 pp., [1] ff., 7 pp. ( "List of Members" num 109* à 122*), 101, [1] pp.; III: [1] ff., ii, 234 pp.; IV:[2] ff., 267, [1 bl.] pp.; V: [3] ff., ii, 330 pp.; VI: [4] ff., 370, 15, [1] pp. (Annotation signée, à l’encre brune, sur la p. de garde du vol 1, rares salissures ou taches, sinon frais). Pleine basane fauve ép, dos lisses orné de filets dorés, titres de maroquin rouge, roulette dorée sur les coupes. (épidermures, petits défauts d’usage.) Rare série complète des débats tenus à la Chambre des Communes et à celle des Lords de novembre 1783 à Mars 1984 concernant cette compagnie. A l’époque, les britanniques viennent de perdre une partie de leurs colonies Nord Américaines, ainsi, l’activité de la « East India Company » devient un enjeu stratégique accru pour le commerce de l’empire. Ces volumes contiennent d’importantes informations sur les affaires de cette compagnie, ses comptes, son volume d’affaire L’ancien propriétaire de l’exemplaire mentionne en outre (inscription à l’encre en page de garde du vol 1) le style remarquable de l’éloquence Britannique des orateurs de la chambre dont il site quelques noms : « Fox, Whitbread, Kenyon, Pitt, Jenkinson, Mansfield, Grenville Bel exemplaire, frais, conservé dans sa reliure d’origine. 6 vol. in-8°. Comtemp. calf. Rare complete set of debates held in the House of Commons and the Lords from November 1783 to March 1984 about this company. At the time, the British have lost part of their North American colonies, so the activity of the "East" India Company " becomes an increased strategic stake for the empire’s trade. These volumes contain important information on the business of this company, its accounts, its volume of business . The former owner of the copy mentions in addition (inscription in ink on cover page of the flight 1) the style remarkable of the British eloquence of the speakers of the room of which he names some names: "Fox, Whitbread, Kenyon, Pitt, Jenkinson, Mansfield, Grenville . Fine copy, fresh, preserved in its original binding.
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Histoire de France depuis 420 jusqu’à nos jours.

SAINTE-CROIX (Melanie de) 1 vol in-folio oblong de: [5] ff. (faux titre, titre, [1] f. blanc, titre de partie et 1 carte) ; 82 pp. (dont 4 pp. de titre de partie) ; [1] f. (carte entre p.14 et p.15) ; [3] ff. (2 cartes et table). Un total de 9 pages de titre et de table calligraphiées dont 7 enluminées en couleur à l’aquarelle et 2 à l’or. De nombreux titres de sous-parties calligraphiés dans le texte et 4 cartes manuscrites légèrement colorisées avec titres calligraphiés. Encadrement du texte manuscrit à l’encre noir. Demi basane d’époque, toile verte sur les plats. Superbe album entièrement calligraphié en couleur relatant l’histoire de France entre 120 et 1870. L’auteur de ce travail nunutieux, Melanie de Sainte-Croix, retrace les différentes dynasties et rois qui se sont succédées pendant cette période : « Pharamond », « Clodion Le Chevelu », « Mérovée », « Childéric I », « Clovis », « Childebert I », « Clotaire I », « Caribert », « Chilpéric I », « Clotaire II », « Dagobert I », « Clovis II », « Clotaire III », « Childéric II », « Thierry I », « Clovis III », « Childebert II », « Dagobert II », « Chilpéric II », « Thierry II », « Childéric III », « Pépin Le Bref », « Charlemagne », « Louis Le Débonnaire », « Charles Le Chauve », « Louis Le Bègue », « Louis Le Birloman », « Charles Le Gros », « Eudes », « Charles Le Simple », « Raoul », « Louis IV d’Outremer », « Lothaire », « Louis IV Le Fainéant », « Hugues Capet », « Robert Le Pieux », « Henry I », « Philippe I », « Louis VI Le Gros », « Louis VII Le Jeune », « Philippe Auguste », « Louis VIII Le Pion », « Saint Louis », « Philippe Le Hardi », « Philippe Le Bel », « Louis X Le Hutin », « Philippe Le Long », « Charles IV Le Bel », « Philippe VI De Valois », « Jean II Le Bon », « Charles V Le Sage », « Charles VI », « Charles VII Le Victorieux », « Louis XI », « Charles VIII l’Affable », « Louis XII », « François I », « Henri II », « François II », « Charles IX », « Henri III », « Henri IV Le Grand », « Louis XIII Le Juste », « Louis XIV Le Grand », « Louis XV Le Bien-Aimé », « Louis XVI », « Révolution Française », « Napoléon I », « Louis XVIII », « Charles X », « Louis Philippe », « Napoléon III ». 1 vol in-folio oblong. Half sheep. Manuscript calligraphed text + 9 titles and tables including 7 illuminated in color with watercolor and 2 with gold + 4 manuscript maps. Superb album entirely calligraphed in color telling the history of France between 120 to 1870 by Melanie de Sainte-Croix.
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Les établissements français de l’Océanie.

LEMASSON (H.) 1 vol in-12° (191 x 121 mm) de: [3] ff. (fx-titre, titre, préface), 142 pp. (dont bibliographie) Brochage éditeur. (couverture restaurée et doublée). Rare édition de ces notices sur la Polynésie française d’Henry Lemasson(1870-1956) publiées à l’occasion de l’exposition coloniale de 1900. Considérant que les lointaines possessions de la Polynésie sont encore trop méconnues des visiteurs, l’auteur en fait l’instruction détaillée en abordant les aspects géographiques, historiques et économiques. Il y est question notamment de l’archipel des Marquises, de l’archipel Tuamotu ou encore de l’achipel Gambier. A travers ces notices, Lemasson fait la lumière sur la beauté de ses sites et ses incomparables ressources naturelles pour en promouvoir l’essor et le développement auprès de la Métropole. 1 vol in-12°. Publisher rappers. Rare edition of these notes on French Polynesia by Henry Lemasson (1870-1956) published on the occasion of the colonial exhibition of 1900. Considering that the distant possessions of Polynesia are still too unknown to visitors, the author provides detailed instruction in geographic, historical and economic aspects. These include the Marquesas archipelago, the Tuamotu archipelago and the Gambier achipel. Through these notices, Lemasson sheds light on the beauty of its sites and its incomparable natural resources to promote its growth and development with the metropolis.
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Vie de Gabriel Aubaret par sa femme, entiéremenrt écrite de sa main.

AUBARET (Thérèse) 1 vol. in folio (354 x 260 mm)36 cahiers de texte manuscrit, 868 pp. (Cf liste des titres des cahiers). Chemise cartonnée demi-percalline bleue à coins d’époque, lacets noirs, titrage à l’encre noire sur le premier plat, trace d’étiquette au dos. Manuscrit original relatant la vie remarquable du marin, orientaliste polyglotte et diplomate Gabriel Aubaret (1825-1894), en 36 cahiers de texte manuscrits retraçant ses évènements les plus marquants par sa femme Thérèse Aubaret. Né en 1825 à Montpellier dans une famille de juristes, il développe une double attirance : la marine et l’orient. Reçu à l’École Navale en 1841, il se passionne pour les langues et dialectes de l’Orient dont il apprend le turc et établit des répertoires de divers dialectes. Il obtient un congé de deux ans pour participer à une expédition en Égypte confiée à Ferdinand de Lesseps par Saïd Pacha afin d’élucider l’épineuse question des sources du Nil. A la suite de complexes conflits de personnes, Gabiel Aubaret devient – sur le terrain – le véritable chef de cette expédition. Gabriel Aubaret reprend la mer pour la Cochinchine, son navire relâche à Singapour et il s’initie à l’annamite (dont il commence un dictionnaire) qu’il juge plus simple que le chinois. La Guerre de Crimée rappelle Aubaret en Turquie où sa parfaite connaissance de la langue le rend très utile : l’amiral Ferdinand Hamelin, commandant en chef des opérations conjointes, l’envoie sur le Mahmoudié afin de coordonner les manœuvres de la flotte turque avec les unités françaises. Il décide de quitter la Marine et reste en Orient pour contribuer à la solidification de la présence française en Asie. Sous l’égide du Ministre de la Marine et des colonies Prosper Chasseloup-Laubat, Gabriel Aubaret débarque à Saïgon avec le titre d’Inspecteur des Affaires Indigènes. Son dernier commandement est celui de l’aviso qui l’amène en Indochine. Il devient diplomate chargé des relations avec les Annamites pour le Ministère des Affaires étrangères et est chargé de la négociation de nombreux accords, notamment commerciaux, avec l’Annam dont il reçoit une délégation à Paris, en 1865. Il joue un rôle dans l’implantation de la religion catholique mais il déplore certaines méthodes coloniales dégradantes. En 1868, il épouse Thérèse Granier, fille d’un financier montpelliérain fort avisé qui habite un hôtel au 10 rue de Valfère. Un temps Consul à Bangkok, il est rappelé pour le démantèlement de l’Empire Ottoman : Aubaret est successivement nommé en Albanie, puis à Smyrne et en Bulgarie en tant que consul, enfin il préside la Commission de délimitation des frontières de la Serbie à la suite du Traité de Berlin signé en juillet 1878. Sa connaissance du turc, de l’albanais, du serbe et d’autres dialectes le rendent très efficace sur le terrain. A la fin de sa brillante carrière, Aubaret, en visionnaire, augure de « la nécessité d’États Unis d’Europe » (lettre privée de 1885). Il décède en 1894 à Poitiers. Le récit poignant et détaillé de cette vie mémorable de la main de sa femme Thérèse Aubaret. Ce manuscrit a été publié à très quelques exemplaires à Poitiers, par H. Oudin en 1898 sous le titre de "Gabriel Aubaret", et est présent dans quelques bibliothèques d’Europe et des Etats Unis. Sa femme, Thérèse Aubaret, n’est pas citée comme auteur mais uniquement le Baron de Lassus (1829-1897), auteur de la préface. (1 vol. 1n-8°, 1 p. l., (i) viii, vi, 540 p., portrait frontisp). Liste des cahiers: -« Sa naissance – Premières années, 1825 – 1841 » -« L’école Navale, 1841 – 1843 » -« Aspirant de Marine – La Corvette La Diligente » -« La Corvette La Diligente, 1843 – 1847, Suite » 5 -« Enseigne de Vaisseau, Le Dauphin – Alger – Le Vauban – Gaëte, 1848 – 1849 » -« J.M.J Congé à Montpellier – Voyage à Florence, 1852 » -« Beïkoss – Le Choléra de Varna, 1853 – 1854 » -« Le Friedland – Kamiesh, 1854 – 1855 » -« Projets d’expédition scientifique aux sources du Nil – Séjour au Caire – Montpellier – Paris – Cannes et Toulon, 1856 – 1858 » 10 -« Le Du Chayla – La Mer Rouge – Djieddah, 1858 – 1859 » -« Capitaine de Frégate, 1862 – 1867 » -« Prise de Possession du Consulat de France à Bangkok – Mission à Hué, janvier 1864 – juillet 1864 » -« Fin de la mission à Hué – Bangkok, juillet 1864 – novembre 1865 » -« Congé en France – Retour à Bangkok, 9 he 1865 – Mars 1867 » 15 -« Chensabun – Adieux à l’extrême Orient, Son Mariage, Mars 1867 – Février 1868 » -« Seconde Partie, Consul de France à Scutari d’Albanie et au Monténégro – Février 1868 – Mai 1869 » -« Suite du Consulat de France à Scutari, Mai 1869 – 8 he 1870 » -« Dernier mois de 1870 – Fin de la Guerre, La Commune – Attente d’un Poste, 9 he 1870 – Mai 1872 » -« Gérance du Consulat Général de Smyrne, Juin 1872 – Mars 1873 » 20 -« Consulat de France à Roustchouk, 1873 – 1875 » -« Consulat de France à Roustchouk, Suite, Mars 1876 – Août 1877 » -« Installation à Poitiers, 1878 » -« Consul Général, Commissaire pour la Délimitation de la Serbie, 7 he 1878, Mars 1879» -« Délimitation de la Serbie, Suite, Mai 1879 – Août 1879 » 25 -« Retour à Poitiers – Maladie Grave, Août 1879 – Janvier 1880 » -« Commission pour l’organisation de la Roumélie Orientale, 1880 » -« Voyage en Russie et en Bulgarie, 8 he 1881 – Février 1882 » -« Ministre Plénipotentiaire, Président du Conseil d’administration de la Dette publique Ottomane, Mars 1882 – Mars 1883 » -« 1882 – Suite » 30 -« Dette Ottomane, Suite, Avril 1883 – X he 84 » -« 1885 » -« Dette Ottomane, Deuxième Période, 1887 – 1891, 1887 » -« 1888 » -« 1890 – 1891, Mars 1892 » 35 -Sans titre -« Dernières journées – Sa mort ! » 1 vol. in folio. 36 manuscript notebooks, 868 pp. ( list of titles of the notebooks on request). Half blue percalline cardboard, black ink on the first cover. Original manuscript tracing the remarkable life of the sailor, polyglot orientalist and diplomat Gabriel Aubaret (1825-1894), in 36 handwritten text books tracing his most outstanding events by his wife Thérèse Aubaret. Born in 1825 in Mon
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Nouveau Voyage au Tour du Monde. par Mr. le Gentil. Avec une Description de l’Empire de la Chine.

LA BARBINAIS (Le Gentil De) 3 vol. in-12° (178 x 107 mm.) de : frontispice gravé, [3] ff., 314, [5] ff. ; [6] ff., 227 pp. ; [1] ff., 192 pp., [12] ff. Titres en rouge et noir. 10 cartes dépliantes et 3 vues à pleine page. Demi-maroquin à coins moderne, dos à nerfs orné. Seconde édition de cette relation de voyage autour du monde, ornée d’un frontispice gravé par Audran et de 17 cartes et planches par Le Gentil de La Barbinais. Natif de Saint-Malo, de La Barbinais fut le premier navigateur français qui ait entrepris un voyage autour du monde. En aout 1714, il s’embarqua sur un navire marchand armé pour le Chili, du port de Cancale. Arrivé à Lima, il dut se défaire de ses marchandises à 50% de perte. En mars 1716, il quitta le Pérou pour la Chine afin d’y chercher fortune. Durant son séjour, il fit la connaissance du Père Laureati, jésuite italien et mandarin apostolique. Celui-ci lui fournit beaucoup de renseignements sur la Chine. Puis il s’enferma dans un monastère de bonzes, avec lesquels il eut d’intéressants entretiens, ce qui lui permit de les consigner dans sa relation de voyage. En 1717, il atteignit l’ile Bourbon (La Réunion). Après une escale au Brésil, il revint en Europe sans la fortune qu’il avait espérée à son départ de France. La relation de son voyage est rédigée sous forme de lettres. Dans celles-ci, il se borne à décrire les lieux qu’il a visités et les mœurs qu’il a observées, ne s’intéressant nullement aux observations nautiques. En revanche, le style agréable de sa relation, ses descriptions, ses réflexions sur le commerce, attestent d’un grand intérêt à la vérité. Bel exemplaire.
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Le Petit Neptune français: or, French Coasting Pilot, for the Coast of Flanders, Channel, Bay of Biscay, and Mediterranean, to which is Added the Coast of Italy from the River Var to Orbitello: with the Gulf of Naples and the Island of Corsica.

FADEN (William). 1 vol. in 4° (270 x 207mm.) de: 1 frontispice gravé représentant la tour de Cordouan, xvi, 147 pp., [4] ff. (index) et 39 cartes gravées dépliantes des côtes de France et 3 planches de profils de côtes. Plein veau raciné d’époque (reliure anglaise), dos lisse orné, titre de maroquin rouge, frise dorée encadrant les plats, roulette sur les coupes. Troisième édition de cette adaptation anglaise du célèbre « Petit flambeau de la mer » (Havre, 1684). Thomas Jefferys, dans l’avertissement de l’édition originale anglaise du Petit Neptune français (Londres, 1761), attribue l’œuvre à Georges Boissaye Du Bocage: «Le livre français, appelé Petit flambeau, dont ce travail est principalement inspiré, était à l’origine compilé sous la direction du célèbre M. Colbert . M. Colbert a ensuite attribué l’ouvrage à M. du Bocage . ». En prévision d’une guerre avec la France révolutionnaire, William Faden a re-gravé les cartes qui avaient paru dans Thomas L’atlas de Jeffery du même nom quelque trente ans auparavant. Bel exemplaire, très frais. 1 vol. 4°. Contemporary tree calf. Engraved frontispiece showing the Tower of Cordouan, 39 folding engraved charts of the coast of France, 3 plates of coastal profiles. Third edition of this adaptation of Le petit flambeau de la mer (Havre, 1684). Thomas Jefferys, in the advertisement to the original English edition of Le Petit Neptune françois (London, 1761), attributes the work to Georges Boissaye Du Bocage: "The French book, called the Petit flambeau, from which this work is principally taken, was originally compiled under the direction of the celebrated M. Colbert . M. Colbert afterwards referred the work to M. du Bocage ." In preparation for a war with revolutionary France, William Faden re-engraved charts that had appeared in Thomas Jeffery’s atlas of the same name some thirty years previously. An attractive copy, very fresh.
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COMBAT NAVAL Livré le 21 Juillet 1781 par Mr. de la Pérouse Capitaine de Vaisseaux. Dédié au Roi. Ce Combat fut livré, à la hauteur de Louisbourg, par deux frégates du Roi, l’Astrée, de 26. Canons, Commandée par Mr. de la Pérouse, Capitaine de Vaisseaux, et l’Hermione, de même force, par Mr. le Cte. de la Touche également Capitaine, contre six Batimens de Guerre Anglois, dont un fut pris. Le Commandant Anglois, après avoir été démâté, et avoir amené, se sauva à la faveur de la Nuit, et le Convoi Ennemi fut mis en fuite. Gravé d’après le Tableau Original de 5. pieds de long, sur 3½ de hauteur, appartenant au Roi, et faisant partie de la Collection des 18 Combats de Mer de la dernière Guerre, peint par l’ordre de Sa Majesté, par Mr. le Marquis de Rossel, ancien Capitaine de Vaisseaux, Chevalier de l’Ordre Royal et Militaire de S. Louis.

