Bonnefoi Livres Anciens Archives - inBiblio
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Bonnefoi Livres Anciens

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Baron M?nchausen]. Gulliver Revived : or, the Vice of Lying properly exposed ; containing singular travels, campaigns, voyages, and adventures in Russia, the Caspian Sea, Iceland, Turkey, Egypt, Gibraltar, up the Mediterranean, on the Atlantic ocean, and through the centre of Mount Etna into the South Sea. Also An Account of a Voyage into the Moon and Dog-Star, with many extraordinary Particulars relative to the Cooking Animal in those Planets, which are there called the Human Species. By Baron Munchausen.

RASPE (Rudolf Erich); In-12 de 252-(10) pp., 1 frontispice et 19 planches hors texte, basane marbr?e, dos lisse orn?, pi?ce de titre en maroquin rouge, frise dor?e d’encadrement sur les plats (reliure de l’?poque). Tr?s rare ?dition anglaise des aventures du Baron de M?nchausen relat?es par Rudolph Erich Raspe et publi?es une premi?re fois ? Londres en 1785 sous le titre Baron Munchausen’s narrrative of his marvellous travels and campaigns – ?dition originale dont il ne subsiste aucun exemplaire. Le titre fut modifi? l’ann?e suivante en Gulliver Revived or the Singular Travels (1786, 3e ?dition) puis Gulliver Revived or the Vice of lying properly exposed (1789, 6e ?dition) : l’?diteur G. Kearsley fit ajouter au r?cit de Raspe quinze chapitres de m?me qu’une suite de gravures. Publi?e de son vivant, la vie de l’illustre baron (1720-1797) servie par Raspe (1737-1794) devenait mythique. L’illustration se compose d’1 frontispice repli? (le vol de M?nchausen ? dos d’aigle) et 19 planches grav?es sur cuivre. Initiales manuscrites ? l’encre du temps W.B. sur le faux-titre ; coiffe de t?te et mors frott?s, petit accident sur le dos. Reginald, Minville, Burgess, Science Fiction and Fantasy Literature, n? 12024 ; Early Children’s books and their illustration, PML, 1975, N? 188 ; Wackermann, M?nchhausiania, 3.5
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Histoire de Mademoiselle de Salens.

LINTOT (Catherine Cailleau, dame de); 2 vol. in-12 de (6)-384 pp. et 417 pp., basane havane marbr?e, dos orn? ? nerfs, pi?ce de titre en maroquin rouge (reliure de l’?poque). ?dition originale. Page de titre imprim?e en rouge et noir. Premier roman de la comtesse de Lintot. Comme beaucoup d?autre femmes auteures de la seconde p?riode de la production des contes de f?es, le peu que l’on sait d’elle provient de la notice parue en 1786 dans le Cabinet des f?es : ? Lintot (Mme de), Catherine Caillot, a compos? l?Histoire de mademoiselle de Salens, l’Histoire de Melle d’Atilly en 1745 et Trois nouveaux Contes de f?es, avec une pr?face attribu?e ? l’abb? Pr?vost, en 1735 ; ces contes sont ?crits avec beaucoup de naturel, et m?ritent d’?tre accueillis ; celui de la Princesse chang?e en ?crevisse est moral et rempli de descriptions agr?ables. [?] On croit qu’elle est encore vivante, et qu’elle ne doit ?tre ?g?e que de cinquante-huit ans ; elle ?crivait encore en 1769. Elle a su appr?cier de bonne heure les succ?s de la gloire litt?raire, et se contenter des douceurs d’une vie tranquille et priv?e ? Dans son Histoire litt?raires des femmes fran?aises (1769), Joseph de La Porte consacre un chapitre ? ce roman dont il r?sume le th?me apr?s avoir longuement expos? l’intrigue. Bon exemplaire. Coiffe de t?te du tome I l?g?rement frott?e ; traces de mouillures marginales. La page de titre et le faux-titre du tome II manquent. De la biblioth?que du Marquis de Vichy avec son ex-libris armori?.
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L’Arcadie de la comtesse de Pembrok. Compos?e par Messire Philip Sidney chevalier Anglois. Traduitte en nostre Lamgue par un Gentil-homme Fran?ois.

SIDNEY (Philip); 3 parties en 3 vol. petit in-8 de (12)-474-(74)-245 pp. ; (12)-768 pp. ; (12)-974 pp, veau blond, dos orn? ? nerfs, pi?ce de titre en veau brun, double filet dor? d’encadrement sur les plats (reliure de l’?poque). Premi?re ?dition fran?aise compl?te, illustr?e de 21 gravures dont 3 frontispices et 3 portraits, dessin?es et grav?es par Crispin de Passe. Po?te, courtisan, ?rudit et militaire anglais, Philip Sidney (1554 ?1586) est consid?r? comme l?un des personnages les plus illustres de son temps. Il d?dia ce long roman pastoral ? sa soeur Mary, ?crivaine, traductrice et m?c?ne, mari?e au deuxi?me comte de Pembroke. ?crit ? partir de 1580, inachev? ? la mort de l’auteur, le roman fut publi? en 1590 sous le titre The Countess of Pembrokes Arcadia. Apr?s la disparition de son fr?re, Mary fit publier en 1593 l’ensemble en trois parties. En 1622, Marie de M?dicis envoya l’?crivain Jean Baudoin en Angleterre pour y apprendre l’anglais et y pr?parer une traduction de l’Arcadie. Les deux premi?res parties furent publi?es chez Du Bray en juin et novembre 1624. En 1625, Robert Fouet libraire obtint le privil?ge pour ?diter le m?me ouvrage dans sa totalit? ; voulant devancer l’entreprise de Du Bray, il publia en janvier 1625 une nouvelle ?dition de la seconde partie de l’Arcadie traduite par Genevi?ve Chappelain qui ? eu l’honneur d’avoir demeur? plus de sept ans en la cour de la Grande-Bretagne, ? la suite de Madame la comtesse de Salisber ?i ; en mars 1625, Fouet ?dita la troisi?me et derni?re partie devan?ant de peu celle de Du Bray ; enfin en juillet de la m?me ann?e fut ?dit?e la premi?re partie sous l’anonymat d’un Gentilhomme fran?ois. (Albert W. Osborn, Sir Philip Sidney en France). De la La biblioth?que du ch?teau de Spietz (ex-libris) dispers?e lors de la vente du ch?teau ? la fin du XIXe si?cle. Ex-libris manuscrit non identifi? Bon exemplaire de ce tr?s rare roman pastoral. Petites t?ches sombres et l?g?res ?pidermures sur l’ensemble de la reliure, traces claires de mouillure au bas des feuillets.
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Discours sur les Hermaphrodits, o? il est d?monstr? contre l’opinion commune qu’il n’y a point de vrays hermaphrodits.

