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Alain Brieux

Les grands crus bordelais. Monographies et photographies des châteaux et vignobles

Les grands crus bordelais. Monographies et photographies des châteaux et vignobles

DANFLOU (Alfred) 2 volumes, 110 + 106 pp., 55 Bordeaux, Goudin & Lavertujon, (1867), in-folio, 2 volumes, 110 + 106 pp, 55 pl, demi-chagrin bordeaux moderne, dos à quatre faux nerfs, couvertures conservées, Très rare seconde édition, considérablement augmentée, de cet ouvrage sur les grands crus du Médoc ; la première édition de 1866 ne présentait que 19 photographies, contre 55 ici, soit 29 dans tome I et 26 dans le tome II. Toutes sont tirées sur papier albuminé et contrecollées sur planches, dans des encadrements rouges légendés. Elles représentent les châteaux et maisons de chaque domaine viticole. Cet ouvrage est le premier de ce type illustré par des photographies originales. Il est bien complet et deux parties parties, l’une sur les premiers, deuxièmes et troisièmes grands crus (Château-Lafitte, Château Latour, Château Margaux, Branne-Moutin, Cos-d’Estournel, Crû Lascombes, Saint-Exupéry, etc.), l’autre sur les quatrièmes et cinquièmes grands crus (Crû Millon-Duhart, Château-Saint-Pierre, Pontet-Canet, Mouton-d’Armailhacq, Lynch-Jurine, Haut-Bages, Pedesclaux, les grands vins de Saint-Emilion, Cos-Lahaury, etc.). Deux autres parties, qui devaient être consacrées aux crus non classés et aux "vignes blanches", ne verront jamais le jour. Bon exemplaire, en dépit de quelques rousseurs. Vicaire 248.
L'hypothèse de l'atome primitif. Essai de cosmogonie

L’hypothèse de l’atome primitif. Essai de cosmogonie

LEMAÎTRE (Georges) 201-[6] pp. Neuchatel, Éditions du Griffon [et] Paris, Dunod, 1946, in-8, 201-[6] pp, broché, couverture imprimée de l’éditeur, Première édition, peu courante, du seul ouvrage scientifique publié par le physicien belge qui forme une synthèse de vingt années de recherche en astrophysique et l’aboutissement de dizaines d’articles publiés en revue entre 1925 et 1945. En 1927, Lemaitre, à partir des travaux d’Einstein sur la conceptualisation d’un univers statique (fondé sur la théorie de la relativité générale), proposa, indépendamment des équations posées par Alexandre Friedmann en 1922 et 1924, un modèle cosmologique non-statique. Il entérinait en cela la théorie d’un univers en expansion (idée longtemps refusée par Einstein lui-même). En 1931, lors d’un débat avec Eddington au moment du Centenary Meeting of the British Association for the Advancement of Science qui se tint à Londres, il formula, pour la première fois, une idée qui allait connaitre une grande postérité dans l’histoire de l’astronomie, celle du Big-Bang : "At the origin, all mass of the universe would exist in the form of a unique atom. The radius of the universe, although not strictly zero, being relatively small. The whole universe would be produced by the the desintegration of this primeval atom [L’univers tout entier aurait été produit par la désintégration de cet atome primitif]". L’édition de 1946 est donc la synthèse majeure de l’un des pères de la théorie de l’expansion de l’Univers et du Big-Bang. Étiquette de Dunod contrecollée en pied du titre. Exemplaire coupé. Rares rousseurs, couverture restaurée.
Daguerréotypie. Franches explications sur l'emploi de sa liqueur invariable. Précédées d'une histoire générale abrégée de la photographie

Daguerréotypie. Franches explications sur l’emploi de sa liqueur invariable. Précédées d’une histoire générale abrégée de la photographie