ROSSEL de CERCY (Auguste-Louis de). / DEQUEVAUILLER (François Jacques). 1 grande feuille gravée ( 730 x 545 x mm.). Importante gravure historique représentant le combat naval du 21 juillet 1781, qui opposa les frégates françaises L’Hermione de Latouche Tréville et l’Astrée du comte de La Pérouse à un convoi britannique protégé par 5 navires de guerre, au large de Louisbourg, durant la Guerre d’Indépendance d’Amérique. Gravure exécutée par François Jacques Dequevauviller d’après le tableau original du marquis Auguste-Louis de Rossel de Cercy (1736 – 1804), célèbre pour ses œuvres consacrées aux affrontements navals de la guerre d’indépendance. Après un service de 28 ans, cet officier de marine quitte la « Royale » en 1779 pour débuter une carrière d’artiste. A l’époque, la plupart des œuvres figurant des batailles navales sont fantaisistes car les peintres ne sont pas des marins. De Cercy, de par son expérience, produit en revanche des œuvres d’un grand réalisme. Reconnaissant son talent, le ministère de la marine le charge de peindre les affrontements de la guerre d’indépendance Américaine. Sa représentation de la bataille de Louisbourg fait partie sa collection de 18 combats de mer qu’il réalise entre 1788 et 1789. Parmi les affrontements peints par de Clercy, on retrouve celui de la Junon et de la Gentille devant Plymouth, de la Minerve à la Dominique, l’engagement de l’escadre de La Motte-Picquet en vue de Fort-Royal de la Martinique ou encore le Combat de la "Surveillante" de M. du Couëdic. L’œuvre originale de la bataille de Louisbourg (huile sur toile, 113 x 136 cm) est conservée au musée du petit trianon à Versailles. En 1790, le graveur Dequevaulier réalise à l’eau forte et au burin la présente estampe. Elle est annoncée au "Journal général de France" le 18 juin 1790 : "Il vient de paroître deux estampes dont l’une représente le "Combat naval livré le 18 décembre 1779, par M. le comte de la Motte Piquet." et l’autre "le Combat naval livré le 21 juillet 1781, par M. de la Pérouse." Ces deux estampes sont dédiées au Roi, qui les a honorées de sa souscription, ainsi que la famille royale. Elles ont été gravées par M. Dequevauviller, connu par de très-bons ouvrages en ce genre et renommé sur tout par un talent supérieur pour rendre les ciels Les eaux, les vaisseaux, leur manœuvre, et la fumée qu’on remarque particulièrement dans le combat de M. de la Pérouse, produisent le plus grand effet ». La bataille et ses protagonistes : Patrouillant dans les parages de l’île du Cap-Breton, sur les côtes de la Nouvelle-Angleterre, deux navires français affrontent un convoi britannique le 21 juillet 1781. La flotte française est constituée de 2 frégates : l’Astrée (38 canons), commandée par Jean François de Galaup, comte de La Pérouse (1741 – disparu en 1788) et l’Hermione (34 canons), sous les ordres de Louis-René de La Touche, comte de Tréville dit « Latouche-Tréville » (1745- 1804). Les anglais forment un convoi de : 6 vaisseaux de guerre: le Charlestown (28 canons), l’Allegiance (24 canons), le Vernon (24 canons), le Vulture (20 canons), le Jack (14 canons), le Thompson (18 canons) ; 9 navires marchands et 4 de ravitaillement. Le convoi britannique est mis en déroute par les français, et 2 navires de guerre sont capturés ainsi que 3 navires marchands. Les deux officiers français seront promus suite à leur bravoure. Latouche-Tréville deviendra amiral et La Pérouse prendra le commandement de la fameuse expédition autour du monde voulue par Louis XVI. Un navire célèbre : La présente gravure offre une des seules représentations connues de la fameuse « Hermione », frégate de 46 mètres de long a été dessinée en 1777 par l’architecte Henri Chevillard. Construite en onze mois, elle rentre en service en 1779 à l’arsenal du port de Rochefort. Un an après sa mise en service actif, l’Hermione, commandée par Latouche-Tréville, emmène Marie Joseph Gilbert Motier, Marquis de La Fayette, dans son deuxième voyage en Amérique où il annonce à Georges Washington l’arrivée imminente des renforts français chargés d’aider les insurgés américains dans leur lutte pour l’indépendance. C’est ce voyage qui a valu à l’Hermione le nom de « Frégate de la liberté ». Le 16 mars 1781, elle participe à la bataille du cap Henry dans la baie de Chasepeake et au blocus décisif qui précipite la capitulation à Yorktown. Le 4 mai 1781, elle reçoit à son bord les membres du tout jeune congrès américain. En 2014, une réplique de l’Hermione a été mise à l’eau à Rochefort, après 17 années de construction. L’année suivante, la nouvelle « Hermione » traverse l’atlantique pour de multiples escales américaines : Yorktown, Alexandria, Annapolis, Baltimore, Philadelphie, New-York, New-Port, Green-Port, Boston Cette gravure de la bataille de Louisbourg est rare sur le marché : d’après nos recherches, la dernière passée en vente aux Etats Unis remonte à plus de 100 ans (Anderson Galleries, NY, 1-2 novembre 1916). Etching on laid paper, 1 large sheet ( 545 x 729 mm.). Important historical engraving depicting the naval battle of Louisbourg on July 21, 1781, which opposed the French frigates L’Hermione (Ct Latouche Tréville) and the Astrée Ct Comte de La Perouse) to a British convoy protected by 5 warships. Engraving executed by François Jacques Dequevauviller (1745-1807) after the original painting of the Marquis Auguste-Louis of Rossel de Cercy (1736 – 1804), famous for his works devoted to the naval confrontations of the war of independence. After a service of 28 years, this naval officer left the French Navy in 1779 to begin a career as an artist. At the time, most of the works depicting naval battles are fanciful because the painters are not sailors. De Cercy, by his experience, produces on the other hand works of great realism. Recognizing his talent, the Department of the French Navy tasked him to paint the battles of the American War of Independence. His depiction of the Battle of Louisbourg is part of his collection of 18 sea fights that he made between 1788 and 1789. The original work of the Battle of Lou
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Atlas chorographique, historique, et portatif des élections du royaume.

DESNOS (Louis Charles) 1 vol in-4° (277 x 210 mm) de: VIII, XXXIV pp., 122, XI pp., [1] ff. (errata et avis) 27 cartes sur double-pages, dont 1 titre et 1 frontispice. Plein maroquin rouge d’époque, dos à nerfs orné, titre de maroquin rouge, armes dorées (non identifiées) sur les plats et encadrement de filets dorés, tranches dorées. Ex-libris sur cuir "Jacques Lacour Gayet". Première édition de cet atlas chorographique par Louis Charles Desnos (1725-1805). L’ingénieur, géographe et libraire parisien, il fut nommé « ingénieur géographe pour les globes et les sphères de Sa Majesté Danoise » pour le Roi du Danemark. Il tenait une boutique rue Saint-Jacques, au Globe. Cependant, il a passé la plus grande partie de sa vie en tant que fabricant de globe et éditeur de cartes à Paris. Il travailla avec les plus importants cartographes de son temps et collabora souvent avec Brion de la Tour. Dans cet ouvrage, Desnos fait la description des : « Paroisses et des feux, la position des villes, des bourgs, des villages, des hameaux et Abbayes, des bois, des prairies, des montagnes, des étangs », le tout accompagné de renseignements pertinents quant à : « l’histoire particulière de chaque ville, sa situation, ses embellissements, ses principaux édifices ». Bel exemplaire bien conservé en maroquin rouge d’époque. 1 vol in-4 °; 27 double-page maps, including 1 title and 1 frontispiece. Full red morocco period, back with ornate nerves, gilded arms. First edition of this chorographic atlas by Louis Charles Desnos (1725-1805). This Parisian engineer, geographer and bookseller was named "geographer for the globes and spheres of His Danish Majesty" for the King of Denmark. He ran a shop on Rue Saint-Jacques. However, he spent most of his life as a globe maker and map publisher in Paris. He worked with the most important cartographers of his time and often collaborated with Brion de la Tour. In this work, Desnos describes the "Parishes and fires, the position of towns, villages, hamlets and abbeys, woods, meadows, mountains, ponds .", all accompanied by relevant information: "the particular history of each city, its location, its embellishments, its main buildings .". Great copy, well preserved red morocco period.
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La lune, ou le pays des coqs, histoire merveilleuse, incroyable et véridique, contenant les principaux traits de la vie de Pélican XXXI, papa des Coqs, et du Casoar, son mignon. Par un homme qui a voyagé dans la lune.

ROUGEMAITRE (C.J. de Dieuze). 1 vol. in 12° (183 x 114 mm) de : 238 pp. (numértees I à ix au début); [1] ff. Pour l’étiquette de titrage imprimée par l’éditeur. (rousseurs éparses, tranches non rognées). Demi-basane d’époque, papier créme sur les plats et le dos, étiquette de titrage imprimée. (reliure usée). Rare exemplaire de ce voyage imaginaire vers la Lune parut au début du 19éme siècle. Dans les récits lunaires du XVIIe, du XVIIIe et du XIXe siècle, la Lune est l’instrument d’un décentrement, d’un déplacement dans l’imaginaire qui a plusieurs motivations, permettant la critique et la caricature. Le voyage sur la Lune est souvent le moyen de décrire une société idéale. « La Lune ou le Pays des coqs » de Rougemaître de Dieuze, relève d’un tout autre registre. Sous couvert de récit cocasse, c’est un pamphlet ultra. L’auteur est surtout connu comme pamphlétaire anti-bonapartiste, mais l’ouvrage porte en exergue sur le titre « Honni soit qui mal y pense », est évidemment dirigé contre Louis XVIII (Pélican XXXI) et surtout contre le duc Élie Decazes, président du Conseil et favori du Roi (le « Balayeur général Casoar »). Extrait : « Le pélican est ici le premier, je ne dirai pas des oiseaux, mais le premier des êtres lunaires Depuis un grand nombre de siècles, le bonheur des coqs est confié à la famille des pélicans, et ce bonheur a été compromis, troublé, détruit, toutes les fois que de mauvais génies ont essayé de le confier à d’autres. » (P. 80-81). 1 vol in-12°. Contemp. half sheep. Rare copy of this imaginary voyage to the moon published in early 19th century. In the lunar narratives of the seventeenth, eighteenth and nineteenth centuries, the Moon is the instrument of a decentering, a displacement in the imagination that has several motivations, allowing criticism and caricature. The trip to the moon is often the way to describe an ideal society. "The moon or the country of the roosters" of Rougemaître de Dieuze, belongs to a quite different register. Under cover of comical story, it is an ultra pamphlet. The author is best known as an anti-Bonapartist pamphleteer, but the book bears on the title page "Honni soit qui mal y pense", is obviously directed against Louis XVIII (Pelican XXXI) and especially against the Duc Élie Decazes, president of the Council and favorite of the King (the "General Sweeper Casoar"): "The pelican is here first, I will not say birds, but the first of the lunar beings . For many centuries, the happiness of the roosters is entrusted to the family of pelicans, and this happiness has been compromised, troubled, destroyed, whenever evil spirits have tried to entrust it to others. "(P. 80-81).
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Relation du voyage de Monseigneur l’évêque de Beryte Vicaire apostolique du royaume de la Cochinchine, Par la Turquie, la Perse, les Indes, &c. jusqu’au Royaume de Siam & autres lieux. Par M. de Bourges, Prêtre, Missionnaire Apostolique.

BOURGES (Jacques de). 1 vol. in-8° (182 x 120 mm) de [6] ff. (titre, epistre au Roi, Avis au lecteur, Errata), 1 carte dépliante, 245 pp., [3] pp. Plein veau d’époque, dos à nerfs orné et titré à l’or, roulette dorée sur les coupes, tranches jaspées. (défauts d’usage aux coiffes et aux coins, discretscomblements de trous de vers dans les marges intérieures). Edition originale de ce récit du périple du Jacques de Bourges (1630-1714) en extrême orient, donnant le détail des contrées traversées pour parvenir au Siam, récit considéré comme premier ouvrage français publié sur ce pays. Jacques de Bourges faisait partie de la première équipe envoyée par les jeunes Missions étrangères en Asie. Il servit de secrétaire à Pierre Lambert de La Motte, évêque in partibus de Beryte (Beyrouth) et vicaire apostolique d’une vaste région qui comprenait les royaumes de Cochinchine (Viet-nam du Sud), de Champa (Annam) et de Cambodge, la grande ile de Hainan et les provinces chinoises du Tche-kiang, du Fo-kien et du Kiang-Si. Les religieux quittent Marseille du 27 novembre 1660. L’auteur traverse à pied la Perse et l’Inde puis embarque pour le royaume de Siam. Les chapitres ii à ix relatent ce périple qui passe par Bassora, Ispahan, Gomeron, Surate et Masulipatan. L’auteur donne des descriptions de chaque ville traversée et de ses habitants. Ainsi, pour Ispahan ou il passe 3 mois, il écrit (p. 82-83): « Si les Persans ont l’esprit pénétrant pour les sciences, ils ne l’ont pas moins subtil pour les affaires, et pour les intrigues de la cour, et l’on peut assurer que celle de Perse est un théâtre ou se joue le plus de pièces de cette qualité Quant à ce qui regarde les choses de la religion, ils se montrent fort curieux d’en entendre parler, en quoi ils sont fort dissemblables aux Turcs, lesquels interrogés sur leur créance, ne répondent que par le silence ou par les menaces. Les Persans au contraire, se montrent toujours prêts de conférer avec vous sur les matières les plus difficiles de la religion, et de vous prouver leur créances ». Enfin, au terme d’un périple de 20 mois, les voyageurs parviennent à la ville de Siam en aout 1662 ou ils passeront une année. Les chapitres x à xiii décrivent le royaume : géographie, économie, mœurs et coutumes, religion L’auteur est visiblement séduit par la douceur de vivre du pays : « Comme on vit à bon compte dans Siam, que le peuple y est doux, qu’on cannait leur inclination au repos, et qu’il y a grande liberté soit pour la religion, soit pour le commerce, de la vient qu’il y aborde quantité d’étrangers, les uns comme artisans, d’autres pour le trafic, et d’autres pour la douceur de la vie » (p.156). L’auteur quitte le Siam le 14 octobre 1663 par mer, contourne l’Afrique. Débarquant en Angleterre en juillet 1664. Il décrit (p. 239) sa périlleuse traversée de la Manche comme la pire expérience de navigation : « Je me trouvé dans l’espace de ce trajet de mer qui se fait en douze heures en un plus grand danger de mort que non pas durant ma navigation de dix mois ». Une carte dépliante reliée au début de l’ouvrage, gravée par Du Val, permet de suivre le tracé du périple de de Jacques de Bourges de Paris jusqu’au Siam. Bel exemplaire de cette importante relation, conservé dans sa reliure d’origine. Chadenat 532., Cordier "Sinica" II 827, Brunet I 1179. 1 vol. in-8°. 1 fold. map. Comtemp. calf. Rare first edition of this account of the journey of Jacques de Bourges (1630-1714) in the Far East, giving details on the countries crossed to reach Siam, considered as the first French book published on this country. Jacques de Bourges was part of the first team sent by young foreign missions in Asia. He served as secretary of Pierre Lambert de La Motte, bishop in of Beryte (Beirut) and vicar apostolic of a vast region which included the kingdoms of Cochinchine (South Vietnam), Champa (Annam) and Cambodia, the great island of Hainan and the Chinese provinces of Tche-kiang, Fo-kien and Kiang-Si. The religious leaved Marseille on November 27, 1660. The author crosses on foot Persia and India and then embarks for the kingdom of Siam. Chapters II to IX describe this journey through Basra, Isfahan, Gomeron, Surat and Masulipatan. in August 1662, After a journey of 20 months, travelers reach the city of Siam. Chapters x to xiii describe the kingdom: geography, economy, manners and customs, religion. The author is visibly seduced by the softness of life in the country and the kindness of its inhabitants. The author leaves Siam by sea on October 14th, 1663, landing in England in July 1664. He then describes his perilous crossing of the Channel as his worst sailing experience: "I found myself during this sea voyage done in twelve hours in a greater danger of death than not during my navigation of ten months." A folded map by Du Val, bound at the beginning of the book, gives the route of the journey of Jacques de Bourges from Paris to Siam. Fine copy of preserved in its original binding.
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Essais sur les évolutions navales, suivis de quelques tables destinées à faciliter l’exécution et a en apprecier la durée. Par M. Chopart, Lieutenant de vaisseau, chevalier de la légion d’honneur, ancien élève de l’école polytechnique.