RIOLAN (Jean); In-8 de (8)-136 pp., veau fauve, dos lisse orn?, pi?ce de titre en maroquin prune, titre en long, double filet dor? d’encadrement, tranche rouges (reli? vers 1800). ?dition originale rare. En 1612, le docteur et professeur de m?decine Jacques Duval publia l?histoire et le proc?s de "l?hermaphrodite de Rouen" apr?s avoir sauv? du b?cher Marie Le Marcis n?e et baptis?e comme fille en 1581, qui prit ? l’?ge de vingt ans le pr?nom de Marin afin d’?pouser Jeanne Le Febvre ; arr?t?e, Marie/Marin fut condamn?e ? mort pour "crimes de sodomie, sacril?ge et travestissement sexuel". Le trait? de Duval, Des hermaphrodites, accouchements des femmes, et traitement qu?il est requis pour les relever en sant?, et bien ?lever leurs enfants, fut saisi et interdit ? la vente par un arr?t du Parlement en date du 4 avril 1612. Deux ans plus tard, le brillant anatomiste de la Facult? de Paris Jean Riolan fils (Amiens 1577 – Paris 1657) m?decin ordinaire de Marie de M?dicis, publia en guise de r?ponse son Discours sur les hermaphrodits (1614) o? il affirme avec virulence que le changement de sexe est "du tout impossible" et que l?hermaphrodite faisant alternativement office d?homme et de femme n?existe pas : il y a des hommes et des femmes ? qui on doit retrancher ce qui constitue des "deformitez et mauvaises confrontations des parties". ? Pour Riolan, les hermaphrodites sans sexe comme ceux avec deux sexes fonctionnels sont "fabuleux". La m?decine a pour mission de redonner ? ces ?tres mal form?s, mais qui ne peuvent ?tre que des hommes ou des femmes, un "sexe convenable ? la nature", ce qui ne pourra se faire qu?apr?s examen des parties g?nitales par un "bon anatomiste". Il expose alors diff?rentes solutions chirurgicales. En arrachant l?intersexu? anatomique ? ses repr?sentations mythiques, Riolan, proclame du m?me coup que l?hermaphrodite "parfait" qui conjuguerait les caract?res f?minins et masculins de fa?on ind?cidable, n?existe pas ; il n?y a donc que deux sexes, et le travail du m?decin consistera ? redonner son "vrai sexe", selon l?expression de Michel Foucault, ? l?individu ambigu ? (Marianne Closson, L?Hermaphrodite de la Renaissance aux Lumi?res). De la biblioth?que du m?decin Ernest Desnos (1825-1852) avec son ex-libris sur le premier contreplat. Mors, coiffes et coins frott?s. Brunet, IV, 1311 ; Gay, II, 3.
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Le Grand et vray Art de plaine Rh?toricque utile, proffitable et necessaire a toutes gens qui desirent a bien elegantement parler et escripre. Compile et compose par tresexpert scientifique et vray orateur par maistre Pierre Fabri.

LE F?VRE (Pierre); 2 parties en 1 vol. in-8 gothique (15,5 x 9,3 cm) de (2)-CLXIIII ff. (2)-LXIIII ff. (sign. a-x8, Aa8-Hh8), maroquin vert, dos ? nerfs, tranches dor?es sur marbrure, dentelles int?rieures (Hardy-Mennil). Belle ?dition gothique orn?e de lettrines et d’un titre rouge et noir, sortie des presses d’Estienne Caveiller ? l’adresse de Denis Janot, partag?e avec Langelier, Sergent et Sertenas. Pierre Le F?vre ou Fabri de Rouen (1450?-1535?) surnomm? le Quintilien normand ?tait cur? de M?rey pr?s de Pacy-sur-Eure. Son livre dont de nombreuses ?ditions attestent le succ?s, parut pour la premi?re fois ? Rouen au mois de Janvier 1522. Il est divis? en deux parties : la premi?re contenant les r?gles g?n?rales de la rh?torique, la seconde ?tant consacr?e sp?cialement ? la po?tique fran?aise. ? Bien que Fabri n’ait pas pouss? aussi loin que Gratien Du Pont, l’amour de ces combinaisons extravagantes dont le moindre d?faut ?tait de rendre les vers absolument inintelligibles, on trouve dans son art de rh?torique une foule de choses curieuses tir?es des auteurs c?l?bres de son temps : fr?re Guillaume Alexis, Alain Chartier, Jehan Molinet, Jehan Meschinot, fr?re Olivier Maillart, Jehan Munier, Nicole Lescarre et N. de Senyghen. Ces trois derniers po?tes ne nous sont connus que par des chants royaux, des ballades ou des rondeaux envoy?s aux palinods de Dieppe ou de Rouen ? (Picot). ?l?gante reliure en maroquin jans?niste sign?e Hardy-Mennil ; timbre humide non identifi? sur la garde sup?rieure (verso) ?YXH? IATPEI?N (Psych?s iatre?on). Brunet, II, 1150 ; Moreau, V, 1411 ; Bechtel, F-6 ; Fr?re, I, 447-448 ; Rothschild, I, 426.
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Proserpine. Trag?die.

LULLY (Jean-Baptiste); 1 vol. in-folio (40 x 27 cm) de 71-355 pp., veau brun, dos orn? ? nerfs, pi?ce de titre en maroquin rouge [Opera de Proserpine], tranches jasp?es (reliure de l’?poque). Manuscrit musical avec les paroles de Quinault, sans date, mais copi? sur la partition imprim?e par Christophe Ballard en 1680. Les 71 premi?res pages contiennent le Prologue. Trag?die en musique sur un livret de Philippe Quinault, Proserpine fut cr??e le 3 f?vrier 1680 ? Saint-Germain en Laye. A cette date, Lully est ? la t?te de l?Acad?mie Royale de musique depuis d?j? 8 ans, et il r?gne sur le monde musical de la Cour du Roi Soleil, dont il a ?clips? par sa renomm?e et son caract?re la plupart de ses coll?gues compositeurs dramatiques. Cette trag?die en musique suscita l’enthousiasme de ses contemporains comme en t?moignent Mme de S?vign? dans sa lettre du 9 f?vrier 1680 : ? l’op?ra est au dessus de tous les autres ?, et le nombre de reprises de cette oeuvre : plus de 10 fois entre 1680 et 1758 ? Fontainebleau et au th??tre du Palais Royal, elle fut repr?sent?e ?galement ? Wolfenb?ttel en 1685, ? Amsterdam, le 15 septembre 1688 et en 1703 ; des repr?sentations eurent lieu ?galement ? Lyon en 1694, ? Rouen en 1695. Provenance : (note manuscrite du temps) Ce livre appartient ? Monsieur D E Fenestrange. Les barons de Fenestrange sont originaires de Lorraine, pays de Sarrebourg. Ex-libris moderne Henri Bernardeau. Belle copie de la partition d’orchestre de l’op?ra Proserpine de Lully, sur un livret de Quinault, cr?? ? Saint-Germain-en- Laye le 3 f?vrier 1680. Bon exemplaire. Coiffes discr?tement restaur?e.
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Dissertation sur les attributs de V?nus.

LA CHAU (G?raud de); In-4 de (6)-108 pp., 1 frontispice et 1 planche hors-texte, veau porphyre, dos orn? ? nerfs, pi?ce de titre en maroquin, triple filet dor? d’encadrement sur les plats, tranches marbr?es (reliure de l’?poque). Deuxi?me ?dition illustr?e de la V?nus anadyom?ne en frontispice grav? en 1776 d’apr?s le tableau original du Titien, 3 vignettes (titre, d?part et cul de lampe), 1 planche de 8 m?dailles hors-texte et 11 vignettes de m?dailles dans le texte, la plupart par Augustin de Saint-Aubin. ? Ouvrage spirituel et d’un style agr?able ? (Gay) du biblioth?caire, secr?taire et garde du cabinet de pierres grav?es du duc d’Orl?ans, l’abb? G?raud de La Chau publi? une premi?re fois en 1776 apr?s avoir obtenu l’accessit au jugement de l’Acad?mie royale des inscriptions & belles-lettres, ? la s?ance publique du mois de novembre 1775. ? S’il prouve la science de l’abb?, il n’en recommande pas la chastet? Le pr?tre ne doit en sciences, en litt?rature, en arts, ne cultiver et ne traiter que les sujets qui ne compromettent pas la dignit? de son caract?re. L’abb? Le Blond a collabor? ? cet ?crit et a droit ? sa part de paternit? ? (Laporte). Bel exemplaire ? grandes marges de la famille de Clermont-Tonnerre avec son ex-libris armori? "Biblioth?que du Ch?teau d’Ancy le Franc". Brunet, III, 727 ; Gay, II, 12 ; Cohen De Ricci, 541 ; Bibliographie cl?rico-galante, p. 103.
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Legenda Aurea]. Incipit prologus super legendas sanctorum quas compilavit frater Jacobus ianuensis natione de ordine fratrum predicatorum.