THIERRY (Jean-Pierre) 194-[1] pp. Paris, Lerebours et Secrétan, et Lyon, chez l’auteur, [c. novembre 1847], in-8, 194-[1] pp, broché, couverture bleu pâle imprimée de l’éditeur, Il s’agit la seconde édition des Franches explications du daguerréotypiste Jean-Pierre Thierry, qui décrit les améliorations les plus récentes apportées au procédé de Daguerre. Cette édition fait suite à l’originale de mai 1847, dont elle a conservé la couverture, la page de titre et la table des matières ; elle est augmentée d’un chapitre entier, daté du mois de novembre 1847, consacré au "procédé américain" introduit à Paris par Warren T. Thompson (pp. 179 et suiv). L’ajout de ce chapitre est annoncé par un papillon imprimé et contrecollé sur la première de couverture, masquant l’illustration : "Édition augmentée par l’auteur de la description rigoureuse du procédé dit américain, et de son emploi facile avec sa composition d’iode". Les exemplaires contenant ce chapitre supplémentaires sont les plus rares. L’ouvrage ouvre sur longue préface dédiée à l’histoire de la photographie, suivie de la description des étapes de la réalisation d’un daguerréotype. L’auteur s’emploie, entre autres, à la défense d’un liquide d’iode de sa composition, commercialisé en 1845 sous le nom de "Liqueur Thierry", en réponse à Lerebours et Secrétan, qui la décrivent, certes, comme l’une des meilleures substances accélératrices, mais qui lui reprochent en même temps d’agir trop lentement. Le texte et la couverture sont ornés de quelques gravures sur bois, notamment d’une belle représentation de l’arsenal du daguerréotypiste, dont fait partie, bien entendu, la susdite Liqueur Thierry. Jean-Pierre Thierry fut initié à la photographie en 1841 par son maître et ami Eduard Vaillat? Il exerça à Lyon (6 rue du Bât d’argent), avant de déménager à Paris vers 1855, où il travailla pour la société Mayer et Pierson jusque dans les années 1870. Ses contemporains reconnaissaient en lui un daguerréotypiste de talent. Outre ces Franches explications, il publia une plaquette de 24 pages intitulée Nouveaux e?le?ments de photographie (Paris, Chez les principaux opticiens, 1844). Plusieurs daguerréotypes de lui nous sont parvenus, notamment un portrait présumé du peintre Meissonnier conservé à la Bibliothèque Nationale de France, ainsi qu’une Parade militaire à Athènes (8 janvier 1848), conservée au musée d’Orsay ; notons enfin que quelques-unes de ses oeuvres sont récemment passées sur le marché. Joint : quelques feuilles volantes manuscrites de l’époque, contenant des notes sur le procédé du daguerréotype. Bon exemplaire, non rogné. La couverture est très légèrement passée.
Mélanges photographiques. Complément des Nouvelles instructions sur l'usage du daguerréotype

Mélanges photographiques. Complément des Nouvelles instructions sur l’usage du daguerréotype

CHEVALIER (Charles) [4]-127-[1] pp, 1 pl. depl., Paris, chez l’auteur, 1844, in-8, [4]-127-[1] pp, 1 pl. depl, 4 pp. de catalogue fabricant, broché, couverture imprimée de l’éditeur, Édition originale des Mélanges photographiques, deuxième manuel publié par le constructeur d’instruments optiques Charles Chevalier (1804-1859) : Chevalier fut l’un des premiers à publier des ouvrages sur le procédé de Daguerre. Ici, il relate les dernières améliorations apportées au daguerréotype et s’intéresse de près aux "papiers photogéniques" – calotype et chrysotype -, en particulier aux expériences de Herschel, Tablot et Hunt en Angleterre, ainsi que celles de Bayard en France. L’ouvrage comprend, in fine, un catalogue de prix courant des daguerréotypes ou photographes perfectionnés et construits par Chevalier. Charles Chevalier fait partie d’une importante famille d’ingénieurs-opticiens et constructeurs d’appareils optiques. Très tôt, il prétend faire évoluer la firme familiale grâce aux connaissances qu’il acquiert en fréquentant des savants physiciens tels que Le Baillif. Dans les années 1820, les premiers photographes se rendent auprès de lui pour travailler à la conception et à l’amélioration de leurs chambres obscures ; c’est d’ailleurs par son entremise que Niépce et Daguerre se rencontrèrent. Chevalier entreprend de fabriquer ses propres objectifs photographiques dans les années 1840 ; met au point un objectif double à verres combinés, grâce auquel il obtient la médaille d’or du concours organisé en 1841 par la Société d’Encouragement. La renommée qu’il acquiert fait de lui le fournisseur des premiers daguerréotypistes, Daguerre et Fox Talbot compris. La postérité aura tendance à retenir chez lui l’orgueil et le manque de fair-play commercial. Exemplaire non rogné et qui comporte de nombreuses annotations de l’époque, rédigées à l’encre brune. Couverture fanée, quelques rousseurs claires, accroc au dos.
Costumes
L'hypothèse de l'atome primitif. Essai de cosmogonie