CHOPART (M.) 1 vol. in-4° (260 x 205 mm.) de: [2] ff. ( t, f.t.); viii pp. (dédic, présentation, introduction); 310 pp.; 4 planches dépliantes. ( tableaux dans le texte). Demi-basane violine d’époque, papier marbré sur les plats, tranches marbrées. Édition originale, rare, de ce traité dû au lieutenant de vaisseau Chopart, qui fut animé par la volonté de diffuser à tous les officiers de la Marine les connaissances inhérentes aux manœuvres de la Flotte, lacunes considérées comme désastreuses par Chopart puisqu’il n’existait qu’un manuel à bord des bâtiments, la "Tactique", destiné au seul capitaine. Provenance : Jacques Lapierre, enseigne de vaisseau (dédicace manuscrite de l’auteur). 1 vol. in-4°. Contemp. half sheep. Scarce original edition of this treaty by naval Lieutenant Chopart, which was animated by the desire to disseminate to all officers of the Navy knowledge inherent in the maneuvers of the Fleet, deficiencies considered disastrous by Chopart since it existed at the time only a manual on board the ships, the "Tactic", intended for the captain alone. Provenance: Jacques Lapierre, navy officer (handwritten dedication by the author).
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Mœurs, usages, costumes des othomans et abrégé de leur histoire avec des éclaircissements tirés d’ouvrages orientaux et communiqués par M. Langles.

CASTELLAN (Antoine-Laurent). 6 vol. in 16° (140 x 88 mm) de: I. [1] (frontispice), 20 pp. (faux-titre, titre, avant-propos), XXXI (précis historique), 119 pp. [1] p. table; II. [3] ff. (Fx-titre, frontispice, titre), 225 pp., [1] f. (table); III. [3] ff. (Fx-titre, frontispice, titre), 251 pp., [1] (table); IV. [3] ff. (Fx-titre, frontispice, titre), 282 pp., [1] table; V. [3] ff. (faux-titre, frontispice, titre), 231 pp., [1]p. (table); VI. [3] ff. (fx-titre, frontispice, titre), 235 pp. 72 (dont les 6 frontispices) planches gravées en couleurs. Demi-basane brune ép à coins de vélin, dos lisse ornés, titres et tomaisons de maroquin rouge, plats recouverts de papier à la colle vert, ex libris armorié d’Alexandre de Bauffremont. (frottements et petits défauts d’usage). Édition originale de ce remarquable travail réalisé par A.-L. Castellan consacré à l’Empire Ottoman. L’auteur y développe un abrégé de l’histoire ottomane (t.1 & 2), une étude de la Cour (t.3) et du gouvernement (t.4), un aperçu de la religion (t.5) et un panorama des costumes et des arts métiers (t.6). L’ouvrage est célèbre pour la richesse de son iconographie ethnographique constituée de 72 gravures à pleine page, aquarellées dans cet exemplaire, réalisées par M. Lambert. La qualité de la mise en couleur est variable, celle du présent exemplaire est riche et nuancée. Le coloriste a réalisé un travail d’une grande finesse, mettant en valeur chaque détail et soulignant la beauté des gravures. L’éditeur français Nepveu publia d’autres ouvrages, selon les mêmes principes, sur différentes régions du monde. Provenance : Alexandre Emmanuel Louis de Bauffremont-Courtenay (1773-1833), prince de Bauffremont et du Saint-Empire, marquis de Bauffremont et de Listenois, comte de l’Empire (1810), pair de France (1815), premier duc de Bauffremont (1817), chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis. (ex-libris armorié avec sa devise "« Dieu aide au premier Chrétien », collé au dos des premiers plats). Bel exemplaire, à la mise en couleurs particulièrement vive et raffinée et d’une prestigieuse provenance. Quérard, II, 75. 6 vols. In-16°. 72 hand-colored engraved plates. Contemporary half-sheep. Armorial ex-libris. First edition of this beautiful work richly illustrated with detailed hand-colored full-page engravings depicting scenes, Ottoman’s costumes, portraits, weapons, tools, musical instruments etc. Castellan gives an elaborate account of the history, emperors, people, religion, arts and professions, richly illustrated. The French publisher Nepveu published a series of books with similar descriptions of different countries and regions of the world. Provenance: Provenance: Prince Alexandre Emmanuel Louis de Bauffremont-Courtenay (1773-1833). Fine copy of a prestigious provenance.
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VOYAGE COMMERCIAL ET POLITIQUE AUX INDES ORIENTALES, AUX ÎLES PHILIPPINES, A LA CHINE, AVEC DES NOTIONS SUR LA COCHINCHINE ET LE TONQUIN, PENDANT LES ANNEES 1803, 1804, 1805, 1806 ET 1807, CONTENANT DES OBSERVATIONS ET DES RENSEIGNEMENS, TANT SUR LES PRODUCTIONS TERRITORIALES ET INDUSTRIELLES QUE SUR LE COMMERCE DE CES PAYS; DES TABLEAUX D’IMPORTATIONS ET D’EXPORTATIONS DU COMMERCE D’EUROPE EN CHINE, DEPUIS 1804 JUSQU’EN 1807; DES REMARQUES SUR LES MŒURS, LES COUTUMES, LE GOUVERNEMENT, LES LOIS, LES IDIOMES, LES RELIGIONS ETC. ; UN APERÇU DES MOYENS A EMPLOYER POUR AFFRANCHIR CES CONTREES DE LA PUISSANCE ANGLAISE.

RENOUARD DE SAINTE-CROIX (Félix) 3 vol. in-8° (202 x 126 mm.) de : x, 301 pp. ; [2], 390 pp. ; 291 pp., avec 4 tableaux et 2 cartes dépliantes. Demi-basane d’époque, dos lisse ornés, plats recouverts de papier marbré. (quelques traces de mouillures dans les marges de quelques ff. du T. 1, sinon frais). Édition originale de cette relation retraçant le périple effectué en Inde, en Indonésie, en Chine et aux Philippines par Félix Rénouard de Sainte-Croix (1767-1840). Cet officier français, missionné par l’Empire pour la défense des Philippines, fut emprisonné par les anglais dès son arrivée à Pondichéry en 1802. Libéré, il resta deux années supplémentaires en Inde où il visita les côtes de Coromandel et de Malabar, le Bengale, Madras, Tranquebar et Chalambron. Puis il se rendit aux Philippines où il visita Manille, les mines d’or de Mabulao, les provinces de Tondo, Cavite, Valangas, Bulacan, Batangas, Tayabas, Pampangue, Zambales, Pangasinan, Ylocos et Cagayan. Il poursuivit son périple en passant par les îles de Babuyannes, l’île de Camarines, l’archipel de Bissayes, l’île de Mindanao, les Moluques puis Macao. Dans cette colonie portugaise de Chine, il rencontre en 1807 Pierre-Jacques de La Bissachére, missionnaire français ayant séjourné plus de dix ans au Tonkin Occidental, avant de fuir les persécutions en 1798. Ce dernier lui confie ses notes sur la Chine. Après un séjour aux Etats-Unis, Rénouard regagne la France en 1809 et publie le présent ouvrage qui offre une brillante analyse du commerce local, des coutumes, lois et statistiques économiques concernant ces contrées, ainsi que des suggestions pour limiter l’influence britannique dans la région. Le volume I est essentiellement consacré à l’Inde alors que le volume II traite des Philippines. Quant au troisième volume, composé en partie à partir des précieuses notes de la Bissachère, il est dévolu à la Chine. 2 cartes dépliantes et 4 tableaux illustrent le propos de l’auteur. Bel exemplaire, frais. Lust, 384 ; Chadenat I, 1710. 3 vol. in-8°. 4 tables, 2 fold. Maps. Contemp. half sheep. Scarce original edition of this work retracing the journey made in India, Indonesia, China and the Philippines by Felix Rénouard of Sainte-Croix (1767-1840). This French officer, commissioned by the Empire for the defense of the Philippines, was imprisoned by the English upon his arrival in Pondicherry in 1802. Ater being released, he took two years in India where he visited the coasts of Coromandel and Malabar, Bengal , Madras, Tranquebar and Chalambron. Then he went to the Philippines where he visited Manila, the gold mines of Mabulao, the provinces of Tondo, Cavite, Valangas, Bulacan, Batangas, Tayabas, Pampangue, Zambales, Pangasinan, Ylocos and Cagayan. He continued his journey through the islands of Babuyannes, the island of Camarines, the archipelago of Bissayes, the island of Mindanao, the Moluccas and Macao. In this Portuguese colony in China, he met in 1807 Pierre-Jacques La Bissachere, a French missionary who spent more than ten years in Tonkin Occidental, before fleeing persecution in 1798. The religious entrusted him with his notes on China. After a stay in the United States, Renouard returned to France in 1809 and published this book which offers a brilliant analysis of local trade, customs, laws and economic statistics concerning these countries, as well as suggestions to limit the British influence in the region. Volume I is mainly devoted to India while Volume II deals with the Philippines. As for the third volume, composed partly from the precious notes of Bissachère, it is devolved to China. 2 folding maps and 4 tables illustrate the author’s intention. Fine copy.
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Cosmographie et Pelerinage du Monde universel, Dénombrement de toutes ses parties. Abrégé contenant les descriptions, situations, bornes, limites & grandeurs des Empires, Royaumes, Principautez, Republiques & autres Etats, avec des plus curieux points des Histoires. Plusieurs Chemins Terrestres & Maritimes pour les longs voyages. Un Abrégé des Naissances, Vies & Mort des Fondateurs des grands Empires: des Hommes qu’on appelle de Fortune; et des Sages Legislateurs grecs, & autres.

JOURDAIN (P.). 1 vol. in-8° (178 x 118 mm.) de [8] ff. (Titre, Dédicace, Au lecteur, Table), 317 pp., [3] pp. (Privilège, Errata, Achevé d’imprimer). Plein vélin d’époque, dos lisse. Rare édition originale de cette cosmographie universelle, contemporaine des Atlas de Sanson d’Abeville par Jourdain. Ce dernier fait ici une large description d’un très grand nombre de pays du globe à travers leur cosmographie, discipline qui correspondait, à l’époque, à la fois à l’actuelle géologie, géographie et astronomie. Il y est ainsi question des « limites et grandeurs des empires », de « plusieurs chemins terrestres » mais aussi d’un peu d’histoire avec « Un abrégé des naissances, vies et morts des fondateurs des grands empires » ou encore le climat. Tous les continents sont abordés : L’Europe, L’Asie, L’Afrique, L’Amérique du Nord et du Sud mais aussi la Terre Australe. Rare exemplaire de cosmographie universelle très complet dans sa reliure d’époque. 1 vol. in-8°. Contemp. Velum. Rare original edition of this universal cosmography, contemporary Sanson d’Abeville’s Atlas of by Jourdain. The work gives a large description of many countries in the world through their cosmography, a discipline that corresponded, at the time, to both geology, geography and astronomy. It discusses the "limits and magnitudes of empires", "many land paths" but also a bit of history with "A summary of births, lives and deaths of the founders of great empires" or climate. All continents are covered: Europe, Asia, Africa, North and South America but also the Southern Land. Rare copy of universal cosmography very complete in its period binding.
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Relation historique du royaume de Siam.

L'ISLE (Claude de) 1 vol in-12° (151 x 90 mm.) de: [11] ff., 265 pp. (mal chiffrées 269, la pagination passant sans manque de 79 à 84), (1) p. (privilége). Plein veau d’époque, dos à nerfs orné et titré à l’or, roulette dorée sur les coupes, tranches jaspées. (taches et défauts d’usage, salissures, quelques déchirures restaurées). Edition originale de ce rare ouvrage consacré au Siam (Thailand), le premier en Français sur le sujet, qui fut produit à l’occasion des échanges diplomatiques de l’époque entre la France et ce royaume d’extrême orient. Les relations entre la France et le Siam commencent vers 1680, sous le règne de Phra Narai. Sur les conseils de l’aventurier grec Constantin Phaulcon, le souverain envoi une ambassade auprès de Louis XIV. Malheureusement, les émissaires du roi (trois mandarins et de leur suite, accompagnés d’un missionnaire) et leurs somptueux cadeaux périssent dans un naufrage sur les cotes de Madagascar. Trois ans plus tard, le souverain envoi deux envoyés extraordinaires en France en 1684. Le présent ouvrage, publié cette même année, avait vocation à informer le roi et les français sur ce lointain royaume mal connu. Le géographe et historien Claude de L’Isle (1644- 1720) ouvre son étude par une bibliographie de sept pages présentant les ouvrages qui ont servi a son travail : Vartoman, Pinto, Drake, Mendoza, Beaulieu, Shoutten, Mandelslo, Struys, Du Jarric, Martini. L’ouvrage donne la situation géographique du Siam, son histoire, ses relations avec les pays voisins, sa population, son économie, agriculture : « Dans le Royaume ou province de Martaban, la terre est si fertile, que le grain que l’on y sème y vient en tout temps, que l’on y voit des forêts entières de toutes sortes, d’arbres fruitiers, et que l’on fait tous les ans trois récoltes des mêmes fruits » (p. 233-234). De L’Isle décrit ainsi un « pays de cocagne », riche de toutes sortes de produits, présentant un intérêt économique pour La France. Son ouvrage pèsera certainement dans la décision de Louis XIV de poursuivre ces échanges diplomatiques. L’année suivante, en 1685, une importante ambassade dirigée par le chevalier de Chaumont s’embarquera pour le Siam en vue d’établir un traité de commerce entre les deux nations. Si les velléités évangélisatrices des émissaires français limitent le succès de cette mission, les Français établissent des liens avec cette région d’Asie, liens qui jouèrent certainement au moment de la colonisation au 19eme siècle. Aussi le Siam devient un véritable sujet littéraire : Choisy, Tachard, Forbin autres membres de l’expédition, publieront chacun leur récit, dont le célèbre « Journal du voyage de Siam » (1687) de l’abbé de Choisy. 1 vol in-12°. Contemp. calf. First edition of this rare work devoted to Siam (Thailand), the first in French on the subject, which was produced during the diplomatic exchanges of the time between France and this kingdom of the Far East. The relations between France and Siam begin around 1680, under the reign of Phra Narai. On the advice of the Greek adventurer Constantine Phaulcon, the sovereign sends an embassy to Louis XIV. Unfortunately, the emissaries of the king (three mandarins and their followers, accompanied by a missionary) and their sumptuous gifts perish in a wreck on the coast of Madagascar. Three years later, the king sent two extraordinary envoys to France in 1684. The present work, published the same year, was intended to inform the king and the French on this distant little-known kingdom. The geographer and historian Claude de L’Isle (1644-1720) opens his work with a bibliography of seven pages presenting the works that he used, by: Vartoman, Pinto, Drake, Mendoza, Beaulieu, Shoutten, Mandelslo, Struys, Du Jarric, Martini . The book gives the geographical situation of Siam, its history, its relations with neighboring countries, its population, its economy, agriculture: "In the Kingdom or province of Martaban, the land is so fertile, that the grain that is sown there comes at all times, that we see whole forests of all kinds, fruit trees, and that we make three harvests of the same fruits every year "(p. 233-234). De L’Isle thus describes a country rich in all kinds of products, presenting an economic interest for France. His work will certainly influence the decision of Louis XIV to continue these diplomatic exchanges. The following year, in 1685, an important embassy led by the Chevalier de Chaumont embarked for Siam to establish a commercial treaty between the two nations. If the evangelizing aspirations of the French emissaries limit the success of this mission, the French establish links with this region of Asia, links that certainly played at the time of colonization in the 19th century in this area. Also, Siam becomes a real literary subject: Choisy, Tachard, Forbin . other members of the expedition, will each publish their story, including the famous "Journal du voyage de Siam" (1687) of the abbé de Choisy.
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Collection de vues de la planète Mars prises par les sondes Mariner 6, 7 et 9] [A collection of views from the spacecrafts Mariner 6, 7 and 9]