JACQUES DE VORAGINE; Petit in-folio gothique (20 x 29 cm) de (418) ff. ? 40 lignes par page, sans foliotation, r?clames ni signatures dont 2 feuillets blancs (1er et 371e), peau de truie sur ais de bois biseaut?s, dos ? trois nerfs, d?cor g?om?trique estamp? ? froid dans un encadrement de m?daillons, titre manuscrit en noir sur le dos, fermoirs, traces de cabochons (reliure de l’?poque). ?dition incunable de la L?gende dor?e de Jacques de Voragine, une des trois ?ditions latines sorties des presses Johann Zeiner premier imprimeur d’Ulm, dont le texte en caract?res gothiques commence au deuxi?me feuillet (le premier feuillet est blanc) par cette ligne : Incipit prologus super legendas sanctorum quas compilavit frater Jacobus ianuensis natione de ordine fratrum predicatorum ; (colophon 🙂 Impressi per Iohannem Zainer in opido Ulm finiunt feliciter. Texte fondateur de la mythologie chr?tienne r?dig? entre 1261 et 1266 par le dominicain et archev?que de G?nes Jacques de Voragine, la L?gende dor?e dont le r?cit de la vie des saints et martyrs avait pour vocation d?exalter la foi, connut un succ?s prodigieux au XVe si?cle et fut imprim?e plus de cinquante fois entre 1474 et 1500. Originaire de Reutlingen, fr?re de G?nther Zainer, Johann Zainer se forma ? l’imprimerie chez Johannes Mentelin ? Strasbourg. Il devint bourgeois de Strasbourg en mai 1465, ann?e de son mariage puis quitta la ville avec son fr?re G?nther vers 1467. Prototypographe d’Ulm, o? il s’?tablit en 1470-1471, il fut fortement endett? en 1487 au point de quitter la ville en 1493. Il y revint en 1496 et y exer?a alors la librairie jusqu’en 1523 ; ?tait encore en vie en 1527, alors ?g? de plus de 80 ans. Bel exemplaire ? grandes marges, orn? d’initiales grav?es sur bois et rubriqu?es en rouge, conserv? dans sa premi?re reliure estamp?e ? froid d’origine allemande. Au verso du feuillet de garde sup?rieur, note bibliographique latine dat?e Paris 1837, calligraphi?e en rouge et noir dans le go?t de l’imprim? – compl?t?e en regard par un titre en rouge et noir de la m?me main sur le recto du premier feuillet blanc. La date de 1480 est en surcharge. P?les mouillures marginales, annotations marginales anciennes, petite restauration (f. 213), galerie de ver marginale sur quelques feuillets, reliure tach?e et frott?e avec perte de peau sur la coiffe sup?rieure. Brunet , V, 1366 ; Goff J-87 ; Pellechet (V) 67bis ; BMC, I, 2538.
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Comoediae sex, tum ex Donati commentariis, tum ex optimorum, praesertim veterum, exemplarium collatione diligentius quam unquam antehac emendatae. Aelii Donati Antiquissimi et Celeberrimi in easdem quicunque extant commentarii, ex veteri codice manu descripto, graecis etiam repositis, accurate castigati. Calphurnii in tertiam comoediam doctissima interpretatio. Eorum quae in commentariis sparsim annotata sunt index amplissimus.

TERENCE; In-folio (29,5 x 20,5 cm) de (8)-182-(22) ff. (sign. *8a-z, A8B, C6), veau fauve ? coins de basane olive, dos orn? ? nerfs, pi?ce de titre en maroquin rouge, filet ? froid d’encadrement sur les plats, tranches rouges (reliure du XVIIIe si?cle). Premi?re ?dition in-folio typographi?e en deux corps de caract?res romains des com?dies de T?rence avec le commentaire de Donat sortie des presses de Robert Estienne avec sa marque typographique ? l’olivier sur le titre. Colophon : Excudebat Robertus Stephanus in sua officina, ann. a Christo Redemptore nostro nato M. D. XXIX., VI. nonas jul. Renouard : ? Robert Estienne fut aid? d’un ancien et bon manuscrit du commentaire du grammairien Aelius Donatius (IVe si?cle), donn? par Badius, son beau-p?re, (?) aid? par Pierre Rosset, bon po?te latin de ce temps ? Estienne avait imprim? en 1526 une premi?re collective de T?rence, au format in-octavo ? in 1529 he published a more ambitious edition of the comedies with the commentaries of Donatus ? (Elizabeth Armstrong). Ex-libris manuscrit sur le titre "Cognel 1741", note manuscrite ancienne en marge du feuillet m6, petit trou dans le texte feuillet d5, quelques p?les mouillures. Coiffe de t?te aras?e, coupes et coins frott?s. Adams, T.322 ; Renouard, 30, n?16 ; Schreiber, 39 (sans le commentaire) ; Armstrong, Robert Estienne, royal printer: an historical study of the elder Stephanus, p. 79.
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Cinquante AEnigmes fran?oises d’Alexandre Sylvain, avec les Expositions d’icelles. Ensemble quelques AEnigmes Espagnolles dudict autheur, & d’autres. Le tout d?di? ? la Royne Elisabeth Do?airi?re de France.

VAN DEN BUSSCH (Alexandre dit Le Sylvain); 2 parties en 1 vol. petit in-8 de (4)-54 ff., (4)-26 ff., cartonnage Bradel brun, dos lisse orn?, pi?ce de titre en maroquin rouge (reliure du XIXe si?cle). Remise en vente de l’?dition originale de 1581 ? la date de 1582 du recueil d’Alexandre Sylvain en deux parties fran?aise et espagnole, avec leur page de titre propre. Comprend : 50 ?nigmes en fran?ais et 31 en espagnol – malgr? l’annonce Quarenta aenigmas en lengua espannola – le tout imprim? en caract?res italiques au recto ("aenigme") et romains au verso ("exposition"). Premier recueil probable d’?nigmes publi? en France et en fran?ais – entre les recueils latins et italiens du XVIe si?cle et les productions de l’H?tel de Rambouillet, il est l’oeuvre d’Alexandre Sylvain ou Le Sylvain, nom francis? de Van den Bussche, po?te flamand ? la cour des Valois originaire d’Oudenaarde (vers 1535-vers 1585) qui vint se fixer ? la cour de Charles IX o? il re?ut un office. Henri Helbig, le premier biographe moderne de Van den Bussche rapporte que ? Guillaume Colletet est le seul qui nous apprenne que ces ?nigmes, en sonnets et ?pigrammes, ont ?t? r?imprim?s ? Rouen, aussi tard qu’en 1601 ? Marque de l’imprimeur Gilles Beys sur le titre. Signatures calligraphi?es ? l’encre du temps "Champaygne" r?p?t? au verso de chaque feuillet de la premi?re partie (A1 ? D7 inclus) et corrections manuscrites avec paraphes ? la mani?re d’un bon ? tirer. De la biblioth?que de Viollet Le Duc avec son ex-libris. Les deux derniers feuillets blancs manquent. P?le et large mouillure sur la premi?re partie. Catalogue des livres composant la biblioth?que po?tique de Viollet le Duc, Suppl?ment, II, p. 21 ; Renouard, Imprimeurs et libraires parisiens du XVIe si?cle, III, 421 ; Santi, Bibliografica delle enigmatica, n?94. Brunet, I, 1419 : ? tous les ouvrages du Sylvain sont rares ? ; Qu?rard, Supercheries, III, 745 ; Palau y Dulcet, XXII, 325941.
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Trait? d’?conomie politique ou simple exposition de la mani?re dont se forment, se distribuent et se consomment les richesses. Seconde ?dition enti?rement refondue et augment?e d’un ?pitom? des principes fondamentaux de l’?conomie politique.