L’hypothèse de l’atome primitif. Essai de cosmogonie

LEMAÎTRE (Georges) 201-[6] pp. Neuchatel, Éditions du Griffon [et] Paris, Dunod, 1946, in-8, 201-[6] pp, broché, couverture imprimée de l’éditeur, Première édition, peu courante, du seul ouvrage scientifique publié par le physicien belge qui forme une synthèse de vingt années de recherche en astrophysique et l’aboutissement de dizaines d’articles publiés en revue entre 1925 et 1945. En 1927, Lemaitre, à partir des travaux d’Einstein sur la conceptualisation d’un univers statique (fondé sur la théorie de la relativité générale), proposa, indépendamment des équations posées par Alexandre Friedmann en 1922 et 1924, un modèle cosmologique non-statique. Il entérinait en cela la théorie d’un univers en expansion (idée longtemps refusée par Einstein lui-même). En 1931, lors d’un débat avec Eddington au moment du Centenary Meeting of the British Association for the Advancement of Science qui se tint à Londres, il formula, pour la première fois, une idée qui allait connaitre une grande postérité dans l’histoire de l’astronomie, celle du Big-Bang : "At the origin, all mass of the universe would exist in the form of a unique atom. The radius of the universe, although not strictly zero, being relatively small. The whole universe would be produced by the the desintegration of this primeval atom [L’univers tout entier aurait été produit par la désintégration de cet atome primitif]". L’édition de 1946 est donc la synthèse majeure de l’un des pères de la théorie de l’expansion de l’Univers et du Big-Bang. Étiquette de Dunod contrecollée en pied du titre. Ex-libris : Michel Toutan. Bon exemplaire, coupé, non annoté.
Trois ouvrages du début du XIXe siècle sur la peste

Trois ouvrages du début du XIXe siècle sur la peste

PESTE - RECUEIL FACTICE ] ASSALINI (Paolo), REICH (Gottfried Christian) 3 titres en 1 vol. , 1800-1801, in-12, 3 titres en 1 vol, demi-basane havane de l’époque, dos lisse et fleuronné, Paolo ASSALINI, Observations sur la maladie appelée peste, le flux dissentrique, l’ophtalmie d’Egypte, et les moyens de s’en préserver. À Paris, chez l’auteur, an IX (1800-1801). XXI-[3]-153-22-[2] pp, reprise pagination de 155 à 166, 3 pl. Les 3 planches dépliantes représentant les bâtiments d’un futur hôpital. Première édition, avec des notions sur la fièvre jaune de Cadix, et les projet et plan d’un hôpital, pour le traitement des maladies épidémiques et contagieuses. Paolo Assalini (1759-1840) relate ici les observations qu’il fit en Egypte et en Syrie, en tant que chirurgien militaire. Un rapport sur l’ouvrage d’Assalini, fait par Alexandre Berthier, est intercalé entre les p.154 et 155. Wellcome II-64. Suivi de deux ouvrages de Gottfried Christian REICH (1769-1848) : – Mémoire sur la peste. Traduit de l’allemand par Jean-Nicolas-Étienne de Bock. Metz, de l’Imprimerie de Behmer, an IX (1801) 105-[1] pp. – De la fièvre en général ; de la rage, de la fievre et de la peste. Traduit de l’allemand par Jean-Nicolas Étienne de Bock. Metz, de l’Imprimerie de Behmer, an IX (1800). 86 pp. Cachet de l’Institut catholique de Paris et étiquette ex-dono de la bibliothèque des Liouville. Dos usagé. Bon état intérieur en dépit de quelques rousseurs claires.
Nuove esperienze ed osservazioni sul modo di ottenere dal pepe nero il peperino e l'olio acre e su l'azione febbrifuga di queste sostanze

Nuove esperienze ed osservazioni sul modo di ottenere dal pepe nero il peperino e l’olio acre e su l’azione febbrifuga di queste sostanze