MARS] 1 classeur in-folio contenant 33 tirages photographiques en noir, au format 255 x 203 mm., avec texte imprimé au dos à l’encre violette et cigle de la "NASA". Classeur cartonné noir, photographies sous pochettes transparentes individuelles. Collection de 33 tirages argentiques originaux de la planète Mars prises par les sondes américaines Mariner 6, 7 et 9 entre 1969 et 1972. Mars a attiré l’attention de l’humanité. les plus anciens documents astronomiques connus mentionnent la planète rouge. En Mésopotamie, en Chine, ils remontent à plus de 4000 ans. Avec l’apparition des premières lunettes astronomiques, ce sont les détails que l’on a commencé à distinguer à la surface la quatrième planète de notre système solaire. Les astronomes pensent y voir un monde semblable à la terre : Calottes de glace, continents, océans, végétation changeante au fil des saisons. A la fin du 19eme siècle, l’italien Giovanni Virginio Shiaparelli (1835-1910) y distingue des marques rectilignes ressemblant à des canaux et il en dresse la cartographie en 1877. Poursuivant son travail, l’Américain Percival Lowel (1855-1916), défend la théorie des canaux martiens artificiels. Lowell était convaincu de l’existence de Martiens luttant contre la sécheresse et la désertification de leur planète. Au début des années 60, ces croyances sont dépassées, cependant le monde scientifique envisage encore la possibilité d’une vie végétale sur la planète rouge. Les missions d’exploration des sondes américaines Mariner vont révolutionner notre connaissance de Mars. Le programme Mariner est une série de missions de la NASA ayant pour objectif d’envoyer des sondes spatiales afin d’étudier les trois planètes intérieures du système solaire, les plus proches de la Terre. Dix sondes spatiales, de Mariner 1 à Mariner 10, sont lancées entre 1962 et 1973 selon le cas vers Mars, Vénus et Mercure. La présente collection comporte 5 photographies prises par Mariner 6, 7 par Mariner 7 et 21 par Mariner 9. Les 14 et 15 juillet 1965, la sonde Mariner 4 survole Mars et réalise les 22 toutes premières images de Mars. Ces images mettent fin à nombre de théories de l’époque en révélant une surface plus lunaire que terrestre, aucune étendue d’eau et une faible atmosphère. Lancée le 24 février 1969, Mariner 6 est la seconde mission à atteindre Mars. Elle a réussi à prendre 75 photos de Mars lors de son survol. Mariner 7, lancée le 27 mars 1969, suivit de près sa partenaire de mission, Mariner 6, en remplissant les mêmes objectifs que cette dernière. Malgré des problèmes techniques au cours de son voyage, la sonde fournit même plus de données scientifiques que sa partenaire. Mariner 9 est lancée le 30 mai 1971. Sa mission est de compléter les études et mesures réalisées par le couple de sondes précédent, tout en étant la première sonde à se mettre en orbite autour d’une planète autre que la Terre, permettant une étude longue et poussée de cette dernière. Mariner réalise des photos de la surface d’une clarté surprenante, la résolution atteignant 1 kilomètre. Grâce à ses instruments (spectromètres UV, IR, radiomètre IR et deux caméras), elle découvre des éléments marquants de la géographie martienne tels qu’Olympus Mons, le plus grand volcan du système solaire, et l’énorme canyon qui sera ensuite nommé Valles Marineris en l’honneur de la réussite de la mission. Elle permit de construire le profil vertical de son atmosphère. Mariner 9 analysa également les deux satellites naturels de Mars, Phobos et Déimos. Nos clichés de Mariner 6 et 7 comportent des vues de la planète entière ainsi que des images de la surface et ses nombreux cratères d’impact. Les clichés de Mariner 9, d’une grande netteté, dévoile l’ensemble de sa géographie : ses chaines de montagnes, vallées, volcans, plaines, pôles ( Olympus Mons, Valles Marineris, Tharis Tolus, Pavonis Mons ) ainsi que la première photo du disque du satellite Deimos (26 décembre 1971). Au dos de chaque cliché sont imprimés : la date de la prise de vue, le nom de la sonde, la distance, l’échelle et une description détaillée de la zone géographique. Malgré son aridité dévoilée par ces images, l’intérêt pour la planète rouge n’a fait que croitre depuis 50 ans. Aux sondes en orbite ont succédés les rovers explorant sa surface, et voici que se concrétise aujourd’hui le projet d’une exploration humaine de Mars. 1 binder containing 33 photographic prints in black, 55 x 203 mm., with text printed on the back in purple ink and creep of "NASA". Black card stock, photographs in transparent individual pockets. A collection of 33 original silver prints of the planet Mars taken by American spacecrafts Mariner 6, 7 and 9 between 1969 and 1972. Mars has attracted the attention of humanity. the oldest known astronomical documents mention the red planet. In Mesopotamia, in China, they go back more than 4000 years. With the appearance of the first astronomical glasses, it is the details that we began to distinguish on the surface of the fourth planet of our solar system. Astronomers believe they see a world similar to the earth: Ice caps, continents, oceans, changing vegetation with the seasons . At the end of the 19th century, the Italian Giovanni Virginio Shiaparelli (1835-1910) distinguishes straight lines resembling canals and he mapped them in 1877. Continuing his work, the American Percival Lowel (1855-1916), defends the theory of artificial Martian channels. Lowell was convinced of the existence of Martians fighting the drought and desertification of their planet. In the early 1960s, these beliefs are outdated, however the scientific world still considers the possibility of a plant life on the red planet. The exploration missions of the American Mariner missions will revolutionize our knowledge of Mars. The Mariner program is a series of NASA missions that aim to send spacecrafts to study the three inner planets of the solar system, the closest from the Earth. Ten spacecrafts, from Mariner 1 to Mariner 10, are launched between
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La Guerre des Mondes.

WELLS (Herbert George). 1 vol. grand in 4° (328 x 255) de : 237 pp. (dont faux titre, titre gravé en couleur, numéro d’exemplaire) ; [5] ff. (table des matières, note imprimeur)(7 ff.) ; 102 illustrations dans le texte dont 1 à pleine page et 32 compositions hors texte sur papier fort comprises dans la pagination. (Rousseurs dans le texte). Brochage éditeur, couverture gauffrée et imprimée. Première traduction française et première édition compléte illustrée de ce chef-d’œuvre de science-fiction, où HG Wells, l’un des pionniers en ce domaine décrit la conquête, à l’aide d’un rayon mortel, de la planète Terre par les Martiens. Exemplaire nominatif, n° 5 comportant les célèbres illustrations et la signature de l’artiste brésilien Alvim Corrêa, iconographie approuvée par H.G. Wells et source d’inspiration pour le cinéma et la littérature. Émule anglais de Jules Verne, Herbert George Wells (1866-1846) devait annoncer, entre autres, la radio, les dirigeables, les tanks, les voyages interplanétaires et la bombe atomique, tout en mettant en question les valeurs de la société anglaise dont ses débuts difficiles lui avaient fait connaître la dureté. Thuriféraire du progrès technique, Wells, qui avait pu suivre à vingt ans l’enseignement de T.S. Huxley, fondait ses espoirs d’amélioration de la société non sur la lutte des classes mais sur le pouvoir absolu de l’homme sur la nature et sur lui-même. Son œuvre de romancier visionnaire présente les problèmes les plus graves de la civilisation contemporaine avec une profonde lucidité. « La guerre des mondes » reste le chef d’œuvre de Wells et son influence sur la science-fiction du vingtième siècle est considérable. Mars, dieu de la guerre des romains, occupe une place à part dans le panthéon des planètes. Quand Wells rédige sont roman, à la fin du XIXe siècle, la croyance en l’existence de canaux martiens et de planètes habitées marque l’imagination populaire. L’américain Percival Lowell (1855 – 1916) décide de se consacrer exclusivement à l’étude de la planète rouge et fonde en 1894 un observatoire dans l’Arizona avec sa fortune personnelle. Lowell est persuadé que Mars abrite une civilisation avancée luttant contre une importante sécheresse. H. G. Wells s’établit en 1895 dans le Surrey avec sa femme. Il passe une grande partie de ses journées à écrire et à se promener dans la campagne. Au cours de l’une de ces promenades, Wells et son frère discutent de la possibilité de l’arrivée d’être venus d’une autre planète. La discussion fait germer dans la tête de l’écrivain une idée, bientôt nourrie par des articles sur les fameux canaux de Mars. En 1896, Wells, qui suivait de très près les avancées scientifiques de son époque, publie « Intelligence on Mars », où il couche sur papier ce qui va devenir La Guerre des mondes. L’auteur suggère que les Martiens sont attirés par la Terre car leur propre monde, très ancien, est asséché et mourant. Dans La Guerre des mondes, une forme de vie extraterrestre venant de Mars attaque Londres. Nous sommes à la fin du XIXe siècle et l’Empire britannique s’étend sur une grande partie du globe et ne connaît pas d’adversaire. Wells bouleverse cette conviction en réduisant cet empire en ruines, anéanti par une plus grande puissance. Les Martiens s’imposent comme une « race supérieure ». « La guerre des mondes » parait sous forme de feuilleton dans les journaux « Pearson’s » et « Cosmopolitan » de janvier à décembre 1897, avec des dessins de l’illustrateur de livres d’enfants Warwick Goble (1862–1943) . La première édition complète du livre (Londres, 1898) ne comporte pas d’illustrations. En 1903, Le jeune artiste brésilien Alvim Correa (1876 – 1910), passionné par le Roman de Wells, exécute une série de 132 illustrations remarquables destinées à son illustration. En 1905, après deux années de travail, il présente ses dessins à Wells. L’auteur est séduit par son travail qu’il juge supérieur aux dessins de Goble. Le texte de Wells est traduit par Henry D. Davray et la présente édition de luxe, tirage unique à 500 exemplaires, parait à Bruxelles en 1906. Fidèle, moderne et spectaculaire, le travail de Correa n’a pas pris une ride. Ses dessins ont inspiré les réalisateurs et la science-fiction du vingtième siècle. Mais le jeune artiste meurt de la tuberculose en 1910 et ses dessins de la « guerre des mondes » sont considérés par les historiens comme perdus. Ils sont finalement en partie retrouvés dans les archives familiales au Brésil dans les années 80 et 31 dessins originaux sont vendus par « Heritage Auctions" en mai 2015 à Beverly Hills, Californie. L’intérêt du public est énorme. Les enchères pour un seul dessin atteignent 32 500 $ ! Le journal "Fine Books collections" relate « The archive’s fantastical and "steampunk" depictions of aliens and wide-scale destruction were from the imagination of Brazilian artist Henrique Alvim Corrêa and are credited with influencing humanity’s perception of aliens, their technology, and weapons in popular culture for the next 100+ years. Alvim Corrêa’s trove is a pop culture milestone and I’m pleased to see so many bidders embraced that," said Ed Jaster, Senior Vice President at Heritage Auctions. "Not only is his artwork an important contribution to 20th century literature, it’s powerful to realize that facets and elements of his imagination prevail to this day." Seulement quelques exemplaires de la présente édition de 1906 sont passés en vente publique ces 40 dernières années. Notre exemplaire, nominatif, porte le n° 5 et la signature de Corréa est bien présente. 1 vol. large 4 °. Publisher’s cover. Engraved title in color, 102 illustrations in the text including 1 full page and 32 off-text compositions on special paper. N° 5/500 with owner’s name and signature of the artist. First French translation and first complete illustrated edition of this masterpiece of science fiction, where HG Wells, one of the pioneers in this field, describes the conquest, using a deadly ray, of the planet Earth by the Martians. Nomin
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Livre d’or du yachting.

J. B. CHARCOT, L. HAFFNER, A. GALLAND, A. THEUNISSEN.] 1 vol. in-fol° (390 x 290 mm.) de : LXXVII, [1], 122 pp. ; 72 + 12 planches hors-texte dont de nombreuses reproductions photographiques de yachts ; préface du Docteur J. Charcot ; illustrations de Léon Haffner, André Galland et A. Theunissen. Un des 40 exemplaires sur japon (tirage total à 200 exemplaires + 120 de propagande). Plein vélin à décors aquarellé reprenant le motif de la couverture brochée (laquelle est reliée en début d’ouvrage). Rare exemplaire de tête sur japon de cette somptueuse publication sur le Yachting, superbement illustré de photos et de dessins au pochoir. La première partie de l’ouvrage comporte les chapitres : « Le yachting avant le yacht », « Le yacht avant le yachting », « La vie à bord », « La navigation à moteur », « Le yachting sur le le lac Léman », « Des fêtes nautiques parisiennes », « Le Yacht-Club de France », « Cercle nautique de Chatou », « Société nautique de Genève », « Le Motor-Yacht-Club de la Côte d’Azur », « Cercle de la voile d’Arcachon », « Canot-club de Paris », « Les clubs belges » etc. Les 122 pages suivantes dressent le portrait des personnalités du yachting et armateurs de yachts de l’époque, tels que Virginie Hériot, Robert André, Louis Aubert, Louis Breguet, le Baron Empain, Albert Lartigue, Charles Martin du Pan etc. Les illustrations photographiques sont d’une grande qualité ainsi que les dessins, dus au célèbre peintre et illustrateur Léon Haffner ( 1881-1972). Les en-têtes de chapitres sont ornés des fanions des navigateurs exécutés au pochoir (aquarelle et gouache originale). La reliure est une création unique: un artiste a reproduit à l’aquarelle le décor de la couverture de l’éditeur. Exceptionnel exemplaire de l’un des plus beaux ouvrages de l’époque sur le sujet. 1 vol. in-folio. 72 + 12 illustrations including many photographic reproductions of yachts; preface by Dr. J. Charcot; illustrations by Léon Haffner, André Galland and A. Theunissen. One of 40 copies on Japan (total 200 copies). Rare copy of Japan paper of this sumptuous publication on Yachting, beautifully illustrated with photos and stencil drawings. The first part of the book contains chapters: "Yachting before the yacht", "The yacht before yachting", "Life on board", "Motor navigation", "Yachting on Lake Geneva" , "Parisian Nautical Festivities", "The Yacht-Club of France", "Nautical Circle of Chatou", "Nautical Society of Geneva", "The Motor-Yacht-Club of the French Riviera", "Cercle de la sail of Arcachon "," Canot-club of Paris "," The Belgian clubs "etc. The following 122 pages gives the portrait of yachting personalities and yacht owners of the time, such as Virginie Hériot, Robert André, Louis Aubert, Louis Breguet, Baron Empain, Albert Lartigue, Charles Martin of Pan etc. The photographic illustrations are of a high quality as well as the drawings, due to the famous painter and illustrator Léon Haffner (1881-1972). The chapter headers are adorned with stenciled browsers’ pennants (watercolor and gouache). The binding is a unique creation: an artist has reproduced with watercolor the decor of the of the publisher’s cover. Exceptional copy of one of the most beautiful books of the time on the subject.
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HERBIER MANUSCRIT DE 567 PLANCHES AQUARELLEES / MANUSCRIPT HERBAL / 567 WATERCOLOR plates.

6 cahiers regroupant 79 familles de plantes et 567 planches manuscrites aquarellées : cahier 1 (16 familles et 115 planches), cahier 2 (11 familles et 56 planches), cahier 3 (20 familles et 164 planches), cahier 4 (10 familles et 86 planches), cahier 5 (21 familles et 89 planches), cahier 6 (1 famille et 57 planches). Cahiers non reliées conservés dans leurs chemises cartonnées d’origine. Impressionnant herbier entièrement manuscrit exécuté à l’encre et à l’aquarelle par un auteur inconnu à la fin du 19ème siècle, une classification illustrée d’un total de 567 planches. Ce travail scientifique colossal et rigoureux est divisé en 6 cahiers sous chemises d’attente regroupant un total de 79 familles de plantes issues de la classification botanique. Toutes les familles sont illustrées d’au moins 1 spécimen identifiable, ce chiffre pouvant s’élever à 61 pour les plus décrites, parmi lesquelles on retrouve notamment : les Crucifères, les Papilionacées et Légumineuses, les Ombellifères, les Composées, les Labiées ou encore les Graminées. Chaque spécimen est accompagné d’un dessin aquarellé remarquablement fidèle, lui-même fourni de nombreuses notes d’explication, le nom des familles comporte souvent également un dessin d’illustration. Les notes accompagnant les noms des familles fournissent des informations sur les caractéristiques que partagent les spécimens de celles-ci, leurs feuilles, leurs fleurs et leurs pétales et étamines, mais aussi leurs fruits. Dans les notes sur les spécimens eux-mêmes, il est fait mention du nom vulgaire, du nom scientifique, des parties identifiables, ainsi que des endroits où il est possible de les trouver. Ce travail frappe par la quantité impressionnante de spécimens identifiés et classés, ainsi que par la finesse du dessin et des couleurs illustrant chacun. 6 folio notebooks, unbound, housed in their original cardboard covers, containing 79 families of plants and 567 watercolor handwritten plates: notebook 1 (16 families and 115 plates), notebook 2 (11 families and 56 plates), notebook 3 (20 families and 164 plates), notebook 4 (10 families and 86 plates) boards), notebook 5 (21 families and 89 boards), notebook 6 (1 family and 57 boards). An impressive manuscript herbarium executed with ink and watercolor by an unknown author in the late 19th century, an illustrated classification of a total of 567 plates. This colossal and rigorous scientific work is divided into 6 notebooks in folders containing a total of 79 families of plants from the botanical classification. All the families are illustrated with at least 1 identifiable specimen, this figure being able to raise to 61 for the most described ones, among which in particular: the Crucifers, Papilionaceae and Leguminous plants, Umbelliferae, Compounds, Labiatae or even Grasses. Each specimen is accompanied by a remarkably faithful watercolor drawing, itself provided with many explanatory notes, the family name often also includes an illustrative drawing. The notes accompanying the family names provide information on the characteristics shared by the specimens of these, their leaves, their flowers and their petals and stamens, but also their fruits. In the notes on the specimens themselves, mention is given of the vulgar name, the scientific name, the identifiable parts, and the places where they can be found. This work is striking for it’s impressive quantity of specimens identified and classified, as well as for the fineness of the drawing and the colors illustrating each.
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Relation de l’ambassade de Mr le Chevalier de Chaumont à la Cour du Roy de Siam, avec ce qui s’est passé de plus remarquable durant son voyage.