SAY (Jean-Baptiste); 2 vol. in-8 de LXXVIII-438 pp. et 2 ff.n.ch. 483 pp. 1 tableau repli?, veau racin?, dos lisses orn?s, pi?ces de titre et de tomaison en maroquin vert (reliure de l’?poque). Deuxi?me ?dition augment?e. Envoi autographe sign? du paraphe de Jean-Baptiste Say : ? Offert par l’auteur ? son cousin et intime ami Michel Delaroche habile n?gociant et Citoyen irr?prochable ? Michel de La Roche (Gen?ve 1775 – Le Havre 1852) d’un ancienne famille protestante ayant fui en Suisse en 1724. Cousin de Jean-Baptiste Say, il ?tait partisan des doctrines constitutionnelles anglaises. D?put? de la Seine-Inf?rieure en 1819, maire du Havre en 1830, ? nouveau d?put? de la Seine-Inf?rieure en 1831 en remplacement de Duvergier de Hauranne. Retour au Havre apr?s 1833 o? il se consacra ? l’?tablissement des correspondances transatlantiques. Trait? fondamental dont le succ?s fut imm?diatement tr?s vif, mais qui d?t attendre la chute de l’Empire pour conna?tre sa premi?re r??dition. ? Synth?se de la pens?e ?conomique classique (Mercantilistes, Physiocrates, et Adam Smith), qu’il enrichira lors des quatre ?ditions suivantes. Dans le cadre d’une doctrine essentiellemnet lib?rale, il a ordonn? les ?l?ments de l’?conomie en concentrant son analyse sur la production (?La f?condit? du concept de production et la loi des d?bouch?s ont assur? la c?l?brit? de Say en France et ? l’?tranger ? (D. Linick). Pour Schumpeter, ? Say’s really great contribution to analytical economics is his conception of economic equilibrium. Say’s work is the most important of the links in the chain that leads from Cantillon and Turgot to Walras ? Tr?s bon exemplaire. Quelques rousseurs. Pour la premi?re ?dition : En fran?ais dans le texte, 207 ; INED, 4110 ; Kress, B 4729 ; Einaudi, 5118 ; Goldsmith, 18616 ; Schumpeter, 492.
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Manuscrit]. Monfort, ou Comme on aimait jadis ! Nouvelle en XII chants et en vers. Epig? "Major e longinqus reverentio" Horace Par Ed? de F*** 1789.

FAVI?RES (Edmond de); Manuscrit in-4 (20 x 26 cm) ? l’encre brune de (6)-257 pp. ? 36 lignes par page, titre dans un encadrement, maroquin vert ? grains longs, dos lisse orn?, filet et frise dor?s d’encadrement sur les plats, fleurons d’angle et au centre des plats, tranches dor?es (reliure de l’?poque). Manuscrit d?finitif accompagn? d’un avant-propos et de notes de l’auteur in?dits, remani?s pour l’?dition originale publi?e en 1834. ?pop?e en vers commenc?e en 1789, tandis que l’ancien conseiller au Parlement de Paris Edmond de Favi?res (1755-1837) se lan?ait dans la carri?re dramatique et cr?ait durant la d?cennie r?volutionnaire les pi?ces Paul et Virginie, com?die en trois actes et en prose (1791) Les Espi?gleries de garnison, com?die en trois actes (1792) Lisbeth, drame lyrique en trois actes et en prose (1797) Elisca ou l’Amour maternel, drame lyrique en trois actes (1799) Fanny Morna, ou l??cossaise, drame lyrique en trois actes (1799) etc. Dans l’avant-propos qui ne fut pas conserv? dans l’?dition, le dramaturge devenu sur le tard maire de Banthelu (Val d’Oise) livre la confession ?mouvante d’un oubli? de la R?publique des Lettres – il meurt en 1837, trois ans apr?s la publication de Monfort : Je n’ai ni la soif de la gloire ni celle de la fortune. Je suis tr?s obscur et je ne cherche point du tout ? occuper de moi ni le si?cle pr?sent ni les si?cles futurs, je voulais employer les immenses loisirs auxquels la R?volution m’a condamn?s depuis 1789 ayant perdu mon ?tat et presque toute ma fortune (?) l’excellent Bernardin de St Pierre que je n’ai rencontr? qu’une fois en soci?t? mais avec qui j’aurai voulu vivre (?) je me sentais entra?n? vers cet aimable vieillard, je lui devais de la reconnaissance, car c’est ? lui que j’ai d? mon premier succ?s de th??tre. J’avais os? mettre en sc?ne un de ses plus jolis ouvrages Paul et Virginie, son nom m’a port? bonheur, je lui ai d? toute ma gloire avant de recevoir de lui une lettre charmante que je laisse ? mes enfants comme mon plus beau titre (?) mes chers amis, vous ? qui j’offrirai ma nouvelle soyez aussi indulgent que l’admirable auteur des ?tudes la Nature, ce sera pour moi la plus douce des r?compenses. Coiffes et coins frott?s. Joint : Monfort, ou Comme on aimait jadis ! nouvelle en 12 chants, en vers, par Ed. de Favi?res. 1789, Mantes, A.-L. Forcade, 1834. In-8 broch? de (4)-II-VII-314-(1) pp., couverture imprim?e. Edition originale rehauss?e d’un envoi autographe sign? de l’auteur ? sa tr?s aimable et tr?s spirituelle voisine Clara de Bovy? avec quelques corrections autographes et renvois en bas de page, Exemplaire d?fra?chi, dos fendu avec perte de papier. Gay, III, 274 ; Bourquelot, III, 474 pour la deuxi?me ?dition de 1836, supputant par erreur la date de 1789 pour l’?dition originale.
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Pharmacop?e. Manuscrit]. Le Boucquet M?dicinal compos? d’un amas et recueil des plus secrettes sciences, doctrines et inventions des m?decins par la dilligente et s?rieuse recherche d’une tr?s vertueuse dame de notre temps qui ne veut estre nomm?e tant pour son service particulier que pour le soulagement des pauvres afflig?s et n?cessiteux en quoy elle s’employe par une tr?s singuli?re charit?. Soit le tout ? la gloire de Dieu. Amen.

Manuscrit in-4 (26 x 17 cm) de (9)-148 ff. ? 31 lignes par page, table, v?lin estamp? ? froid, d?cor g?om?trique sur les plats, dos lisse muet, pi?ce de titre papier, traces de lacets (reliure de l’?poque). Recueil anonyme et manuscrit d’environ 230 recettes et rem?des tir?s des meilleures m?decines de son temps, pr?c?d? d’une page de titre dans un encadrement peint rouge et noir, une adresse Au Lecteur et un sonnet Aux Pharmaciens rubriqu?s en rouge, et la table. Citons quelques articles parmi les substances et m?langes improbables, leurs ingr?dients et bienfaits suppos?s pour gu?rir apophtegmes, enflures et froissures, gros col, ang?lique, boyau, estomac, gangr?ne et graines de moutarde, hydromel, hydropisie, m?moire, miel, morsures venimeuses, nourrice, noix des Indes, oranges aigres, oignons, podagre, purgation, potion vuln?raire, pigeons, sang, saign?e, voix, venin, v?role, vomissures, yeux, Pour faire biscuit, pour faire macaron, sirop de coings sirop de roses, val?riane, langue de cerf et scolopendre, v?ronique, chardons, sauge sauvage, vin, vinaigre, toux, tisane de sant?, talon, th?riaque, "tabac pour faire tabac", suppositoire, rem?de contre toute douleur de teste, pour le mal de dents, rem?de contre la surdit? d’oreilles, contre le mal d’estomac, pour gu?rir des h?morro?des, rem?de contre la goutte, rem?des contre toutes sortes de fiebures (fi?vres) etc. Plusieurs recettes furent ajout?es en fin de registre et sur les contreplats par diff?rents usagers (feuillet 132 et suivants), certaines dat?es 1688 et 1691: Pour faire le cirot violat, Pour la fluxion sur les dents, Secret pour l’hydropisie et pour faire d?senfler une personne qui vient de Monseigneur l’Archev?que de Grammont ; Pour gu?rir du flux de sang ; Propri?t?s du Jus de Lignon ou citron ; Tizaine de sant? bonne ? prendre par toutes sortes de personnes ; pour faire l’huile merveilleuse, etc. Super-libris manuscrit "Maillot" ? l’encre du temps ; notes compl?mentaires ? l’encre du temps sur les contreplats (effac?es sur le premier). Le feuillet 35 manque ; reliure ?piderm?e, petite galerie de ver sur le plat sup?rieur. Source manuscrite pr?cieuse pour l’?tude de la pharmacop?e au XVIIe si?cle.
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Caract?res chrestiens, ou Dieu et le monde, avec leurs expressions.