POIVRE NOIR] MELI (Cavaliere Domenico) front., IV pp., pp. 3 à 136 Milan, Giuseppe Destefanis, 1823, in-8, front, IV pp, pp. 3 à 136, broché, couverture d’attente ocre moderne, titre manuscrit au dos, Une jolie planche en taille-douce, représentant une branche de poivrier piper nigrum. Édition originale de ces "Nouvelles expériences et observations sur la manière d’extraire du poivre noir le piperin et une huile acre et sur l’action fébrifuge de ces substances". Domenico Meli, docteur en philosophie, médecine et chirurgie, et professeur d’obstétrique et chirurgien à Ravenne, divise cette brochure en deux parties distinctes, l’une sur la chimie du poivre noir, l’autre sur ses aspects médicaux : L’auteur fait état des découvertes des chimistes Oerstaedt, Pelletier et Poutet sur le principe alcalin du poivre noir. Il décrit les procédés qu’ils ont suivis afin d’extraire du poivre noir une base sali-fiable, qu’ils nommèrent le piperin, et indique les nouveaux procédés chimiques du comte Paoli à ce sujet. Dans la seconde partie il se livre à de nombreuses recherches sur l’usage du poivre en médecine à travers l’histoire. Il souligne en particulier le recours au poivre pour son action fébrifuge. Il ne reconnaît pas les mêmes avantages à un autre principe huileux très acre qu’on sépare également dans la préparation chimique du piperin, et dont la propriété fébrifuge lui semble inférieure. Rare : 6 exemplaires seulement sont recensés par le World Cat. L’ouvrage est paru tel quel, sans feuillet de faux-titre et avec une pagination qui commence à 3, à la suite du titre et de la dédicace. Quelques rousseurs.
Traduction d'une analyse par le célèbre Goethe

Traduction d’une analyse par le célèbre Goethe, publiée en Allemagne au sujet d’un ouvrage français ayant pour titre Principes de philosophie zoologique. [Suivi de] Mémoire sur la théorie physiologique désignée sous le nom de Vitalisme

GEOFFROY SAINT-HILAIRE (Étienne), GOETHE (Johann Wolfgang von) 2 tirés à part en 1 volume, , 1830-1831, in-8, 2 tirés à part en 1 volume, 15-14 pages, broché, couverture d’attente muette bleu pâle de l’épque, Deux rares tirés à part d’articles essentiels pour comprendre la pensée du naturaliste français Geoffroy Saint-Hilaire (1772-1844), entre sa doctrine de l’unité de composition des animaux et son opposition aux théories vitalistes. 1? Le premier est la traduction de l’article élogieux de Goethe à son endroit : GOETHE, Traduction d’une analyse (.) au sujet d’un ouvrage français ayant pour titre Principes de philosophie zoologique [par Geoffroy Saint-Hilaire]. Extrait de la Revue médicale et étrangère, cahier de décembre 1830. Il s’agit du tiré à part de la première parution française du commentaire de Goethe sur les Principes de philosophie zoologique (Paris, Pichon, 1830), qui recueillaient les réponses faites à Cuvier par Geoffroy Saint-Hilaire dans la fameuse discussion académique de 1830. Le patriarche de la littérature allemande s’est en effet étroitement mêlé de cette célèbre controverse française qui a animé l’Académie des sciences, connue sous le nom de "Querelle des analogues", et qui avait pour objet l’unité de plan et de composition des êtres vivants ; il la considérait, ni plus ni moins, comme le grand évènement de l’année. Goethe, qui démontre, une fois de plus, son ambition scientifique, prend très clairement position pour le premier des deux naturalistes ; son intérêt pour les sciences, mâtiné de pensées panthéistes trouve en effet, "dans la tendance unifiante de Geoffroy, à la fois un aliment et un appui" (Piveteau). Il en profite également pour régler ses comptes avec Cuvier, qui avait prononcé lors d’une séance de l’Académie (5 avril 1830) des propos qui semblent avoir froissé le grand auteur : "Je sais bien que pour certains esprits, il y a derrière cette théorie des analogues, au moins confusément, une autre théorie fort ancienne réfutée de puis longtemps, mais que quelques allemands ont reproduite au profit du système panthéiste appelée philosophie de la nature" ; ce à quoi Goethe rétorque (p. 15) : "Il ne faudrait rien moins que l’étendue de tout un volume in-8 pour commenter cette seule phrase, pour en exposer distinctement le sens et pour mettre en évidence la pieuse innocence des philosophes allemands". L’analyse de Goethe a paru en allemand dans les Jahrbücher für wissenschafltiche Kritik (septembre 1830, n° 52 et 53). Elle a été immédiatement traduite dans plusieurs périodiques français ; la Revue médicale française et étrangère (cahier de décembre 1830) le publie pour la première fois, suivie par les Annales des sciences naturelles (XXII, 179, 1831). Quelques semaine avant sa mort, Goethe consacrera un second article à ce débat : il s’agit de son tout dernier écrit. 2? Le second est la première partie d’une réflexion de Geoffroy sur le "vitalisme" : GEOFFROY SAINT-HILAIRE, Mémoire sur la théorie physiologiste désignée sous le nom de vitalisme. Extrait n° 2 du t. II de la Gazette médicale de Paris (1831). L’auteur proclame ici un matérialisme intransigeant, en affirmant que les lois qui s’appliquent à la matière vivante sont celle de la chimie. Il compare les corps vivants aux corps bruts, et démontre la fragilité de la doctrine des vitalistes, qui définissaient être vivant comme une matière animée d’un principe ou force vitale, qui ne suivrait pas les lois de la matière (Isidore Geoffroy Saint-Hilaire, p. 454). Anciens cachet rouges, non lisibles, en quatrième de couverture. Rousseurs sur la première pièce. Sinon, agréable exemplaire, à toutes marges. Jean Piveteau, "Le débat entre Cuvier et Geoffroy Saint-Hilaire sur l’unité de plan et de composition". In: Revue d’histoire des sciences et de leurs applications, tome 3, n° 4, 1950. pp. 343-363. Isidore Geoffroy Saint-Hilaire. Vie, travaux et doctrine scientifique d’Étienne Geoffroy Saint-Hilaire. Paris,
Dissertation sur l'enchaînement des êtres