CHEVALIER DE CHAUMONT (ALEXANDRE). 1 vol in-12° (163 x 90 mm.) de: [1] f. (titre), 110, 117 pp, [2] pp; ( privilége), [1] p. bl., 28 pp., 4 planches à pleine page et 3 planches dépliantes. ( NB: à la meme date et meme éditeur, il existe plusieurs paginations différente, dont une avec l’éditeur orthographié "Seneuse" et un nombre de planches variant de 6 à 8 ). Plein veau d’époque, dos erfs orné et titré à ,l’or, roulette dorée sur les coupes, tranches jaspées rouges. (déchirures restaurées à la planche dépliante, ensemble frais). Récit des premiers contacts des français avec la Thaïlande par le chef de cette expédition. En 1685, Louis XIV de France envoi une ambassade dirigée par le chevalier de Chaumont (1640-1710) en Thaïlande pour y négocier un traité de paix et de commerce. L’autre objectif est de tenter de convertir le roi Narai au christianisme. Le roi Narai rejette diplomatiquement les efforts des français pour le persuader de se convertir mais leur accorde cependant la permission de propager le christianisme au Siam. Il accepte aussi de signer une convention facilitant le commerce français, contrebalançant ainsi l’influence croissante des Néerlandais. Les Français obtiennent également un monopole sur le commerce de l’étain à Thalang (Phuket). L’abbé de Choisy, le père Tachard et le comte de Forbin, autres membres de l’expédition, publieront chacun le récit de ce périple, dont le célèbre « Journal du voyage de Siam » de Choisy. L’iconographie de l’ouvrage est constituée de 4 planches montrant des personnages et des éléphants harnachés de sièges et 3 planches dépliantes (dont une très grande), figurant des embarcations d’apparat richement décorées. Bel exemplaire, frais. 1 vol in-12°. 7 plates, 3 fold. Contemp. calf. Account of the first contacts of the French with Thailand by the leader of this expedition. In 1685, Louis XIV send an embassy led by the Chevalier de Chaumont (1640-1710) in Thailand to negotiate a peace and trade treaty. The other goal is to try to convert King Narai to Christianity. King Narai diplomatically rejects the efforts of the French to persuade him to convert but grants them permission to propagate Christianity in Siam. He also agrees to sign a convention facilitating French trade, thus counterbalancing the growing influence of the Dutch. The French also obtain a monopoly on the tin trade in Thalang (Phuket). The Abbé de Choisy, Father Tachard and Count de Forbin, other members of the expedition, will each publish the story of this journey, including Choisy’s famous "Journal du voyage de Siam". The iconography of the book consists of four plates showing characters and elephants harnessed with seats and 3 folding plates depicting richly decorated ceremonial vessels. Fine copy, fresh.
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La Musique des Incas, et ses survivances.

D’HARCOURT (R. & M.). 1 fort vol. in-4° (260 x 195 mm) de : [3] ff. (faux titre, du même auteur, titre, dédicace) ; VII (avant-propos) ; 575 pp. (musique dans le texte ; index bibliographique) ; [1] p. (errata) ; 1 planche ; 1 vol. d’atlas in-4° (270 x 200 mm) de : [2] ff. (faux titre, du même auteur, titre) ; 23 pp. (table descriptive des planches) ; 39 planches. Texte broché ; atlas sous chemise demi-percaline brune avec lacet d’attaches (reliures de l’éditeur). Edition originale de ce remarquable travail consacré à la musique et aux instruments de musique des incas. Ce travail du au couple de musicologue M, et Mme d’Harcourt marque une date dans l’histoire de l’américanisme. La bibliographie très complète qui termine l’ouvrage permet de se rendre compte que c’est là le premier travail d’ensemble sur la musique indienne sud-américaine, la première synthèse sur un art indigène qui jusqu’alors n’avait pas retenu l’attention des ethnologues. L’étude de la musique incasique forme le centre du présent travail, leurs recherches s’étendant à un domaine beaucoup plus vaste comprenant le Mexique, l’Amérique centrale et toutes les régions sud-américaines sur lesquelles subsistent des documents. La première partie même, qui traite des instruments utilisés tant à l’époque précolombienne que depuis la découverte, est une élude ethnographique qui- englobe le Nouveau Monde tout entier. Elle est composée d’une série de véritables monographies incluant une description technique et très poussée de chaque instrument, l’étude de sa répartition dans l’Amérique entière. Ainsi sont passés successivement en revue les sonnailles et les bruiteurs, les tambours et les xylophones, la trompe, la syrinx, la flûte verticale et le flageolet, les sifflets et les ocarinas et les instruments à cordes. La seconde partie de l’ouvrage est entièrement consacrée aux fêtes et aux danses de l’ancien Pérou et du Mexique. Le 3e chapitre traite de la musique indienne et tout particulièrement de la musique péruvienne au point de vue technique. Y sont répertoriées 204 mélodies, la plupart notées sur place ou recueillies auprès de personnes natives d’Amérique du sud. Les auteurs parviennent ainsi à distinguer ce qui est vraiment indien de ce qui a subi l’influence européenne, la musique précolombienne de la musique métissée. A noter encore un chapitre sur la poésie incasique, et un autre sur les chanteurs et instrumentistes. L’ouvrage est accompagné d’un superbe album de 39 planches en phototypie, dont plusieurs en couleur. Bel exemplaire, très frais. 1 vol. in-4° + 1 atlas in-4° of 39 plates. Publisher binding. First edition of this remarkable work devoted to music and musical instruments of the Incas. This work, due to the couple of musicologist M, and Mrs. d’Harcourt, marks a date in the history of Americanism. The complete bibliography that completes the book makes it possible to realize that this is the first overall work on South American Indian music, the first synthesis on an indigenous art that until then had not retained the attention of ethnologists. The study of Incaic music forms the center of the present work, their research extending to a much larger field including Mexico, Central America and all South American regions on which documents remain. The first part, which deals with the instruments used both in the pre-Columbian period and since the discovery, is an ethnographic study that encompasses the entire New World. It is composed of a series of real monographs including a technical and very detailed description of each instrument, the study of its distribution in the whole of America. Thus, bells and noisemakers, drums and xylophones, trumpet, syrinx, vertical flute and flageolet, whistles and ocarinas and stringed instruments were successively reviewed. The second part of the book is entirely devoted to the festivals and dances of ancient Peru and Mexico. The third chapter deals with Indian music and especially Peruvian music from a technical point of view. There are 204 melodies recorded, mostly noted on the spot or collected from people native of South America. The authors thus manage to distinguish what is truly Indian from what has undergone European influence, the pre-Columbian music of mixed music. There is another chapter on Incasic poetry, and another on singers and instrumentalists. The set includes a superb album of 39 collotype plates, many in color. Fine copy, very fresh.
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Angleterre/Londres / Italie.]. Ensemble de 18 aquarelles].

TURTLE (Florence Caroline, née Wheatstone) 18 aquarelles sur papier de formats divers ( de 180 x 260 mm. à 530 x 560 mm.), la plupart avec signature, ou date, et parfois des indications au dos au crayon. Carton à dessin moderne. Bel ensemble de 18 aquarelles représentant des vues d’Angleterre pour la plupart, d’Italie et d’Asie. Elles ont été peintes entre 1891 et 1897 par l’anglaise Florence Caroline Turtle, née Wheatstone (1850-1926), fille de Sir Charles Wheatstone 1802-1875), brillant physicien et inventeur anglais qui fut le premier à rendre possible l’envoi de messages par le télégraphe électrique, pionnier de la télégraphie sous-marine. Il a en outre mis au point la dynamo moderne ainsi que le « stéréoscope » en 1832, appareil par lequel une impression de relief est obtenue grâce à la combinaison de deux images dans une perspective légèrement dissemblable. Nous avons trouvé en ligne une image d’un daguerréotype stéréoscopique montrant Wheatstone avec sa famille regroupée autour d’une table sur laquelle est l’appareil de vague (c.1840), avec lequel il a démontré les propriétés ondulatoires de la lumière. Sa fille Caroline, visible enfant sur cette photo, épousa William Greer Turtle en 1889. La qualité de ces 18 aquarelles montre les talents d’artiste de la fille de l’inventeur. Les sujets représentés, sont variés et très réalistes : 9 aquarelles sont des vues de la magnifique Abbaye de Wenminster de Londres depuis les jardins alentours et sous différentes perspectives et d’autres de l’intérieur, elles représentent aussi des habitants devant plusieurs très jolis cottages anglais où parfois elle séjourna, des paysages de la campagne anglaise et habitants (berger et son troupeau, maisonnette). Trois ne sont pas de l’Angleterre mais réalisé lors de ses voyages avec son époux. Deux sont d’Italie, un jolie romaine et une œuvre sur double face de Pompéi, ainsi qu’une représentation d’un joli jardin asiatique avec son lecteur dans le patio. Emouvant travail aux coloris demeurés très frais. 18 watercolors on paper of various sizes (180 x 260 mm. à 530 x 560 mm.), most with signature, or date, and sometimes indications on the back. Fine set depicting views and inhabitants of England and Italy, painted between 1891 and 1897. They are the work of the English Florence Caroline Turtle, born Wheatstone (1850-1926), daughter of Sir Charles Wheatstone (1802-1875), brilliant English physicist and inventor who was the first to make possible the sending of messages by the electric telegraph, pioneer of underwater telegraphy. He also developed the modern dynamo as well as the "stereoscope" (1832), an apparatus by which a relief impression is obtained by the combination of two images taken in a slightly dissimilar perspective. We found an image of a stereoscopic daguerreotype showing Wheatstone with his family grouped around a table on which is the "wave apparatus" (c.1840), with which he demonstrated the wave properties of light. His daughter Caroline, child on this picture, married William Greer Turtle in 1889. The quality of these 18 watercolors shows the artistic talents of the inventor’s daughter. The subjects represented are varied and very realistic: 9 watercolors are views of the magnificent Wenminster Abbey from the surrounding gardens and from different perspectives and others from the inside, they also represent people in front of several pretty cottages where sometimes she stayed, landscapes of the English countryside and inhabitants (shepherd and his flock, house). Three are from Italy, a pretty Roman and a double-sided work of Pompeii, as well as a representation of a pretty Asian garden with its reader in the patio. Fine set with the colors remained very fresh.
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Plan de Dunkerque avec la flotte des Ennemis.

CLEMENT DAFFINCOURT [Pierre Clément, ingénieur du roi]. 1 f. (485 x 345 mm.) manuscrit à l’encre brune et aquarellé. (Traces de pliures, onglet au dos, quelques restaurations marginales, rousseurs et brunissement du pigment, légère trace de mouillure). Rare carte manuscrite établie par Pierre Clément Daffincourt (1652-1704), Ingénieur ordinaire du Roy, Directeur des fortifications des places maritimes de Flandre qui a participé à la construction du port de Dunkerque. Document établis par cet officier lors de l’attaque du port par la flotte anglo-hollandaise en septembre 1694, repoussée par Jean Bart (1650-1702), considérée comme la dernière victoire du célèbre corsaire. Acteur majeur de l’histoire navale française de la fin du 17ème siècle, Jean Bart a vu ses exploits récompensés par Louis XIV qui lui accorde, ainsi qu’à ses descendants, des lettres de noblesse. Sa renommée est telle que les Grands du royaume participent à l’armement de ses vaisseaux en contrepartie d’un tiers des prises. Réalisé sur le vif le 22 septembre 1694, le présent plan représente la dernière grande victoire du célèbre corsaire qui repousse alors une attaque anglo-hollandaise contre sa ville natale. Il est fait chef d’escadre deux ans plus tard et meurt en service le 27 avril 1702 à la veille de la guerre de succession d’Espagne. La guerre de la Ligue d’Augsbourg (1688-1697) est marquée par une intense activité navale, et l’année 1694 est une succession de sièges et de batailles entre la flotte française et la coalition anglo-hollandaise. Louis XIV décide de porter son effort de guerre sur la Méditerranée et l’Espagne. Afin de soutenir le maréchal de Noailles pour la prise de Barcelone et de contraindre l’Espagne à signer la paix, Tourville quitte Brest le 24 avril avec 71 vaisseaux et l’escadre de Châteaurenault le suit le 7 mai. Renseignés sur ces mouvements, les Anglais et les Hollandais projettent de s’emparer de Brest, pensant que l’absence de Tourville et de sa flotte rendrait aisé le débarquement d’une armée d’occupation forte de sept à huit mille hommes. Le 18 juin, la flotte anglo-hollandaise, commandée par l’amiral John Berkeley, essuie un échec lors d’une tentative de débarquement à Camarés. Après cette défaite, la flotte fait demi-tour et remonte la Manche en bombardant à titre de représailles plusieurs ports français dont Dieppe et Le Havre, provoquant des dégâts importants. Au mois de septembre, cette même flotte attaque Dunkerque et Calais. Le présent plan représente l’attaque du port de Dunkerque par la coalition qui se déroule du 22 au 26 septembre. 1 manuscript l. (485 x 345 mm.), brown ink and watercolour. Rare manuscript map realized by Pierre Clément Daffincourt (1652-1704), "Ingénieur Ordinaire du Roy", who took part to the construction of Dunkirk. These plan was made by this officer when English and Dutch fleets attacked the city in 1694. They were repelled by Jean Bart (1650-1702) in a battle which is considered as the last victory of the famous sailor. Important figure of the French Naval history of the end of 17th century, Jean Bart was ennobled by Louis XIV. The date of 22th of september attests the plan was realised during the attack, by Pierre Clément d’Afficourt, who signed it. Some marks of folding, and the title on the verso of the document show it was either classify with military papers, or send to the authorities. Drawn by a professionnel on the first day of the attack, it shows many accurate details, offers the position of both fleets, with the name and place of both ships and batteries. Up on the right, a table gives the explanation for the depicted elements: kind of ships, batteries, fortifications. The attack was repelled. Rare and precious historical document, depicting the last victory of the famous French corsair. Réalisé sur le vif, comme l’atteste la date du 22 septembre, ce remarquable document porte la signature de l’officier Clément. Des traces de pli et le titrage à l’arrière indiquent qu’il a été soit rangé provisoirement dans des papiers militaires, soit plus probablement expédié aux autorités de commandement. La présence d’un onglet au dos de la pliure centrale et une numérotation (86) attestant qu’il fut ensuite inséré dans un registre. Etabli par un professionnel le premier jour de l’attaque, il est d’une grande précision, offrant la position des 2 flottes avec l’emplacement de chaque vaisseau et des batteries. Une table située en haut à droite, titrée « Explication des lettres » et numérotée de A à L précise tous les éléments représentés : types de navires (vaisseaux, galliottes, barques, chaloupes, machines infernales, forteresses, batteries, etc.). Sont aussi indiquées les hauteurs d’eau ainsi que l’échelle du document. L’attaque fut repoussée. Rare document historique représentant le dernier grand fait d’arme de ce célèbre corsaire français.
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Le Calendrier mexicain. Essai de synthèse et de coordination.