BRESSAC (Laurent-Barth?lemy de); In-12 de XII-115 pp., veau fauve glac?, dos orn? ? nerfs, pi?ces de titre et de tomaison en maroquin rouge et vert, triple filet dor? d’encadrement sur les plats, dentelle int?rieure, tranches dor?es (Simier relieur du Roi). ?dition originale. Recueil de sonnets d?dicac? ? Monseigneur le duc de Lesdigui?res dont Caract?res de Dieu et ses perfections, Caract?res de J?sus-Christ et de ses Myst?res, Caract?res de Marie et de ses Myst?res, Caract?res m?l?s, Caract?res du Monde et de ses vanit?s (la fortune, le vice d?masqu?, le blasph?me, le d?mon du jeu, le bal, la com?die, les mascarades, la d?bauche, le tabac, la mode, les romans, la beaut?, le n?ant de tout, le caract?re des caract?res). N? ? Valence, fils de Henri de Bressac, notaire et bailli de Valence, Laurent-Barth?l?my de Bressac entra chez les j?suites ? Lyon. Connu comme pr?dicateur, docteur en th?ologie et aum?nier du roi, il n’a publi? outre Les Caract?res chr?tiens que l’Oraison fun?bre de fe?e Anne Baillif dame de Pisan?on d?c?d?e ? Grenoble le second jour de juillet 1662 prononc?e le dixi?me du m?me mois dans l’?glise des Dames de la Visitation du monast?re d’en haut o? elle a choisi sa s?pulture, et Oraison funebre de tres haut et tres puissant Seigneur Messire Fran?ois de Bonne de Crequi, Duc de Lesdigui?res, Pair de France, Gouverneur & Lieutenant General pour Sa Majest? dans la Province de Dauphin? Il eut pour fr?re Charles Jacques de Bressac, conseiller au parlement de Grenoble en 1671. Selon Rochas, il vivait encore en 1680. Bel exemplaire dans une reliure sign?e Simier. Rochas, Biographie du Dauphin?, I, 176 ; L. C?te et P. Berthet, La Flore litt?raire du Dauphin?, Grenoble, 1911, II, p. 725-727.
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Paul et Virginie.

BERNARDIN DE SAINT-PIERRE (Henri); In-8 de LVI-458 pp. 1 f. (table des mati?res) et 6 ff. (table des noms, placement des gravures), cuir de Russie bleu nuit, jeu de sept filets dor?s et ? froid, gras et maigres encadrant les plats, fleurons rocailles dor?s au centre des plats, ex-dono sur le premier plat, dos lisse richement orn? de fers rocailles et d?un mascaron dor?s, contreplats et gardes de papier moir? bleu azur ? cadres orn?s dor?s, coiffes et coupes filet?es dor?es, chemise en papier marbr? et ?tui cartonn? (reliure de l’?poque). Premier tirage. Compositions in et hors texte d?apr?s Meissonnier, Fran?ais, Tony Johannot, Isabey, Paul Huet, Marville, Steinheil, environ 450 bois in texte, 1 carte colori?e et 36 hors-texte avant la lettre sur chine appliqu? sous serpentes l?gend?es (sauf le portrait de l?auteur comme il convient) : 7 portraits grav?s sur acier et 29 planches grav?es sur bois dont le frontispice. Principales particularit?s de cet exemplaire : ? l?adresse de la rue Ste-Anne, avec le texte en tirage mixte, sans le portrait de la ? bonne femme ? page 418 comme dans certains exemplaire dont celui de l??diteur, portrait de l?auteur avec la sph?re, celui de Mme de La Tour par Tony Johannot, celui du Docteur par un artiste anglais, celui de le jeune bramine sans l??toile. Provenance : ? Eug. V.D.B. ? Al. B. 21 juin 1840 ? frapp? sur le premier plat. Bel exemplaire, frais, avec les bois en excellent tirage et habill? d?une jolie reliure strictement contemporaine de la publication. Quelques tr?s rares rousseurs, serpentes brunies avec d?charge sur les supports mais non sur le chine. Carteret III, 532 ; Vicaire VII, 42.
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Le C?r?monial francois. Ou Description des Ceremonies, Rangs, & Seances observ?es aux Couronnemens, Entr?es, & Enterremens des Roys & Roynes de France, & autres Actes et Assembl?es solemneles. Recueilly des Memoires de plusieurs secretaires du Roy, Herauts d’armes, & autres.

GODEFROY (Th?odore); 1 vol. in-4 de (8)-718-(2) pp., v?lin dur (reliure de l’?poque). ?dition originale imprim?e du vivant de l’auteur. Th?odore Godefroy (1580-1649), sous la direction de son p?re, devint de bonne heure un jurisconsulte distingu? Lorsqu’il eut termin? ? Strasbourg ses ?tudes de droit, il se rendit ? Paris (1602), o? il se trouva presque constamment en contact avec des catholiques et abjura le protestantisme. Vers la m?me ?poque, il se fit recevoir avocat au parlement de Paris mais ne tarda pas ? n?gliger le barreau, qui avait pour lui peu d’attrait, afin de s’adonner enti?rement ? des recherches historiques. Godefroy publia successivement divers ?crits. Nomm? en 1617 historiographie de France, Godefroy s’occupa de r?unir tous les mat?riaux d’une histoire nationale, oeuvre colossale que la mort l’emp?cha d’accomplir. Tous les usages concernant l’ordonnancement des sacres et des couronnements y sont d?crits en d?tail. De m?me que les entr?es solennelles dans les villes, les mariages, les naissances, les Te Deum, les r?ceptions du pape, des rois, des empereurs, des ambassadeurs, des gouvernements, etc. ? Ceux-l? s’abusent lourdement qui s’imaginent que ce ne sont l? que des affaires de c?r?monie, ?crivait Louis XIV dans ses M?moires. Les peuples sur qui nous r?gnons, ne pouvant p?n?trer le fond des choses, r?glent d’ordinaire leurs jugements sur ce qu’ils voient au-dehors et c’est le plus souvent sur les pr?s?ances et les rangs qu’ils mesurent leur respect et leur ob?issance ? Notes manuscrites anciennes sur la garde suivi d’un commentaire bibliographique : ? Ce livre a ?t? vendu ? la vente de M. Colbert de Villacerf en 1727?.20?10′. Il est rare ? ; en effet on trouve dans la Bibliotheca Colbertinae dat?e 1728 sous le num?ro11581, un exemplaire du C?r?monial vendu au prix de 20?10′. Bel exemplaire grand de marges. Cerne clair marginal sur les quatre premiers feuillets.
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Discours des Droits appartenans ? la Maison de Nevers, es duchez de Brabant, Lembourg, et ville d’Anvers. Avec une Table de la Genealogie de ladicte maison pour la declaration d’iceux.