Dissertation sur l’enchaînement des êtres, lue en la séance publique du collège des Philalèthes de Lille, du 19 mai 1877, par M. le chevalier Aubert de Boumois

DU PETIT THOUARS (Louis-Marie AUBERT, dit chevalier AUBERT DE BOUMOIS) plaquette, 41 pp. À Lille, de l’Imprimerie de Léonard Daniel, (1788), in-8, plaquette, 41 pp, broché, couverture factice de papier kraft moderne, Très rare dissertation rapportant les réflexions d’histoire naturelle du botaniste et explorateur Louis-Marie Aubert Du Petit Thouars (1756-1831), frère du capitaine Aristide Aubert du Petit-Thouars. Elle a paru quelques années avant qu’il n’embarque pour sa mission hasardeuse au secours de La Pérouse (il tenta en vain de retrouver son frère à l’Île de France et se retrouva seul avec des ressources limitées), et avant qu’il ne soit nommé directeur de la Pépinière du Roule (en 1806). Cette plaquette a été publiée à 120 exemplaires seulement (Quérard), sous le nom du chevalier Aubert ; le botaniste en avait fait lecture devant le Collège des Philalèthes ("amis de la vérité") de Lille, société savante fondée en 1785 par plusieurs maçons des loges "la Modeste" et "les Amis réunis". Du Petit Thouars signe ici l’un de ses premiers ouvrages, qu’il achève sur un éloge à Buffon, tout juste décédé. Il sera republié dans ses Mélanges de botanique et de voyage (1809). Exemplaire à toutes marges. Large mouillure claire en bordure des feuillets. Quérard I, 111. Pritzel 2527.
Traité de géométrie pratique