JONGHE (Edouard de). 1 vol. in-8° (265 x 185 mm) de : [1] f. (première de couverture brochée conservée) ; 35 pp. (dont dédicace et titre) ; [1] f. (quatrième de couverture brochée conservée) ; 2 grands tableaux dépliants. Bradel demi-toile noire à coins, couv. conv. (reliure moderne). Remarquable essai sur le calendrier mexicain par Edouard de Jonghe (1878-1950). Docteur belge en philosophie et lettres, il publie son travail dans le Journal de la Société des Américanistes de Paris, dont il est lui-même membre, et le dédicace à son président d’honneur, M. le Duc de Loubat. Son travail tient autant de l’étude astronomique, au travers de l’explication du fonctionnement du calendrier mexicain, que de l’étude ethnologique, s’intéressant aux us et coutumes qui y sont liés. Il concentre son travail sur les « Rapports entre le Tonalamatl et l’année solaire », la « succession des fêtes rituelles » et la « Synchronologie ». Dans cet ouvrage, Edouard de Jonghe aborde les 2 périodes du comput mexicain : « Tonalamatl », période de 260 jours et divisée en 20 treizaines, et « Tonalpoualli », période de 365 jours et divisée en 18 vingtaines. Bel exemplaire. 1 vol in-8 °. Half black cloth. Remarkable essay on the Mexican calendar by Edouard de Jonghe (1878-1950). Belgian doctor in philosophy and letters, he published his work in the "Journal de la Société des Américanistes de Paris", of which he was a member. His work is as much about astronomical study, through the explanation of the functioning of the Mexican calendar, as from the ethnological study, interested in the customs that are linked to it. He focuses his work on the "Relationship between the Tonalamatl and the solar year", the "succession of ritual feasts" and "Synchronology". In this work, Edouard de Jonghe discusses the two periods of Mexican computation: "Tonalamatl", period of 260 days and divided into 20 thirteen, and "Tonalpoualli", period of 365 days and divided into 18 twenty. Fine copy.
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Carte d’Etude pour le tracé et le profil du Canal de Nicaragua. Précédé de documents publiés sur cette question par Félix Belly.

GAMOND (Thome de) & BELLY (Félix). 1 vol in-4° (280 x 230 mm) de : 90 pp. (dont faux titre, titre et documents) ; [1] f. (tracé et profils du canal de Nicaragua) ; 1 carte dépliante entoilée, chromolithographie en couleurs (710 x 960 mm) Demi-percaline verte éditeur, couv. imprimées. Important ouvrage pour l’histoire de la construction d’un canal en Amérique Centrale, décrivant le projet de canal au Nicaragua de M. Louis Joseph Aimé dit Thomé de Gamond (1807-1876), illustré d’une grande carte originale. La construction d’une voie de navigation traversant l’isthme de l’Amérique centrale et reliant ainsi l’Atlantique à l’Océan Pacifique est presque aussi vielle que la présence européenne dans les Amériques. Bien que le canal de Panama ait été achevé en 1914 et qu’un canal du Nicaragua n’ait jamais vu le jour, il peut être surprenant d’apprendre que pendant la majeure partie de la seconde moitié du XIXe siècle, le Nicaragua était préféré au Panama pour la construction d’une route interocéanique. Malgré de nombreuses propositions explorées à partir du XVIe siècle, ce n’est qu’à la fin des années 1850 que le duo français Félix Belly (1816-1886), impresario et journaliste, et Thomé de Gamond, ingénieur excentrique mais brillant notamment précurseur du tunnel sous la Manche, obtient une proposition techniquement crédible de construction du canal. Même si leur projet ambitieux ne se réalisa pas, faute d’échecs personnels et de manque de réussite, il fut une forte inspiration pour les générations futures à l’origine du canal de Panama. Malgré cela, l’idée d’un canal du Nicaragua a tout de même été récemment relancée. En effet, en 2013, un consortium chinois a été officiellement autorisé par le gouvernement nicaraguayen à construire un canal traversant le pays pour rivaliser avec celui de Panama, trop encombré. Bien que les plans semblent crédibles sur le papier et que le projet soit techniquement réalisable, il n’aboutira pas. En effet, le milliardaire chinois Wang Jing, investisseur principal, s’étant évanoui et les populations locales ayant vivement protesté contre le projet, celui-ci fut mis à l’arrêt. L’ouvrage comporte une superbe carte dépliante entoilée, chromolithographiée en couleurs. Bel exemplaire. 1 vol in-folio, publisher cardboard binding. 1 large folded colored folding map. Important work for the history of the construction of a canal in Central America, describing the canal project in Nicaragua of Louis Joseph Aimé dit Thomé de Gamond (1807-1876), illustrated with a large original map. The construction of a shipping lane crossing the isthmus of Central America and thus connecting the Atlantic to the Pacific Ocean is almost as old as the European presence in the Americas. Although the Panama Canal was completed in 1914 and a Nicaraguan canal was never built, it may be surprising to learn that for most of the second half of the nineteenth century, Nicaragua was preferred to Panama for the construction of an interoceanic road. Despite many proposals explored from the sixteenth century, it was not until the late 1850s that the French duo Félix Belly (1816-1886), impresario and journalist, and Thomé de Gamond, eccentric engineer but brilliant especially precursor of the Channel Tunnel, gets a technically credible proposal for canal construction. Even if their ambitious project was not realized, for lack of personal failures and lack of success, it was a strong inspiration for future generations at the origin of the Panama Canal. Despite this, the idea of a Nicaraguan canal has been recently revived. Indeed, in 2013, a Chinese consortium was officially authorized by the Nicaraguan government to build a canal crossing the country to rival that of Panama, too crowded. Although the plans seem credible on paper and the project is technically feasible, it will not succeed. Indeed, the Chinese billionaire Wang Jing, principal investor, having fainted and the local populations having strongly protested against the project, this one was stopped. The present work includes an impressive large folding map, color chromolithography 710 x 960 mm.
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Naufrage de la Frégate la Méduse, faisant partie de l’Expédition du Sénégal en 1816 ; Relation contenant les événements qui ont eu lieu sur le radeau dans le désert de Sahara, à Saint-Louis et au Cap Daccard ; Suivie d’un Examen sous les rapports agricoles de la partie occidentale de la côte d’Afrique, depuis le Cap-Blanc jusqu’à l’embouchure de la Gambie.

CORREARD (Alexandre), SAVIGNY (J. B. Henri). 1 vol. in-8° (210 x 130 mm.) de : 366 pp. (les 13 premiers notés XIII et comportant faux titre, titre, avertissement et préface, 2 derniers pp. notés 395 et 396 par erreur) ; [1] pp. ; [1] f. (ouvrages nouveaux) ; 1 frontispice (portrait) ; 1 planche (plan du radeau de la Méduse) Demi-maroquin rouge grains longs, dos lisse orné et titré à l’or, plats recouverts de papier à la colle. Deuxième édition (EO: 1817) de ce récit de première main, par le géographe Alexandre Correard et le chirurgien Savigny de la « Méduse » du naufrage de cette Frégate. « Les Annales de la Marine n’offrent pas d’exemple d’un naufrage aussi terrible que celui du (sic.) la frégate la Méduse. Deux infortunés, miraculeusement échappés à cette catastrophe, s’imposent la tâche pénible et délicate d’en retracer toutes les circonstances. » (Préface). Ce témoignage contribua à faire condamner le commandant Hugues Duroy de Chaumareys, responsable du naufrage et de l’abandon de 149 marins sur ce radeau qui devint le symbole de l’archaïsme de la marine royale qui refusait de prendre en compte les avancées réalisées sous l’Empire, et rendu célèbre par le tableau de Géricault, peint deux ans après le procès su commandant. Bel exemplaire, bien complet du portrait en couleurs du Roi Laïde et du Plan du Radeau. 1 vol. 8vo. Contemporary half sheep. 1 hand-colored portrait in frontispiece 1 plan. Second edition of this account of the Meduse’s shipwreck. Fine copy. 1 vol. 8vo. Half morroco. 1 hand-colored portrait in frontispiece 1 plan. Second edition of this account of the Meduse’s shipwreck. Fine copy.
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Histoire de l’Eglise du Japon.

CRASSET (Jean). 2 vol in-4° (255 x 190 mm) NC: voir Josh Plein veau d’époque, dos à nerfs orne et titre a l’or, tranches jaspées. Edition originale de cet ouvrage relatant l’histoire de la mission jésuite entreprise au Japon de 1546 (arrivée de saint François-Xavier) à 1650. L’auteur, le jésuite Jean Crasset (1615-1692) se sert en partie des travaux réalisés par son prédécesseur, R.P. Solier, qui avait publié en 1627 une Histoire ecclésiastique des Iles et royaumes du Japon. Il y ajoute des commentaires sur les événements politiques de l’ère Sengoku et de l’ère Tokugawa. Son travail fut utilisé plus tard par le père Charlevoix pour composer son Histoire de l’établissement, des progrès, et de la décadence du Christianisme dans l’Empire du Japon (1828-29). L’ouvrage connut un grand succès puisqu’il fut traduit en anglais (1707), en italien et en portugais. « Le deuxième volume est entièrement consacré à l’histoire de la cruelle persécution commencée en 1597, et dont l’historien attribue en grande partie la rigueur à l’imprudence des missionnaires dominicains et franciscains, qui ne prenaient aucune précaution pour dérober aux regards des infidèles leurs cérémonies religieuses » (Michaud. T. 9, p. 442) Bel exemplaire. 2 vols. 4to. 8 engraved plates. Contemporary full calf. First edition of this important history of the Jesuit mission in Japan from the arrival of St. Francis Xavier in 1549 to the 1650’s. The author, the Jesuit Jean Crasset (1615-1692), also includes information on Japanese politics and events of the Sengoku and early Tokugawa eras. An important history of his work was used by father Charlevoix to write his "Histoire et Description générale du Japon" (OE: 1736). Fine copy.
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Ordonnances et règlements concernant la marine.

1 vol in-8° (220 x 140 mm.) de: 356 pp., 18 tableaux dont 3 repliés. Cartonnage de papier à la colle rouge d’origine, non rogné. Rare impression Nantaise de ces ordonnances qui réorganisèrent la Marine Royale après la fin de la guerre d’indépendance ce Américaine. Le Maréchal de Castries, ministre de la Marine, avait été chargé par le Roi de remettre de l’ordre dans les finances et le désordre administratif de la Marine française à la sortie du conflit Nord-Américain. De nombreux officiers de Marine avaient en outre appelés à une réforme. Ces ordonnances reconsidèrent presque tous les aspects de la vie marine. Publication officielle contenant 14 ordonnances et 11 règlements et 18 tableaux et modèles de documents, dont 3 dépliants dont. Édition parue à Nantes la même année que l’originale de Paris. 1 vol in-8°. 18 tables, 3 fold. Publisher paper cover. Rare edition printed in Nantes of these ordinances that reorganized the French Royal Navy after the end of the war of independence this American. The maréchal de Castries, Minister of the Navy, was in charge to restore order in the finances and administration disorder of the French Navy at the end of the North American conflict. Many French Navy officers had also called for a reform. These ordinances reconsider almost every aspect of marine life. Official publication containing 14 ordinances and 11 regulations and 18 tables and models of documents, including 3 folded. Edition published in Nantes the same year as the original of Paris.
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Archive constituée de 7 documents manuscrits]

MONTEIL (François-Aymar, chevalier de). 7 manuscrits rédigés à l’encre brune de: I. [2] pp. in-folio ; II. [8] pp. in-4° ; III. [1] p. in-4° ; IV. [2] pp. in-folio; V. [2] pp. in-4° ; VI. + VII. [3] pp. in-4°. Conservés dans une chemise cartonnée d’époque. Ensemble de 7 documents manuscrits provenant des archives personnelles de François-Aymar, chevalier de Monteil (1725-1787), l’un des plus brillant officier de marine française de la guerre d’indépendance des États-Unis, membre fondateur de la société des Cincinnati. François de Monteil entre dans les Gardes de la Marine à Toulon le 15 août 1741. Il s’illustre dés le début de sa carrière notamment lors de combats contre les anglais. En 1746, il est nommé Enseigne de Vaisseau et Lieutenant de Vaisseau en 1756. Il se distingue au cour de la guerre de 7 ans, notamment aux combats de Gondelour (29 avril 1758), de Négapatam (30 août 1758) et de Pondichery (10 septembre 1759). 30 mars 1759 : il est fait Chevalier de l’Ordre Royal de St Louis. En 1766, il participe au raid mené contre les établissements anglais de Terre Neuve. Il occupe ensuite différents postes de commandement à terre (Inspecteur des forêts et des ateliers de mature, Commandant des Gardes de la Marine, Major d’infanterie au régiment de Rochefort, Brigadier des Armées navales), et à a mer: il commande la frégate la Zéphyr pour une mission au Levant . Le 17 février 1776, le roi Louis XVI lui écrit de Versailles " Monsieur le Chevalier de Monteil, vous ayant choisi pour commander ma frégate La Renommée que je fais armer au Port de Brest, je vous fait cette lettre pour vous dire que mon intention est que vous suiviez cette destination. Sur ce, Je prie Dieu qu’il vous ait Monsieur le Chevalier de Monteil, en sa sainte garde ». Le 20 avril, alors qu’il commande cette frégate, il heurte un récif à la sortie de Brest et subit de graves avaries. Il est acquitté par le Conseil de Guerre le 28 mai. Le 1er Juillet 1777 : il est nommé commandant de la compagnie des Gardes de la Marine à Brest. Du 1er avril 1778 au 31 décembre 1779, il assure le commandement du Conquérant dans la flotte de d’Orvilliers. Il participe à la bataille d’Ouessant en juillet 1778, au cours de laquelle il est blessé, et à la campagne de la Manche de l’armée navale franco-espagnole de mai à octobre 1779. Il est fait Chevalier de l’Ordre de St Lazare et du Mont Carmel. Le 4 mai 1779, il est promu Chef d’escadre. Du 1er janvier 1780 au 21 juillet 1781, il commande le vaisseau de 74 le Palmier dans l’escadre de Guichen et prend part aux trois combats de la Dominique les 17 avril, 15 et 19 mai 1780. Le 9 mai 1781, avec cinq vaisseaux et deux frégates il attaque à la demande des Espagnols, l’établissement de Pensacola (Floride) tenu par les Anglais qu’il contraint à capituler. Le roi a approuvé qu’il accepte le portrait enrichi de diamants que lui a fait adresser le Roi d’Espagne pour le remercier. Du 21 juillet au 14 décembre 1781, il commande à bord du vaisseau de 80 le Languedoc, l’arrière garde de la flotte de de Grasse à la victoire de la Chesapeake (5 septembre 1781). Le 1er septembre 1781 : il est fait Commandeur de l’Ordre Royal de St Louis. Le 8 février 1783, il est promu Lieutenant Général des Armées Navales et sera membre fondateur de la Société des Cincinnati de France le 7 janvier 1784. Les présentes archives provenant de ce célèbre marin sont constituées de: I. Lettre autographe du chevalier de Monteil, à bord de la Renommée le 14 avril [1776] (2 pp. in-fol.), relatant une sortie effectuée au large de Brest avec la "Perle" et le "Moucheron", et évoquant les qualités de la "Renommée" comparable à l’ancienne "Sylphide", aussi bien pour gouverner que pour porter la voile. Le chevalier est préoccupé par l’amélioration des navires français alors que s’annonce la guerre contre les Anglais : « Je ne manquerais pas au retour de dresser un devis relatif aux perfections qu’on pourrait ajouter aux frégates de cette espèce dont l’usage est cher à la paix mais qui peuvent être d’une très grande utilité à la guerre » II. Lettre autographe, Brest 23 juin 1776, adressée à son frère Charles François Just, marquis de Monteil (8 pp. in-4°). Lettre écrite avant son départ pour Saint-Domingue. Monteil annonce à son frère son prochain départ pour Saint-Domingue. Il regrette que le secret de cette mission ait été mal gardé et s’étonne d’avoir été désigné pour commander une frégate, alors que des officiers plus jeunes que lui dirigent des vaisseaux de 74 canons. Son frère, qui doit rencontrer le ministre, pourrait intervenir en sa faveur : « Je m’abstiendrai de rien dire à M. de Sartine, dont il put inférer que je pars mécontent; de votre côté, faites-lui envisager la manière dont il me traite, et que du moins, il doit en toute justice, envoyer le plus tôt possible une des 10 ou 12 frégates qu’on dispose ici, me relever, pour qu’en cas d’armement je prenne ma place, et qu’il doit honnêtement me laisser le moins longtemps possible aux ordres, ou de M. Dennery, ou à ceux de M. de Traversais mon cadet, surtout n’ayant point de division à mon commandement, et me trouvant très déplacé sur la plus belle frégate mais la moins logeable et la plus incommode que corsaire ait jamais monté ». Il ajoute : « J’avoue qu’en ce qu’il m’est permis de voir ici de mes paquets, il est apparent que je ne prendrai point de vivres à St Domingue, qu’ainsi j’en repartirai le plus tôt qu’il se pourra. On me recommande de tenir la mer, de relâcher dans les ports le moins possible. Jamais recommandation ne fut plus superflue, lorsqu’on doit supposer que je sais que les ports jusque vers la fin de septembre en ces climats, sont les plus malsains qu’on puisse l’imaginer, et quand heureusement la mer, en ce temps, est toujours assez saine » . Il annonce qu’il va demeurer à bord de son bâtiment, et qu’il quittera Brest pour Cadix avec trois autres frégates dès que les vents seront favorables. « Vous sentez [.] combien il m’importe d’être instruit de ce que vous aurait pu dire au ministre quand vous p
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Histoire du Christianisme des Indes.