H?ROARD (Jean); In-4 de 79-(1) pp., 1 tableau repli?, v?lin souple, titre manuscrit sur le dos (reliure de l’?poque). ?dition originale illustr?e des armes grav?es de la Maison de Nevers sur le titre et de la grande planche g?n?alogique repli?e in fine. M?moire d?dicac? ? Louis de Gonzague et Henriette de Cl?ves, attribu? ? leur m?decin personnel Jean H?roard pour d?fendre les revendications territoriales de la Maison de Nevers. Le prince de Mantoue Louis de Gonzague (1539-1595) arriv? d’Italie ? la cour de France ? l’?ge de dix ans, ?pousa le 4 mars 1565 Henriette de Cl?ves, duchesse de Nevers et comtesse de Rethel, derni?re descendante de la Maison de Cl?ves ; de cette union naquit la maison de Gonzague-Nevers que servit Jean H?roard, (Montpellier 1551-1628) bient?t hippiatre des ?curies de Charles IX, puis m?decin par quartier de Henri III en 1585. Henri IV le garda ? son service personnel puis de 1610 ? 1628, H?roard fut le premier m?decin du jeune Louis XIII. ? La place que Louis de Gonzague a acquise dans la noblesse du royaume et qui peut toujours ?tre contest?e, n’est nullement imm?rit?e ; cette place, le duc l’a gagn?e par sa "vertu" qui, explique son serviteur Blaise de Vigen?re, se mesure ? la "noblesse de la race". L’ascension de Louis de Gonzague n’est en rien celle d’un parvenu. Il serait en effet, erron? de d?crire la promotion que le cadet du duc de Mantoue conna?t en France, notamment par son mariage avec Henriette de Cl?ves, comme celle d’un homme nouveau, parti de rien. La place que le nouveau duc de Nevers et ses descendants ont conquise ?tait l?gitime du fait de leur naissance ? (Ariane Boltanski, Les ducs de Nevers et l’?tat royal : gen?se d’un compromis, p. 36). Bel exemplaire dans sa premi?re reliure, planche discr?tement r?par?e. Brunet, Suppl?ment, 401(sans attribution d’auteur) : ? Livre pr?cieux et rare ? ; Saffroy, III, 46597 ; Guigard, Biblioth?que h?raldique, 4357 : ? Excessivement rare ?.
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Les Trag?dies d’Anthoine de Montchrestien Sieur de Vasteuille. Edition nouvelle augment?e par l?Auteur.

MONTCHRESTIEN (Antoine de); In-12 de (22)-394-(3) pp., v?lin souple, lacets (reliure de l’?poque). Deuxi?me ?dition collective en partie originale : ? Hector ? est publi? ici pour la premi?re fois. Le titre-frontispice est grav? par L?onard Gauthier. Antoine de Montchrestien (1575-1621) est une figure marquante de l’histoire de la trag?die ; il commence tr?s t?t, avec succ?s : Sophonisbe jou?e et publi?e ? Caen en 1596 marqua Fran?ois de Malherbe, et ? sa demande elle fut modifi?e, sous la forme de La Carthaginoise ou la libert? en 1601. La m?me ann?e il ?crit La Bergerie, Les Lac?nes, David ainsi qu’Aman, L?Escossoise, ou le Desastre, qui devient en 1604 La Reine d?Escosse, et la m?me ann?e Hector. Antoine de Montchrestien est ainsi l’?quivalent de Robert Garnier, mais en version protestante. Lui aussi repr?sente la faction royale, mais en esp?rant la faire pencher du c?t? protestant, alors que Robert Garnier est du c?t? catholique. R?fugi? en Angleterre ? la suite d’un duel, Montchrestien, ? son retour en France, cr?a une manufacture d’ustensiles et d’outils ? Chatillon-sur-Loire et publia son Trait? d’?conomie politique. Avec l’expression ? ?conomie politique ? qu’il forgea, il fut l’un des premiers ? affirmer l’importance d?cisive dans la vie sociale des activit?s ?conomiques de production et d’?change des biens. Bon exemplaire dans sa premi?re reliure. Traces de mouillures claires quelques feuillets. Brunet II, 1847 ; Tchemerzine-Scheler IV, 916a.
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Quartier latin. Caricatures. 1884].

MUYDEN (Henri van);ULYSSE-ROY (Jean); 2 vol. in-4 oblongs de I. 1 toile peinte en frontispice et 45 dessins et lavis ? l’encre noire ou brune (34 x 25 cm) mont?s sur onglet et num?rot?s 1 ? 46, demi-chagrin rouge, dos orn? ? nerfs (reliure de l’?poque) II. 48 dessins et lavis ? l’encre noire ou brune (34 x 25 cm) toile ?crue muette, lacet, dos fendu avec perte de toile (reliure de l’?poque – ?tiquette Chapron Coquelin a?n? 34 Rue de Seine). Joint : Carnet d’?tudes, croquis etc. de 34 planches (30 x 23 cm) au crayon et ? l’encre noire effrang?es et d?reli?es, attribu?es principalement ? Ulysse-Roy (qui signe 3 planches) et Van Muyden – dont un probable profil de Verlaine non sign?, familier ? la m?me ?poque des caf?s du Quartier latin – le tout r?uni sous reliure de toile ?crue (reliure de l’?poque – ?tiquette Papeterie Varr? Paris). Exceptionnel ensemble de dessins originaux ? l’encre et au crayon sign?s des peintres Jean Ulysse-Roy et Henri Van Muyden embarqu?s en 1884 dans la vie de boh?me au Quartier latin o? ils se m?l?rent ? un groupe d’?tudiants des Beaux-Arts ("Le d?part de quatre barbouilleurs pour le concours de Rome") et autres apprentis carabins ("L’avenir de la M?decine. Des cadavres verdis recherchant les secrets Tel est le passetemps du Calbet des Calbets"), fr?quentant les caf?s du S?nat au Boulevard St Michel – principalement la maison Lasne rue de Seine, mais aussi une brasserie "Au S?nat" (caf? de Tournon ?) et l’illustre Caf? Vachette (planche n?41). Entre pr?paratifs du Mardi Gras ("Chez Genevi?ve et Brigitte ? Si nous faisions des cr?pes ") et Saint Sylvestre 1884, l’esprit festif et Quat’z’Arts de la compagnie insuffle chaque planche, r?unions bachiques ("soir?e mouill?e") et sc?nes de rue, quotidien ("Journ?e d’un Employ? des Postes") et caricatures, provocations anticl?ricales ("La C?ne d’apr?s L?onard de Vinci") et portraits-charges des uns et des autres, qui tous ont appos? leur signature autographe en t?te de chaque album. La belle ?quipe est d’ailleurs pr?sent?e ? l’occasion des voeux pour l’ann?e 1885 (verso de la planche n?35) : ? Souhaits de bonne ann?e ? Vulliemin junior – un petit cochon, Vuilliemin senior – une chaise lou?e pour toute l’ann?e au Luxembourg, Lupo – une chope et de joyeuses vadrouilles, Durand – un chameau, Pag?s – le manuel du parfait professeur, (Ulysse-)Roy – une paire d?class?e, Laborde – un tonneau de vinaigre, Calbet – un machab?e, Naef – Une Femme vertueuse, (Henri) Van Muyden – la femme d’un ami, Stadler – D’heureuses amours de l’autre c?t? de l’eau, Lemonnier – une paire de b?quilles, Bourneuf – une paire de bottes, Braillet – le prix de vertu, Gottofray – un livre de messe, Grenier – un os de gigot, M. Lasne – un pav?, Damotte – une suissesse polie, Pivemale – un diapason ? Les deux albums pr?c?d?s d’une remarquable toile peinte en guise de frontispice (caricature de la "Grande Casserole" sur fond c?leste) montrent avec une grande qualit? d’ex?cution, une ann?e compl?te (1884) de la vie ?tudiante au Quartier latin – loin des pupitres et des amphith??tres : Grande Soir?e du Dimanche 4 Janvier 85. fermeture de l’album. Ce dessin est d?di? ? notre ami D+++, en souvenir de cette soir?e m?morable, dont il fut un des principaux ornements, sinon le premier ornement. Si la plupart des dessins sont sign?s Ulysse-Roy et Van Muyden, les ?tudiants croqu?s ont aussi croqu? leurs camarades (signatures de Maltrait, Vuillermin, Lupo, Damotte etc.). Jean Ulysse-Roy (Bordeaux, 1858-1896?) peintre de sc?nes de genre et portraitiste, ?l?ve de Cabanel ? Paris, exposa ? Paris d?s 1879 : le Supplice d’un meurtrier au XIIIe si?cle, R?surrection de Lazare. Actif comme illustrateur apr?s 1890 chez l??diteur musical Ondet (1893-1894), son tableau Le Petit ramoneur (1891 – Annecy, mus?e-ch?teau) lui apporta un succ?s d’estime ; Henri van Muyden (Gen?ve 1860-1936) fils et fr?re des peintres Alfred et Evert van Muyden, neveu d’Etienne Duval, fit son apprentissage dans une banque ? Liverpool, puis entra ? l’acad?mie Julian ? Paris. El?ve de Barth?lemy Menn ? Gen?ve et de Jean-Paul Laurens ? Paris, Muyden se sp?cialisa dans la peinture de genre et collabora au Panorama des Alpes suisses d’Eug?ne Burnand, Auguste Baud-Bovy et Francis Furet et se rapprocha des peintres de l’?cole de Savi?se. Premier prix du concours Calame ? Gen?ve en 1893, il collabora ? diff?rents p?riodiques satiriques dont Le Papillon et le Nebelspalter, parfois sous le pseudonyme de Pencil ou Pastorella. Il r?alise notamment un th??tre d’ombres chinoises ? l’Exposition nationale de 1896 (Exposition posthume d’?uvres du peintre Henry Van Muyden, 1860-1936, Gen?ve, 1936 ; Philippe Kaenel, Dictionnaire historique de la Suisse, n?5).
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Saint-simonisme]. Feuilles populaires.