Traité de géométrie pratique

MANUSCRIT] BLANC (J. J.) non paginé (600 pages , (1832), , non paginé (600 pages environ), planches repliées, demi-basane à coins de l’époque, dos lisse, une pièce de titre en basane verte et une autre, en long, manuscrite sur papier, Beau traité manuscrit de géométrie appliquée à l’arpentage et à la topographie, oeuvre d’un mathématicien, J.-J. Blanc, dont le nom apparait sur la pièce de titre papier contrecollée au dos. L’ouvrage, soigneusement rédigé à l’encre brune, est daté au dernier feuillet de 1832. Il est illustré de nombreuses figures réalisées à la plume et à l’aquarelle – figures géométriques, plans, profils de nivellement, exemples de mesure et autres – dans le texte et sur plusieurs planches repliées, collées en bordures des feuillets de texte. Ce bon manuel, qui n’a jamais été publié, contient les notions essentielles qui peuvent être utiles aux employés des ponts et chaussées, aux agents voyers ou encore aux géomètres du cadastre, mais pas uniquement ; en effet, il aurait pu s’avérer utile aux élèves des écoles normales primaires, qui, avec la loi de Guizot sur l’instruction primaire, allaient être tenus d’enseigner la géométrie pratique, en plus de la géométrie théorique. Dans cette optique, l’auteur du manuscrit a donné un nombre important de problèmes – avec leurs solutions – ainsi que plusieurs exemples pratiques. Le traité ouvre sur des notions de géométrie générale : les lignes, les superficies, les cercles et ellipses, les constructions et transformations, les échanges et partages, etc. Suivent les applications sur le terrain (partages des possessions champêtres, levée des plans à la chaîne ou à l’équerre), avec des explications pour l’usage du graphomètre, de la boussole et de la planchette d’arpenteur. L’ouvrage se poursuit sur méthode pratique à l’usage du géomètre-expert : formation et rédaction du cadastre d’une commune, considérations sur le bornage, opération de nivellement, mesures diverses des propriétés bâties. In fine est reproduit un "Traité du jaujage [sic] par Dupuis, professeur de mathématiques", touchant à la stéréométrie. Les toutes dernières pages contiennent quelques conseils pour le dessin ; les différentes manières de copier et de réduire un plan, notamment à l’aide du pantographe, et les indications pour faire figurer différentes espèces d’arbres sur un plan topographique. C’est sur ce dernier feuillet qu’apparait la date de 1832. Beau manuscrit dont la rédaction est à replacer dans le contexte de la réforme de l’enseignement des mathématiques sous la Monarchie de Juillet. La reliure est épidermée et frottée, avec manques de papier ; au demeurant, elle est de bonne tenue.
Introduction à la géographie avec une description historique sur touttes les parties de la terre

Introduction à la géographie avec une description historique sur touttes les parties de la terre

ATLAS] FER (Nicolas de) [1] feuillet, 197-[9] pages, À Paris, chez Desbois, 1754, in-4, [1] feuillet, 197-[9] pages, 19 planches depliantes, basane marbrée de l’époque, dos à nerfs et fleuronné, pièce de titre rouge, Rare quatrième édition de ce célèbre petit ouvrage de géographie générale, et troisième édition intégralement gravée, tant pour l’illustration que pour le texte : elle comporte de nombreuses planches supplémentaires, dont un portrait de l’auteur placé au verso du titre. L’Introduction à la géographie parut pour la première fois à compte d’auteur en 1708 : elle était alors imprimée typographiquement et ne comportait pas de carte. En 1716-1717 fut publiée la seconde édition, avec le texte gravé et une illustration composée de six planches (sphères, mappemonde, cartes) : sa composition nécessita vingt-six planches sur cuivre, qui échurent, à la mort de l’auteur, à ses trois gendres, parmi lesquels le papetier Guillaume Danet. Ce dernier fit retirer l’ouvrage en ajoutant seulement son nom au titre, sans même changer la mention de "Seconde édition". Selon Pastoureau, il s’agit de la dernière édition ; le bibliographe ne connait donc la nôtre, donnée par Nicolas Desbois, gendre de Danet, enrichie de nombreuses cartes gravées d’après Nicolas de Fer, la plupart portant la date de 1754, ainsi que d’un portrait de l’auteur. Desbois a modifié le cuivre du titre pour faire apparaitre son nom, la date de 1754 – qui figure à la fois en chiffres romains et en chiffres arabes – ainsi que la mention de "quatrième édition". Les cuivres sont ici un peu fatigués et l’encrage du texte s’en trouve affaibli. Reliure fortement usagée. Pastoureau, Fer XI. (pour la seconde et troisième éditions).