VEYSSIÈRE DE LA CROZE (Mathurin). 2 vol. in-12 ( 168 x 93 mm.) de: [12] ff. (f.t., t, dédic., préface), 423 pp.; [ 2] ff. (f.t., t.), 498 pp, et 3 planches gravées à pleine page et 1 carte dépliante. Plein veau d’époque, dos à nerfs orné, titres de maroquin rouge, tranches marbrées. Seconde édition, révisée (1ere éd. : 1724), de cette histoire des missions chrétiennes en Inde, première étude sérieuse produite sur le sujet. Son auteur, le père Mathurin Veyssière de La Croze (Nantes 1661, Berlin 1739) est un orientaliste polyglotte français. Fils de commerçant, il reçoit sa première éducation des leçons privées de son père et de sa bibliothèque. Embarqué pour la Guadeloupe à l’âge de quatorze ans, il apprend l’anglais, l’espagnol et le portugais au contact des étrangers qu’il y rencontre. De retour en France, il renonce au commerce pour étudier la médecine, puis étudie la religion. En 1682, il prend l’habit de Saint-Benoit dans la congrégation de Saint-Maur. Esprit indépendant et critique, il rentre en conflit avec son ordre et doit fuir la France pour Bâle en 1696, puis Berlin, où ses amis l’aident à obtenir le poste de bibliothécaire du prince-électeur de Brandebourg. Il enseigne également la philosophie au collège français de Berlin. Connu pour son importante correspondance avec les érudits orientaux de son temps, il est l’auteur de dictionnaires des langues copte, arménienne, slave et syriaque. Son présent ouvrage est rédigé à partir de l’étude des œuvres des jésuites, de Goueva, Geddes, Bernier, Tavernier, Ziegenbalg et des nombreux ouvrages et manuscrits dont il disposait en tant que bibliothécaire. Son ouvrage constitue une importante source d’informations sur l’arrivée et le développement du christianisme dans le sous-continent ainsi que des religions qui s’y pratiquent : une large part de son ouvrage est consacrée aux divinités Indiennes et aux pratiques religieuses locales. Aussi il se montre particulièrement critique d’une autorité portugaise corrompue sur les Indiens. Il juge ainsi que la religion n’est qu’un prétexte à la domination européenne : « il serait plus approprié que les sujets indiens donnent une instruction religieuse à leurs dirigeants européens". Remarquable table des matières de 60 pages in fine. Frontispice gravé, 2 planches représentant des divinités et carte dépliante de l’Inde. Bel exemplaire, frais. 2 vol. in-12°. 3 engr. plates, 1 fold. map. Contemp calf. Second edition revised (1st ed.: 1724), of this history of Christian missions in India, first serious study produced on the subject. Its author, Father Mathurin Veyssière of La Croze (Nantes 1661, Berlin 1739) is a French polyglot orientalist. The son of a merchant, he received his first education from the private lessons of his father and his library. Embarked for Guadeloupe at the age of fourteen, he learns English, Spanish and Portuguese in contact with foreigners he meets there. Back in France, he gave up being a trader to study medicine, then studied religion. In 1682, he took the habit of Saint-Benoit in the congregation of Saint-Maur. Independent and critical, he came into conflict with his order and had to emigrate to Basel in 1696, then Berlin, where his friends helped him to become the librarian of the Prince-Elector of Brandenburg. He also teaches philosophy at the French College of Berlin. Known for his important correspondence with Eastern scholars of his time, he is the author of dictionaries of the Coptic, Armenian, Slavic and Syriac languages. His present work is based on a study of the works of the Jesuits, Gueva, Geddes, Bernier, Tavernier, Ziegenbalg . and the many books and manuscripts he had access as a librarian. His book is an important source of information on the arrival and development of Christianity in the subcontinent religions: a large part of his work is devoted to Indian deities and local religious practices. He is therefore particularly critical of a corrupt Portuguese authority over the Indians. He thus judges that religion is only a pretext for European domination: "It would be more appropriate for Indian subjects to give religious instruction to their European leaders." Remarkable table of contents of 60 pages in fine. Engraved frontispiece, 2 plates depicting divinities and folding map of India Fine copy, fresh.
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Essai sur les cavernes à ossements et sur les causes qui les y ont accumulés. Troisième édition. [mais unique édition]

SERRES (Marcel de) 1 vol. in-8° broché, couv. imprimée. Qqs rousseurs. Collation trouvée: [3] ff., xvi, 412 pp. Broché, couverture éditeur imprimées ( rousseurs, taches et défauts d’usage, en partie non coupé) Pierre Toussaint Marcel de Serres de Mesplès (1780 – 1862) est un géologue et naturaliste français. Juriste à l’origine, il devient inspecteur des sciences, arts et manufactures de l’université impériale. En 1809, il est nommé professeur de minéralogie et de géologie à la Faculté des Sciences de Montpellier, inaugurant la première chaire de France consacrée à cette spécialité. Il s’intéresse à la présence d’ossements dans les grottes du sud de la France et est l’un des premiers à avoir soutenu l’existence d’un système quaternaire. Il a contribué pour une large part à la découverte des riches cavernes à ossements humains du Midi de la France. Son présent ouvrage constitue l’un des premiers travaux scientifiques sur la paléontologie animale et humaine et l’évolution. Auteur de plus de quarante ouvrages, il publiera en 1851 « Du perfectionnement graduel des êtres organisés, qui fait de lui un précurseur de la théorie de l’évolution de Charles Darwin. De Serre ébauche dans la cinquième partie du présent ouvrage les théories qu’il développera en 1851, traitant notamment : « Des espèces organiques et des causes de leurs variations », « De l’influence du climat et de la nourriture sur les variations des espèces » », De l’influence du temps sur les variations des espèces » ou encore « Existe-t-il des races intermédiaires entre nos espèces actuelles et les espèces de l’ancien monde ? ». Nous n’avons pas trouvé de première ou seconde édition de cet ouvrage, cette « troisième édition » étant la seule répertoriée dans les fonds publics (2 ex.). Très peu d’exemplaires de cet ouvrage sont passés en vente ces 100 dernières années. 1 vol. in-8°. Publisher printed cover. Pierre Toussaint Marcel of Serres de Mesplès (1780 – 1862) is a French geologist and naturalist. Originally a lawyer, he became inspector of sciences, arts and manufactures of the imperial university. In 1809, he was appointed Professor of Mineralogy and Geology at the Faculty of Sciences of Montpellier, inaugurating the first Chair of France devoted to this specialty. Interested in the presence of bones in the caves of southern France, he is one of the first to have supported the existence of a quaternary system. He contributed to a large extent to the discovery of the rich caves with human bones of the South of France. His present work is one of the first scientific works on animal and human palaeontology and evolution. Author of more than forty books, he published in 1851 « Du perfectionnement graduel des êtres organisés », which makes him a precursor of the theory of evolution of Charles Darwin. De Serre draft in the fifth part of the present work the theories that he will develop in 1851, including: "Organic species and causes of their variations", "The influence of climate and food on species variations ", "the influence of time on the variations of species "or " Are there intermediate races between our present species and the species of the old world? ". We did not find a first or second edition of this book, this "third edition" being the only one listed in public funds (2 ex.). Very few copies of this book have been sold for the last 100 years.
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Mémoire du Roy pour servir d’instructions au Sr du Revest, capitaine de Vaisseau.

MANUSCRIPT / PIRACY / MEDITERRANEEN] LOUIS XV / ROUILLE (Antoine-Louis). 1 cahier in-folio (365 x 250 mm) de: [13] pp. manuscrites à l’encre brune et [1] f. Bl., cachet de cire et signature du roi Louis XV et d’Antoine-Louis Rouillé. Brochage d’origine maintenu par un ruban de soie bleu. Ordre de mission rédigé sous forme de mémoire fixant le cadre de l’expédition d’une escadre française auprès du Pacha de Tripoli afin de faire cesser les attaques des pirates locaux, document signé de la main du roi Louis XV (1710-1774) et du ministre de la Marine, Antoine-Louis Rouillé (1689-1754) , adressé au capitaine de vaisseau du Revest, commandant les vaisseaux La Junon et La Flore en partance de Toulon. [La Junon était un vaisseau de 44 canons construit au Havre en 1747]. Les « corsaires barbaresques » de la méditerranée ont représenté un véritable fléau pour le trafic maritime jusqu’au 19éme siècle, capturant des milliers de navires, attaquant les localités côtières et alimentant un trafic d’esclaves avec les équipages capturés. Certains des capitaines des galères de ces corsaires les plus reconnus, étaient ce qu’on appelait à l’époque des « renégats » : des européens convertis à l’islam pour échapper à l’esclavage, comme John Ward et Zymen Danseker ou le capitaine renégat français Sicard nommé dans le présent mémoire. Si les attaques des pirates de Barbarie ont culminé au début du milieu du XVIIe siècle, elles restent au milieu du 18eme une menace constante pour le trafic maritime. Ainsi les flottes Françaises, Espagnoles et Italiennes effectuent encore régulièrement des missions de représailles ou de diplomatie auprès des souverains locaux d’Alger, Tunis et Tripoli, commanditaires ou complices des corsaires des cotes d’Afrique du Nord. Dans le présent mémoire, le roi Louis XV fixe le cadre d’une mission envoyée auprès du Pacha de Tripoli en avril 1752 afin de faire cesser des attaques et pillages de navires français. Suite au bombardement de Tripoli par les français en juillet 1728 contre la ville actuelle de Tripoli, le traité du 9 juin 1729 est censé protéger les navires français des actes de piraterie des tripolitains. Cependant, depuis 3 ans, les corsaires de Tripoli se livrent à des agressions et pillages contre des navires et équipages français : « Tous les capitaines français qui avaient le malheur de rencontrer en mer des corsaires de Tripoli étaient exposés à se voir enlever tous leurs effets et provisions qui étaient à la bienséance de ces corsaires, et à être maltraités, quelques-uns même ont reçu la bastonnade au risque de leur vie, et il n’était pas possible d’abandonner plus longtemps la navigation aux violences des Tripolitains ». Or, malgré diverses actions diplomatiques, ces actes de piraterie n’ont pas cessé. Le roi Louis XV décide donc d’envoyer une escadre devant Tripoli pour obtenir du Pacha le rétablissement du traité, une compensation financière et la punition des corsaires ayant été identifié. Avant l‘arrivée de cette flotte, le capitaine du Revest est envoyé en éclaireur pour remettre au Pacha le courrier du roi précisant les dommages causés par les corsaires et les exigences du souverain français. Le roi exige du pacha qu’il châtie ces souffrir le même traitement qu’ils ont fait aux français, de faire dédommager tous les capitaines français des pillages qui leur ont étaient faits, et de prévenir efficacement à leur sureté pour l’avenir, en ajoutant au traité un article qui prononce a peine de mort contre les « Rais » qui oseront piller ou insulter un bâtiment français de quelque manière que ce soit ». Le roi exige en outre « la tête des principaux coupables, nommément d’un renégat français nommé Sicard, qui est l’auteur de brigandages des Tripolitains » et il joint à sa lettre au Pacha la liste des « Rais » qui doivent être punis. En outre, il fixe à 5 à 6000 sequins minimum le montant de l’indemnité exigée. Le capitaine de Revest est au final chargé de faire connaitre au Pacha que « sa majesté le soupçonne de mauvaise foi ou de connivence avec sa corsairerie, s’il hésitait à les châtier ». Et pour que ses exigences soient satisfaites, le roi précise que « le sieur du Revest ne cachera point au Pacha qu’il doit être suivi immédiatement de plusieurs vaisseaux de force destinés à appuyer les justes prétentions de sa majesté » Remarquable document original signé de la main du roi et de son ministre, précieuse source historique pour la connaissance de l’histoire de la piraterie en Méditerranée. 1 vol. folio hold with a silk ribbon. [13] pp. handwritten in brown ink and [1] f. Bl., wax seal and signature of King Louis XV and by the Minister of the Navy. Order of mission fixing the framework of the expedition of a French squadron to the Pasha of Tripoli in order to stop the attacks of the local pirates, document signed by the hand of the king Louis the XVth ( 1710-1774) and Antoine-Louis Rouillé (1689-1754), Minister of the Navy, [The Junon was a 44-gun ship built in Le Havre in 1747]. The "Barbary corsairs" of the Mediterranean represented a real scourge for maritime traffic until the 19th century, capturing thousands of ships, attacking coastal towns and supplying slave traffic with captured crews. Some of the captains of the galleys of these corsairs were what were called at the time "renegades» : Europeans converted to Islam to escape slavery, like John Ward and Zymen Danseker or French captain Sicard, named in this memoir. Although the attacks of the Barbary pirates peaked in the early mid-seventeenth century, they remained in the middle of the 18th century a constant threat to maritime traffic. Thus, the French, Spanish and Italian fleets still regularly carry out retaliation or diplomacy missions to local rulers of Algiers, Tunis and Tripoli, sponsors or accomplices of privateers of the North African coasts. In this memoire, King Louis XV sets the framework for a mission sent to the Pasha of Tripoli in April 1752 to stop attacks and looting of French ships. Following the bombing of Tripoli by the French in July 1728 against the city of
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Journal du corsaire Jean Doublet, de Honfleur, lieutenant de frégate sous Louis XIV, publié d’après le manuscrit autographe. Avec introduction et notes.

BREARD (Charles) 1 vol. in-8° (220 x 155 mm) de : 302 pp. (dont faux titre, titre, introduction, au lecteur, table des chapitres et table des noms cités) ; [1] p. Demi-chagrin noir d’époque, dos à nerfs orné. Provenance: Ex-libris armorié du marquis de Piolenc. (mors frottés, rares rousseurs). Edition originale du journal du corsaire français Jean-François Doublet, contemporain de Duguay Trouin, du comte de Forbin et de Jean Bart, récit rédigé sous forme de journal de voyage tiré du manuscrit original du marin. La « Course » joue un rôle majeur dans l’action menée par les marins français sous le règne de louis XIV. Leurs « prises » rapportent des sommes considérables au trésor de la couronne et le nom de plusieurs corsaires Français restent célèbres. Cependant, peu de journaux de corsaires sont connus. Celui du Normand Jean-François Doublet (1655 – 1728), conservé aux archives de Rouen et objet de la présente édition, est donc un témoignage de première importance. Son auteur est l’un des seize enfants de François Doublet, apothicaire devenu capitaine marchand, armateur et entrepreneur aventureux. En 1663, c’est à l’âge de sept ans que Jean Doublet effectue son baptême de mer en se cachant sur le bateau de son père en partance pour les Îles de la Madeleine dans le golfe du Saint-Laurent au Canada pour le compte de la Compagnie de la Nouvelle-France. Ainsi débute sa longue carrière en mer de quarante-huit ans. Reconnu comme un excellent pilote, il est le témoin privilégié de l’ensemble de l’histoire maritime de l’époque de Louis XIV. Il reste, avec Duguay Trouin, le corsaire le plus prolixe, ayant laissé des mémoires rédigées avec soin et minutie. Voici un aperçu de ses faits d’armes en tant que capitaine corsaire : En 1693, Jean Doublet prend le commandement d’une frégate corsaire de Granville, le « Jeune Homme » (160 tonneaux, 16 canons et 25 hommes), puis de la frégate corsaire de Saint-Malo de 350 tonneaux, le « Comte de Revel », avec laquelle il capture un garde-côte anglais de 300 tonneaux et 40 canons. En 1695, il croise avec le Comte de Revel le long des côtes irlandaises et aide Saint-Malo à tenir tête à l’amiral John Berkeley venu bombarder la ville. En 1696, il arme au commerce vers les Açores et Salé et pratique la guerre de course. En 1697, il est capturé en Manche par les Anglais et reste prisonnier trois mois et demi à Plymouth. En 1707, il commande le Saint-Jean Baptiste (500 tonneaux et 36 canons) pour piller les mers du Sud : Montevideo, Valparaíso, Coquimbo, Cobica, Chipana, Arica, Callao et Lima. Il dresse des cartes des rades qu’il visite. Le 22 avril 1711, Il rentre à Port-Louis chargé d’un butin de 635 000 piastres d’or et d’argent ! Jean Doublet se retire ensuite définitivement à Honfleur, occupant ses dernières années à la rédaction de son journal. Comme Duguay Trouin, il rédige ses mémoires à l’intention de sa famille et de ses amis désireux de connaitre ses aventures de mer. Le journal du corsaire est accompagné d’une introduction, d’un arbre généalogique, d’une série de pièces et documents et d’une table des noms et des navires cités. 1 vol. in-8°. Contemp. half chagrin. First edition of the French privateer Jean-François Doublet’s diary, contemporary of Duguay Trouin, the Comte de Forbin and Jean Bart, written in the form of a travel diary from the sailor’s original manuscript. Privaters plays a major role in the action led by French sailors during the reign of Louis XIV. Their "catches" bring considerable sums of money to the treasure of the crown, and the names of several French corsairs remain famous. However, few privateers’ journals are known. That of Normand Jean-François Doublet (1655 – 1728), kept in the archives of Rouen and the subject of this edition, is therefore a testimony of utmost importance. Its author is one of sixteen children of François Doublet, apothecary turned merchant captain, owner and adventurous entrepreneur. In 1663, at the age of seven, Jean Doublet made his baptism at sea by hiding on his father’s boat bound for the Îles de la Madeleine in the Gulf of St. Lawrence in Canada on behalf of of the Company of New France. Thus begins his long career at sea of forty-eight years. Recognized as an excellent pilot, he is the privileged witness of the whole maritime history of the time of Louis XIV. He remains, with Duguay Trouin, the most prolific corsaire, having left memories written with care and meticulousness. Here is an overview of his feats of arms as captain corsair: In 1693, Jean Doublet takes command of a frigate corsair from Granville, the "Jeune Homme" (160 barrels, 16 guns and 25 men), then the 350-ton corsair frigate of Saint-Malo, the "Comte de Revel", with which he captured an English coastguard of 300 barrels and 40 guns. In 1695, he met with Count Revel along the Irish coast and helped Saint-Malo to stand up to Admiral John Berkeley bombing the city. In 1696, he leaved for the Azores and Salé for trade and as a privater. In 1697 he was captured by the British in the Channel and remained a prisoner for three and a half months in Plymouth. In 1707, he commanded the St. Jean Baptiste (500 barrels and 36 guns) to loot the South Seas: Montevideo, Valparaiso, Coquimbo, Cobica, Chipana, Arica, Callao and Lima. He draws maps of the places he visits. On April 22, 1711, he returned to Port-Louis with a booty of 635,000 piastres of gold and silver! Jean Doublet then retired in Honfleur, occupying his last years in the drafting of his journal. Like Duguay Trouin, he writes his memoirs for his family and his friends who want to know his sea adventures. The corsair’s diary is accompanied by an introduction, a family tree, a series of pieces and documents and a table of names and vessels cited. Fine copy.
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I. Cahier appartenant à Caroline Deroche de Grenoble, département du Gard dans le Bas Linguedoc. II. Mémoire de dépenses depuis e mois d’aout 1807 [à mars 1819].