88 publications en 81 tracts regroup?s en 1 vol. in-8 broch? sous couverture d’attente de papier bleu. Exceptionnelle collection compl?te des tracts hebdomadaires distribu?s par les saint-simoniens pour populariser les doctrines de l’?cole. Henri Fournel calcula qu’en moyenne 2500 exemplaires de chaque tracts ?taient imprim?s puis distribu?s chaque dimanche ? Paris dans les quartiers populaires, tel le faubourg Saint-Antoine o? ces imprim?s ?ph?m?res ?taient r?pandus en plus grand nombre. La collection correspond exactement ? la collation donn?e par Fournel dans sa bibliographie : 1. Napol?on ou l’homme-peuple. La guerre et l’industrie (2 pp.). 2. Qu’est-ce qu’un pr?tre saint-simonien ? (2 pp.). 3. La D?vote et la grande dame. L’aum?ne et le travail (2 pp.). 4. CHEVALIER (Michel). Sujet de m?ditation pour les peuples et pour les rois (2 pp.). 5. L’Arm?e guerri?re et l’arm?e pacifique (2 pp.). 6. TRANSON (Abel) .Morale du jour. La fille du peuple (2 pp.). 7. Immense utilit? des chemins de fer pour am?liorer le sort des nations (2 pp.). 8. Les Lanciers du pr?fet de police (2 pp.). 9. BOTIAN. Le Carrier et le ma?on (4 pp.). 10. THOUVENEL (Pierre-S?bastien) : Discours prononc? sur les poursuites exerc?es contre les saint-simoniens (2 pp.). 11. B?RANGER (Charles). Napol?on (2 pp.). 12. MAQUEREAU (Philippe-Joseph). Qu’est-ce qu’un travailleur ? (2 pp.). 13. MAQUEREAU (Philippe-Joseph). Le Saint-simonien et les coups de poing (2 pp.). 14. Napol?on. R?impression du n? XI. 15. CHEVALIER (Michel). Capitaux n?cessaires. Nouvel emploi de l’amortissement (2 pp.). 16. Parabole de Saint-Simon, ?crite en 1819 (4 pp.). Contient : Opinion du Morning – Chronicle sur la religion saint-simonienne (Globe du 13 f?vrier 1832). 17. L’Ecole polytechnique et les saint-simoniens (2 pp.). 18. Anglais et Fran?ais (2 pp.). 19. CHEVALIER (Michel). La Guerre et l’industrie. Grands travaux ? ?tablir (2 pp.). 20. B?RANGER (Charles). Les Saint-simoniens. Ce qu’ils ont fait. Ce qu’ils veulent (2 pp.). 21. B?RANGER (Charles). L’Ouvrier. Le propri?taire. Le saint-simonien (4 pp.). 22. CHEVALIER (Michel). Comment il serait possible d’am?liorer prodigieusement le sort des nations (4 pp.). 23. B?RANGER (Charles). Un bon gouvernement (4 pp.). 24. DUVEYRIER (Charles). Moyen de donner du travail aux ouvriers et la paix ? tout le monde. Le chemin de fer du Havre ? Marseille (4 pp.). 25. CAMAYOU. Comment le peuple peut s’?lever (4 pp.). 26. MACHEREAU. Du Bon et du mauvais pr?tre catholique. Du pr?tre saint-simonien (4 pp.). 27. HASPOTT (Emile). L’H?tel-Dieu (4 pp.). 28. B?RANGER (Charles). Les Pr?teurs ? la petite semaine. Les banquiers. Les banques saint-simoniennes (4 pp.). 29. Du Saint-Simonisme. Extrait de la Gazette d’Augsbourg (4 pp.). 30. CHEVALIER (Michel). N?cessit? des formules politiques. Les n?tres (2 pp.) 31. CHEVALIER (Michel). Nos chances (2 pp.). 32. CHEVALIER (Michel). Le Chol?ra-morbus (4 pp.). 33. B?RANGER (Charles). Mesures prises contre le chol?ramorbus. Mesures ? prendre pour assurer l’existence des travailleurs (4 pp.). Contient : De l??mancipation successives des peuples. A Surbled. 34. DELAGOUTTE. La Femme du peuple.Contient : Les Chiffonniers. 35. FLACHAT (St?phane). Le Chol?ra. Assainissement de Paris (4 pp.). 36. FLACHAT (St?phane). Le Chol?ra ? Paris (4 pp.) 37. B?RANGER (Charles). Le Chol?ra. Napol?on. L’ordre l?gal (4 pp.) 38. FOURNEL (Henri). Au Roi (6 pp.). Contient : B?RANGER (Charles). Les Empoisonnements – La Violence. 39. CHEVALIER (Michel). Fin du chol?ra par un coup d’Etat (2 pp.). 40. DUVEYRIER (Charles).Travaux publics. F?tes (8 pp.). Contient : B?RANGER (Charles). Les Ma?trises.- Organisation d?une Arm?e pacifique. 41. B?RANGER (Charles)Les Cochers. La concurrence. Histoire d’un travailleur (4 pp.). 42. B?RANGER (Charles)Les Manoeuvres ? ma?ons et les pompiers (2 pp.). 43. PETIT (Alexis). La Concurrence. Les machines et les ouvriers. Les associations (2 pp.). 44. B?RANGER (Charles). Le Temps perdu (4 pp.). 45. Au Roi. R?impression du n?41. 46. Projet de Charte (4 pp.). 47. B?RANGER (Charles). La Propret? (2 pp.). 48. Notes et lettres relatives au secours offerts pendant le chol?ra] (2 pp.). 49. B?RANGER (Charles)La guerre d?truit tout commerce et toute industrie (4 pp.). 50. B?RANGER (Charles). L’Instruction du peuple. La presse (8 pp.). Contient : B?RANGER (Charles). Les Bonnes intentions ne suffisent pas pour gouverner. 51. MACHEREAU. Ce que faisait Napol?on pour exciter l?Enthousiasme du peuple. 52. HASPOTT (?mile). Les Orphelins (4 pp.). 53. MACHEREAU. Le Tailleur et le fermier. (2 pp.). 54. B?RANGER (Charles). L?Arm?e la Concurrence. (2 pp.). 55. B?RANGER (Charles). Ce qu?il faut pour ?tre roi. – La L?galit? (4 pp.). 56. Projet de Charte. R?impression de l?article LI. (4 pp.) 57. CHEVALIER (Michel). Organisation industrielle de l?arm?e (Globe du 8 mars 1832. (4 pp.). 58. B?RANGER (Charles). L’Egalit? devant la loi (4 pp.). 59. B?RANGER (Charles). Le Peuple fran?ais (2 pp.). 60. B?RANGER (Charles). La Concurrence (2 pp.). 61. CHEVALIER (Michel); La Marseillaise. Organisateur du 11 septembre 1830 : Globe du 28 juillet 1832). (4 pp.). 62. La Prostitu?e (2 pp.). 63. B?RANGER (Charles). Le Roi pr?sidant le conseil des ministres (2 pp.). 64. B?RANGER (Charles). Le But d’un gouvernement (4 pp.). 65. SURBLED ( A.). Progr?s des Communications entre les Peuples (4 pp.). 66. Organisation industrielle. Le P?re. (Globe du 25 avril 1831). (8 pp). 67. HASPOTT (?mile). Les M?decins. (4 pp.). 68. LEMONNIER (Charles). La Vend?e. – La Presse. 69. LEMONNIER (Charles). Le Jardin des Tuilerie.(2 pp.). 70. B?RANGER (Charles). La R?volution. La r?forme. Le peuple fran?ais (2 pp.). 71. LEMONNIER (Charles). La Tribune. Ode ? Louvel (2 pp.). 72. BERANGER (Charles). La Mairie. – Le Mariage. (4 pp.). 73. BERANGER (Charles). L??meute. 7 juin 1832. 74. LEMONNIER (Charles). Avenir des parties. (2 pp.). 75. LEMONNIER (Charles). ?v?nement d?hier. – Ordonnance de M. Montalivet. 7 juin 1832. (2 pp.). 76. SURBLED (A.). Des
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Traict? par dialogue de l’?nergie ou op?ration des diables, Traduit en Fr??oys, du Grec de Michel Psellus poete et Philosophe, precepteur de l’Empereur Michel surnomm? Parapinacien o? Affam? enuir? l’an de gr?ce, 1050. Avec les chapitres XXXIII et XXXVI du quatriesme livre du Tr?sor de la foy catholique du v?n?rable Nic?tas de Colosses en Asie, esquels sont deduicts et confutez les principaux articles des H?r?tiques, Manich?ens, Euchites ou Enthusiastes, par Pierre Moreau Touranio. De la Biblioth?que de M. de Saint Andr?.