DEROCHE (Caroline). Manuscrits à l’encre brune sur papier bleuté de: 1 cahier in-folio (255 x 195 mm.) de [2], 32 pp. Manuscrites et 15 ff. bl.; 1 cahier in-4° (230 x 185 mm.) de [5] ff dont 9 pp. Manuscrites. Chemise d’époque de papier à la colle bleu, rabats cousus de fil noir. Emouvant témoignage de la vie d’une jeune française sous le premier empire, constitué d’un essai sur l’histoire universelle et des notes de ses dépenses courantes pour sa « toilette » pendant douze années, ensemble rédigé à l’encre brune sur un beau papier bleuté et conservé dans le cartonnage d’origine confectionné par la jeune fille. Le premier cahier débute par une lettre de bonne année que Caroline adresse à la personne chargée de son éducation, l’émotion et l’enthousiasme de cette jeune fille qui débute ses études est saisissant : « Madame, la reconnaissance ne s’effacera jamais de mon cœur. En vain les années s’accumuleront, elles ne feront pas oublier ce temps heureux ou vous preniez tant de soins de mon éducation, Ha ! Madame, ce jour qui commence ma vie est pour moi le plus heureux de ma vie ». L’étudiante réunis dans ce cahier, destiné à son enseignante, ses connaissances de l‘histoire universelle avant et après le déluge jusqu’à Alexandre : « Je ne saurai commencer plus heureusement ce cours d’histoire qu’en vous le dédiant : l’intérêt que vous avez toujours pris à mon avancement dans cette science m’est un sur garant que vous voudrez bien agréer ce faible essai d’une de vos élèves ». Suit son essai sur l’histoire : Adam, Moise, Salomon, les Perses, les Assyriens, Nabuchodonosor, Babylone, Balthazar, Cyrius, les Grecs et pour finir un chapitre sur le « Royaume des Egyptiens », dont « la fondation remonte à l’année 1 800 depuis la création monde Les Egyptiens furent le premier peuple qui se donna un roi ». Le second cahier est constitué d’un mémoire des comptes tenus par Caroline Deroche du 8 aout 1807 à mars 1819, document très instructif sur la « toilette » d’une jeune française il y a 200 ans. Elle comporte le détail chiffré de ses achats, le nom des fournisseurs ainsi que les sommes reçues : Pour le 22 Aout 1807 :« une livre de coton, 1 paire de souliers noirs fait par Igou de Chateaurigaut, 1 tablier d’indienne, 1 jupe de mousseline achetés à Grenoble, une paire de patins faits à Génolhac, 1 paire de sabots venus de Clermont total 95 f. Février 1808 : « « 1 paire de souliers de soie faits à Alais, 1 robe de taffetas blanc achetée à Nîmes, 1 chapeau de satin blanc ». 1808 : « chemises de nuit, perruquier, chapeau de paille, paire de gants ». Janvier 1810 : 1 mouchoir de Madras, 1 robe de Nankin, 1 paire de gants de peau, fait blanchir à neuf des dentelles et des bas, acheté du papier des plumes et de la cire ». 1811 : « acheté de la toile pour 6 chemises, 1é pans de tulle et de mousseline, 1 paire de gants et des mitaines » 8 octobre : « j’ai fait arranger ma montre : 12 f. 1812. A partir de janvier 1815, caroline indique des sommes reçues et leur provenance : « 1816 : « reçu en argent provenant de la vente de moutons. 25 f., de la vente de la feuille : 43 f, de la vente de la laine. 27 f. Total de ce que j’ai reçu cette année : 95 f. » et en 1817 « reçu 20 f provenant de la ferme du petit prés, reçu du prix de la feuille de muriers 102.17 f. ». Ces reçus indiquent que la jeune femme a ses propres revenus, provenant de la vente de la production de fermes dont elle est propriétaire. Documents d’un intérêt historique sur l’éducation et la vie d’une jeune femme de l’époque. 2 manuscripts notebooks. Brown ink on blue paper: 1 vo. folio of [2], 32 pp. handwritten and 15 ff. bl .; 1 vol. in-4 ° (230 x 185 mm.) of [5] including 9 pp. handwritten. Evoking testimony of the life of a young Frenchwoman under the first empire, consisting of an essay on universal history and notes of her current expenses for her "toilette" for twelve years, all written in brown ink on a beautiful blue paper and kept in the original cardboard made by the young lady. The first notebook begins with a letter of good year that Caroline addresses to the person in charge of her education, her emotion and enthusiasm about her studies is striking: "Madam, the recognition will never be erased from my heart. In vain will years accumulate, I will not forget this happy time you took so much care of my education, Ha! Madam, this day that begins my life is for me the happiest of my life . ". The student gathered in this notebook, intended for her teacher, her knowledge of universal history before and after the Flood to Alexander : "I will not be able to start this work of history more happily than by dedicating it to you: The interest you have always taken in my advancement in this science is a guarantee to me that you will accept this feeble attempt of one of your pupils. Then start her essay on history: Adam, Moses, Solomon, the Persians, Assyrians, Nebuchadnezzar, Babylon, Balthazar, Cyrius, the Greeks and finally a chapter on the "Kingdom of the Egyptians", whose "foundation dates back to the 1 800 year since the creation world . The Egyptians were the first people who gave themselves a king ». The second notebook consists of a memoir of accounts held by Caroline Deroche August 8, 1807 to March 1819, very informative document on the "toilette" of a young French 200 years ago. It includes the costed details of her purchases, the names of suppliers and the sums received: For August 22, 1807: "a pound of cotton, 1 pair of black shoes made by Igou de Chambaurigaut, 1 apron, 1 skirt of muslin bought in Grenoble, a pair of skates made in Génolhac, 1 pair of clogs from Clermont . total 95 f. February 1808: " 1 pair of silk shoes made in Alais, 1 white taffeta dress bought in Nîmes, 1 white satin hat . ". 1808: "nightgowns, wigmaker, straw hat, pair of gloves .". January 1810: 1 handkerchief from Madras, 1 Nanjing robe, 1 pair of skin gloves, whitewashed lace and stockings, bought paper from feathers and wax . ". 1811: "bought cloth for 6 shirts, 1 piece of
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Autograph Letter signed to William Fothergill, Wensleydale, Yorkshire

NICHOLS (F.) 1 lettre au format in-folio (320 x 198 mm.) de [4] pp. Manuscrites à l’encre brune. Traces de plillures, adresse et cachet de cire rouge. Conservée dans une chemise de papier d’époque. Longue lettre envoyée de New York par un émigré anglais contenant quantité d’information sur la jeune Amérique, ses habitants, ses villes, son climat , lettre adressée à William Fothergill, membre de la famille du Yorkshire du célèbre physicien John Fothergill. L’auteur de la lettre, F. Nichols, s’adresse à William Fothergill, un Américain membre de la famille du physicien William Fothergill (1712-1780), qui rédigea un pamphlet intitulé "Considérations relatives aux colonies nord-américaines" dans lequel il préconisait l’abrogation de la Loi sur le timbre. En 1774, il collabora avec Benjamin Franklin à l’élaboration d’un plan de réconciliation destiné à être soumis à des personnalités importantes des deux côtés. Le destinataire de cette lettre est sans doute un neveu, séjournant dans sa famille en Angleterre ou lui est adressée la lettre de F. Nicols. L’auteur, un anglais, nouvel immigrant installé à NY, se montre particulièrement critique de la situation dans les villes Américaine, l’état de la population, l’économie, le climat : « You Never saw such a dirty town as N. York. We live in an atmosphere of dust when the weather is dry. Pauperism is incrised wonderfully since I left England. The extravagance, oppression, and tiranny of your government are destructive to the welfare and happiness of the nation There is a great deception in emigration to the US The towns on the sea-coast are full of poor peole, who cannot get employment, and in the interior, agriculture is unprofitable, because produce is a little or no value. The country has been declinig since the general peace in Europe. I have livrd about three years in N. York and have found it a disagreable townIt exhibits a curious scene of wealth and poverty, of vice and misery. There are no poor laws, and the rich do not know how the indigent exist. The smaller houses swarm with people, and are mostly let by single rooms at exorbitant rates. They are occupied chiefly by labourers, prostitutes, and people of colour. I am confident that there is not a town in Britain where so much vice, privation, richness, and misery exist as in N. York. » L’auteur se livre ensuite à une étude critique de l’ouvage recemment parut d’Emanuel Howitt « Selections from letters written during a tour through the United States in the summer and autumn of 1819 » (Nottingham, 1820). « this book contains many facts which may be useful to the people of britain, and prevent some from emigrating to the U.S. None should come to this country but poor persons who have nothing to loose, or rich who have nothing to sell, and buy what they want with ready money ». Nicols reléve des erreurs de l’ouvrage de Howitt sur le cout des transport, les distances mais juge l’ensemble de l’ouvrage pertinent. Il s’inquiète que les petites erreurs de l’auteur ne donnent des arguments à ses contradicteurs partisans à l‘encouragement à l’émigration aux E.U. il ivre ensuite son annalyse du systéme financier américain : « the buisness of debitor and creditor here is an artificia system of windling, which will perplex and embarass very honest foreigner, till he has been instructed by time and experience. The most expert vagues of Europe will gain knowledge in this country ». Il se plaint ensuite de la rigueur du climat, puis aborde la question de la liberté religieuse dans le pays ; « In this country, a various religions do not exclude him from any political privileges or public offices. The présent major of N. York is a Jew, and one of the presidents of the US was a deist ». Puis il évoque un séjour à Boston en 1818 et ses renconcontres avec le Dr Waterhouse, un ami commun : il s’agit du célébre docteur Benjamin Waterhouse (1754, Newport, 1846, Cambridge) , médecin, cofondateur et professeur à la Harvard Medical School, premier médecin à tester le vaccin antivariolique aux États-Unis, qu’il a administré à sa propre famille : « I often saw Dr Waterhouse, who still remember you. He was in good health, and lived in decent circumtances at Cambridge, near Boston ». Nichols développe ensuite une critique de l’ouvrage de l’ornithologue Alexander Wilson (1766-1813) « American Ornithology » (Philadelphie, 1808-1814) : « most of the engravings, or prints, were coloured by foreigners. The paper and printing of the book were American. But our vanity induces to clame this is an American performance ». Suit un paragraphe sur la production d’alcool : « 1500 bushels of an equal mixture of whisky and maire are daily consummed in the distilleries in N. Yorkand it’s immediate viconity. Whiskey is sold at the distilleries for 26 cents a gallon Much of our whiskey is rectified , and then mixed with foreign gin, rum and brandy, and sold for those liquids ». La lettre se termine par un paragraphe sur la condition des femmes aux E.U., moins enviable qu’en Angleterre, et un autre sur les livres publiés « No original book of any merit has been published here for a long time Our littérature consists of English books reprinted here, most by novel and popular poetry. Books of higher kind are in little demand. We care little about speculative objects, but adopt all your discoveries and inventions which facilitate the art of getting money ». D’évidence, Nichols n’est pas satisfait de son pays d’adoption qu’il ne cesse de comparer à l’Angleterre, mais au-delà d’une mauvaise foi certaine, son témoignage extrêmement éclectique et détaillé présente un intérêt historique incontestable. Document qui mériterait une étude approfondie. 1 large folio (320 x 198 mm.) of [4] pp., handwritten in brown ink. Traces of fold, address and red wax stamp. Long letter sent from New York by an English émigré containing a lot of information about young America, its inhabitants, its cities, its climate ., letter addressed to William Fothergill, member of
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Examen maritime, théorique et pratique, ou Traité de mécanique, appliqué à la construction et à la manœuvre des vaisseaux & autres bâtiments.

JUAN Y SANTACILIA (Jorge). 2 vol. in-4° (264 x 206 mm.) de : I. xii pp. (Faux-titre, Titre, Dédicace au Marquis de Castries, Extraits des Registres de l’Académie Royale des Sciences, Privilège, Préface du Traducteur), 396 pp. ; 14 (Table des matières) pp. 5 planches dépliantes in-fine ; II. [1] f. (Titre), 364, 20 (Table des matières) pp. 9 planches dépliantes in-fine. Soit 14 planches au total. Cartonnage éditeur de papier bleu, exemplaire à toutes marges, non rogné ( annotations d’époque ou calculs en marges au crayon, défauts d’usage à la couvertures, quelques feuillets un peu roussis, rares taches ou salissures.) Première édition française de cette importante contribution aux sciences nautiques, due au géomètre et officier de marine Jorge Juan Y Santacilla (EO : Madrid, 1771). Il participa notamment à la célèbre expédition franco-espagnole au Pérou en 1735 pour mesurer l’arc du méridien proche de l’Equateur. Il fonda quelques années plus tard l’observatoire astronomique de Cadiz. "La combinaison de l’érudition et de l’expérience permit à Juan, dans son Examen maritimo, de fournir une base solide pour l’amélioration des sciences maritimes, de réfuter des théories empiriques en matière de navigation, et d’établir des principes fondamentaux d’architecture navale. L’ouvrage est une application estimable de la mécanique à la science navale." (DSB). La présente édition française est enrichie d’importantes additions dues à son traducteur, l’hydrographe français Pierre Lévêque (1746-1814). (World Cat ne référence que cinq exemplaires dans les bibliothèques à travers le monde : deux en France, deux en Suisse et un en Allemagne). Exemplaire désirable, à toutes marges. Brunet, III-591 ; Polak n°4783. 2 vols. 4to. I. 5 folding plates. II. 9 folding plates. Publisher covers blue paper. First French edition of this important contribution to naval science by Spanish geometrician and naval officer, Jorge Juan Y Santacilla, originally published in Spanish at Madrid in 1771. Among other notable accomplishments the author participated in the famous joint French-Spanish expedition to Peru in 1735 to measure an arc of the meridian near the equator, founded the astronomical observatory at Cadiz, and established the Friendly Literary Society, the forerunner of the Royal Society of Sciences of Madrid. "His combination of theoretical learning and practical experience enabled Juan, in his Examen maritimo, to provide a considerable base for the improvement of naval science, to refute several empirical theories of navigation, and to establish the fundamental principles of naval architecture. The book is a valuable application of mechanics to naval science." (DSB) The French edition contains significant additions by the translator, French hydrographer, Pierre Lévêque [1746-1814].