PSELLOS (Michel); In-8 de (24)-52 ff. (sign. ?, ?, ?, B-G8, H4 – il n’y a pas de cahier A), pr?face et table, veau brun granit?, dos lisse orn?, pi?ce de titre en maroquin, tranches rouges (reliure du XVIIIe si?cle). Premi?re ?dition fran?aise de la plus grande raret? ?tablie et publi?e en 1576 par Pierre Moreau sur le texte grec du polygraphe byzantin Michel Psellos (XIe si?cle) tandis que la version princeps avec sa traduction latine ne parut que trente-neuf ans plus tard, en 1615 sous le titre ???? ????????? ???????? (De Operatione Daemonum). Bien que le colophon soit dat? du 18 janvier 1573, le privil?ge porte la date du 27 novembre 1576. Trait? de d?monologie en forme de dialogue platonicien dans lequel le philosophe identifie chaque "diable" ? un ?l?ment : le feu, l’air, la terre, les eaux, les souterrains, les t?n?bres. ? C’est peut-?tre dans ce syst?me que les cabalistes ont imagin? les salamandres, qu’ils placent dans les r?gions du feu, les sylphes, qui remplissent l’air, les ondins ou nymphes, qui vivent dans l’eau et les gnomes qui sont log?s dans l’int?rieur de la terre ? (Collin de Plancy, Dictionnaire infernal ). Outre une des premi?res nomenclatures en la mati?re, cette pi?ce constitue aussi pour l’histoire eccl?siastique un des documents les plus pr?cieux sur l’h?r?sie des Euchites : Pierre Moreau, savant hell?niste tourangeau sur lequel on a peu de renseignements, entreprit son travail ? la demande du chanoine Jean de Saint-Andr?, de la cath?drale de Paris (Pr?face du livre de Michel Psellus d?di? ? Jean de S. Andr?) afin de fournir ? ses coreligionnaires un argument contre les Protestants, alors accus?s de mal?fices identiques ? ceux des Euchites. ? Toujours est-il qu’entre toutes les traductions d’ouvrages grecs dont la Renaissance nous a l?gu? le pr?cieux h?ritage, celle du trait? de Psellos par Pierre Moreau se recommande d’une mani?re toute particuli?re ? l’attention (?) d’une remarquable fid?lit? aux id?es et au style d’un des types les plus parfaits de ces ?crivains commun?ment appel?s atticistes ? (Emile Renauld). De la biblioth?que du Vicomte A. de Montmarin avec son cachet doubl? de son ex-libris accompagn? d’une lettre de remerciement dat?e 1931 pour le pr?t de l’exemplaire ; ex-libris de Maurice de Smet de Naeyer (1862-1941) sur le second contreplat. P?le mouillure marginale. Caillet (III, 9011) et Guaita (875) : ? Tr?s rare ? ; Yve-Plessis, 837 ; Emile Renauld. Une traduction fran?aise du ???? ????????? ???????? de Michel Psellos. Revue des ?tudes Grecques, tome 33, fascicule 151, Janvier-mars 1920. pp. 56-95.
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Compagnons de la Femme]. 1833, ou L’Ann?e de la M?re. Janvier. F?vrier.

2 livraisons in-8 broch?es de 47 pp. et 45 pp., couvertures vertes imprim?es. Rarissime publication fond?e et r?dig?e par ?mile Barrault. Les couvertures portent les mentions Janvier et F?vrier. Install? ? Lyon Barrault fonda en janvier 1833 l’ordre des Compagnons de la Femme pour rassembler les saint-simoniens apr?s la condamnation d’Enfantin et la dissolution de la soci?t? saint-simonienne. Il prit la d?cision de partir pour l?Orient et l’annon?a le 15 f?vrier dans son journal 1833 l?ann?e de la M?re qui contient un extrait de la Pr?dication sur l?Orient et l?Occident donn?e par Barrault le 15 d?cembre 1832 ; il d?clarait ? ses compagnons : ? je sais o? est la M?re, en Orient ; Orient ! Occident ! Femme ! Homme ! Voil? l?hymen de la terre et de l?humanit? ! ? En mars il s’embarqua avec onze de ses compagnons pour l’Egypte pour chercher d?Istanbul ? Alexandrie, la Femme-Messie proph?tis?e par le P?re. Enfantin qui les avaient rejoints en octobre, leur demanda d?arr?ter de chercher et leur assigna un but plus pr?cis, un mariage entre l?Est et l?Ouest, percer le canal de Suez. Deux autres livraisons r?dig?es par Collin, Rog? et Mar?chal parurent en juin et juillet sous un autre titre : Mission du midi et Mission de l’est. Provenance : Hippolyte Carnot (1801-1888), ministre de l’?ducation en 1848, fils cadet de Lazare Carnot dit le Grand Carnot. Walch, 392.